LOGINIl se tut aussitôt et s’éclipsa vers elle comme un chiot. Il lui murmura quelque chose, puis embrassa doucement son cou. Elle se détendit immédiatement.Leur relation était… fascinante. Il aurait pu être son père, et pourtant il lui obéissait au doigt et à l’œil. Et elle, qui aurait pu être sa fille, le protégeait avec une douceur presque maternelle. Un couple étrange, mais visiblement indestructible.Pendant le repas, je restai silencieux. Je l’observais, elle. Avery. Elle faisait tourner sa fourchette dans l’assiette sans manger. Le regard ailleurs. Elle avait l’air… vide. C’était devenu une habitude, maintenant ? De s’affamer ? Ça m’irritait profondément.Kiria parlait de la journée de demain avec un enthousiasme presque naïf. Elle, au moins, avait gardé la foi malgré tout
Et ça m’agaçait. Juste un peu. Ou peut-être plus que je ne voulais l’admettre. Je ne savais pas si c’était de la jalousie ou un sentiment plus flou, plus sale, quelque part entre la frustration et le déséquilibre. Elle paraissait si… en paix. Si calme, dans sa bulle. Comme si elle n’avait jamais fui, jamais disparu. Comme si de rien n’était.Mon téléphone vibra, encore une fois. D m’appelait pour la énième fois de la journée. Je l’ignorai. Il allait devoir apprendre la patience, un jour ou l’autre. Avery, elle, somnolait. Je le voyais à ses paupières lourdes qui se fermaient puis se rouvraient dans un sursaut. Elle n’avait pas fermé l’œil de la journée. Elle s’accrochait à Miran comme si le fait de cligner des yeux allait la priver de lui pour toujours.— Donne-le-moi, dis-
Il avait pris une voix douce, presque méconnaissable. Je souriais malgré moi. Voir ce mec que les services secrets redoutaient trembler devant les larmes d’une fille d’à peine un an, c’était… jouissif. — Je crois que j’appelle au mauvais moment, dis-je. — Toute la journée sera le mauvais moment, de toute façon. Et crois-moi, tu vas devoir finir TOUT ce qu’il y aura sur la table. Il est hors de question que ma reine passe des heures en cuisine pour que tu fasses ta fine bouche. — Justement… à propos de ça… — QUOI ? aboya-t-il. — Avery est à la maison. Un silence brutal. — Comment ça ? Tu l’as laissée chez toi ? Et Miran ? — Elle a débarqué hier. On n’a pas encore vraiment parlé… Bref. C’est un peu la merde. — Débrouille-toi avec ta merde. Toi et elle, je vous veux à Milan, 18 Viale Berengario, à deux pas de CityLife. Et fais gaffe, enfoiré. Il faut y aller doucement avec elle. Il raccrocha avant même que je puisse répliquer. Classique
Le rire de Miran me sortit de nouveau de mes pensées, et quand je posai mon regard sur lui, je le vis rire tout en tendant les mains vers l’entrée de la cuisine. Il tendait les mains vers sa mère. Elle était appuyée contre le mur, regardant son fils les larmes aux yeux, n’osant pas approcher. Vu comment ses yeux étaient bouffis, je mettrais ma main à couper qu’elle a pleuré toute la nuit. Et je n’aimais pas le fait que cette information ne me laisse pas indifférent. Elle paraissait si vulnérable et si fragile.De plus, elle avait l’air d’avoir perdu des kilos. Sa peau était pâle. Je suppose qu’à l’hôpital, elle ne pouvait pas faire tous ces soins de visage qu’elle faisait tout le temps. Ou alors, son nouvel amant ne prend pas bien soin d’elle comme il se doit. Je sais que durant tout le mois, il ne l’a pas lâch
— Ne fais pas ça, dis-je alors que ma voix se brisait sur le dernier mot. J’avais mal et je me sentais submergée par tout ça. Je me sentais mal. J’allais craquer. J’allais vraiment craquer.— Il se fait tard. On n’aurait pas dû parler de tout ça ce soir. La journée a sans doute été longue pour nous deux, dit-il calmement. Tu retournes chez ton amant ou tu passes la nuit…— Ce n’est pas mon amant. C’est mon médecin. Je suis sortie de l’hôpital il y a quelques heures.— Si tu le dis. Tu peux prendre la chambre au bout du couloir pour passer la nuit. J’y ai mis tous tes effets. Demain matin, on tirera les conclusions qu’il y a à tirer, et chacun reprendra sa route. Sans drame, ni crise de larmes.Et sans me laisser en placer une, il partit. Me laissant seule dans ce salon qui m’était désor
Je crus presque sentir le ciel se dérober sous mes pieds. Je me sentis d’un coup beaucoup trop lourde, et si je n’avais pas été assise, je serais sans doute tombée. Je savais que j’avais de la valeur à ses yeux, que je comptais pour lui, mais je ne savais pas qu’il m’aimait, putain. Et je me sentis à la fois heureuse et triste. Heureuse parce que j’avais un jour eu une telle place dans son cœur et triste parce qu’il l’avait conjugué au passé.— Tu… tu m’aimais ?, demandai-je dans l’espoir qu’il corrige sa phrase au présent.— Tu vas dire que tu ne le savais pas ? Je ne te l’ai pas suffisamment montré ? Je voulais faire de toi ma femme. J’ai passé toute une journée de merde à préparer une demande en mariage romantique à la con pour te demander d’être ma puta
Je ne répondis rien trop concentrer à me retenir pour ne pas pousser mon bassin vers lui afin qu’il me pénètre, je savais que ça risquait d’être douloureux pour une première fois, mais je n’étais plus vierge, ses doigts s’en étaient chargés. Il se positionna enfin à mon entrée et se mis à pousser l
Etait-ce des vrais ?, me demandais-je, mais je n’osai pas poser la question. Le contact entre sa peau et le lobe de mes oreilles me fit frissonner et je fermai les yeux. J’imaginais sa langue, juste là à cet endroit et ça m’excita comme pas possible, j’étais tellement mouillée que j’avais l’impress
Je vais accéder à ta requête même en dehors des quatre murs, tant qu’on est que tous les deux, je suis ton dominant et ton patron. Mais toi par contre, tu ne devras laisser aucun homme te toucher vingt-quatre heures avant que je ne te touche. Je n’aurais pas besoin de te dire ou après, car je sais
- Tu comptes entrer ? demanda-t-il, je n’osai pas relever le regard vers lui, maintenant ma tête baissée. J’avais honte de l’avoir dévisagé ainsi, et surtout, j'avais honte de m’être fait prendre.- Pardon monsieur. Dis-je en avançant vers l’intérieur avec ma valise. Quand je fus à l’intérieur la p







