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2.28

Author: lala
last update publish date: 2026-04-22 21:47:11

Et ça m’agaçait. Juste un peu. Ou peut-être plus que je ne voulais l’admettre. Je ne savais pas si c’était de la jalousie ou un sentiment plus flou, plus sale, quelque part entre la frustration et le déséquilibre. Elle paraissait si… en paix. Si calme, dans sa bulle. Comme si elle n’avait jamais fui, jamais disparu. Comme si de rien n’était.

Mon téléphone vibra, encore une fois. D m’a
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  • UN AMOUR MAUDIT   2.29

    Il se tut aussitôt et s’éclipsa vers elle comme un chiot. Il lui murmura quelque chose, puis embrassa doucement son cou. Elle se détendit immédiatement.Leur relation était… fascinante. Il aurait pu être son père, et pourtant il lui obéissait au doigt et à l’œil. Et elle, qui aurait pu être sa fille, le protégeait avec une douceur presque maternelle. Un couple étrange, mais visiblement indestructible.Pendant le repas, je restai silencieux. Je l’observais, elle. Avery. Elle faisait tourner sa fourchette dans l’assiette sans manger. Le regard ailleurs. Elle avait l’air… vide. C’était devenu une habitude, maintenant ? De s’affamer ? Ça m’irritait profondément.Kiria parlait de la journée de demain avec un enthousiasme presque naïf. Elle, au moins, avait gardé la foi malgré tout

  • UN AMOUR MAUDIT   2.28

    Et ça m’agaçait. Juste un peu. Ou peut-être plus que je ne voulais l’admettre. Je ne savais pas si c’était de la jalousie ou un sentiment plus flou, plus sale, quelque part entre la frustration et le déséquilibre. Elle paraissait si… en paix. Si calme, dans sa bulle. Comme si elle n’avait jamais fui, jamais disparu. Comme si de rien n’était.Mon téléphone vibra, encore une fois. D m’appelait pour la énième fois de la journée. Je l’ignorai. Il allait devoir apprendre la patience, un jour ou l’autre. Avery, elle, somnolait. Je le voyais à ses paupières lourdes qui se fermaient puis se rouvraient dans un sursaut. Elle n’avait pas fermé l’œil de la journée. Elle s’accrochait à Miran comme si le fait de cligner des yeux allait la priver de lui pour toujours.— Donne-le-moi, dis-

  • UN AMOUR MAUDIT   2.27

    Il avait pris une voix douce, presque méconnaissable. Je souriais malgré moi. Voir ce mec que les services secrets redoutaient trembler devant les larmes d’une fille d’à peine un an, c’était… jouissif. — Je crois que j’appelle au mauvais moment, dis-je. — Toute la journée sera le mauvais moment, de toute façon. Et crois-moi, tu vas devoir finir TOUT ce qu’il y aura sur la table. Il est hors de question que ma reine passe des heures en cuisine pour que tu fasses ta fine bouche. — Justement… à propos de ça… — QUOI ? aboya-t-il. — Avery est à la maison. Un silence brutal. — Comment ça ? Tu l’as laissée chez toi ? Et Miran ? — Elle a débarqué hier. On n’a pas encore vraiment parlé… Bref. C’est un peu la merde. — Débrouille-toi avec ta merde. Toi et elle, je vous veux à Milan, 18 Viale Berengario, à deux pas de CityLife. Et fais gaffe, enfoiré. Il faut y aller doucement avec elle. Il raccrocha avant même que je puisse répliquer. Classique

  • UN AMOUR MAUDIT   2.26

    Le rire de Miran me sortit de nouveau de mes pensées, et quand je posai mon regard sur lui, je le vis rire tout en tendant les mains vers l’entrée de la cuisine. Il tendait les mains vers sa mère. Elle était appuyée contre le mur, regardant son fils les larmes aux yeux, n’osant pas approcher. Vu comment ses yeux étaient bouffis, je mettrais ma main à couper qu’elle a pleuré toute la nuit. Et je n’aimais pas le fait que cette information ne me laisse pas indifférent. Elle paraissait si vulnérable et si fragile.De plus, elle avait l’air d’avoir perdu des kilos. Sa peau était pâle. Je suppose qu’à l’hôpital, elle ne pouvait pas faire tous ces soins de visage qu’elle faisait tout le temps. Ou alors, son nouvel amant ne prend pas bien soin d’elle comme il se doit. Je sais que durant tout le mois, il ne l’a pas lâch

  • UN AMOUR MAUDIT   2.25

    — Ne fais pas ça, dis-je alors que ma voix se brisait sur le dernier mot. J’avais mal et je me sentais submergée par tout ça. Je me sentais mal. J’allais craquer. J’allais vraiment craquer.— Il se fait tard. On n’aurait pas dû parler de tout ça ce soir. La journée a sans doute été longue pour nous deux, dit-il calmement. Tu retournes chez ton amant ou tu passes la nuit…— Ce n’est pas mon amant. C’est mon médecin. Je suis sortie de l’hôpital il y a quelques heures.— Si tu le dis. Tu peux prendre la chambre au bout du couloir pour passer la nuit. J’y ai mis tous tes effets. Demain matin, on tirera les conclusions qu’il y a à tirer, et chacun reprendra sa route. Sans drame, ni crise de larmes.Et sans me laisser en placer une, il partit. Me laissant seule dans ce salon qui m’était désor

  • UN AMOUR MAUDIT   2.24

    Je crus presque sentir le ciel se dérober sous mes pieds. Je me sentis d’un coup beaucoup trop lourde, et si je n’avais pas été assise, je serais sans doute tombée. Je savais que j’avais de la valeur à ses yeux, que je comptais pour lui, mais je ne savais pas qu’il m’aimait, putain. Et je me sentis à la fois heureuse et triste. Heureuse parce que j’avais un jour eu une telle place dans son cœur et triste parce qu’il l’avait conjugué au passé.— Tu… tu m’aimais ?, demandai-je dans l’espoir qu’il corrige sa phrase au présent.— Tu vas dire que tu ne le savais pas ? Je ne te l’ai pas suffisamment montré ? Je voulais faire de toi ma femme. J’ai passé toute une journée de merde à préparer une demande en mariage romantique à la con pour te demander d’être ma puta

  • UN AMOUR MAUDIT   1.86

    - Je bois parfois le lait au goulot. Dis-je d’une petite voix.- Je t’embrasse le matin au réveil avec ton haleine de chacal. - Hé, dis-je en donnant une tape sur son torse.- Donc le fait que tu boives le lait au goulot m’ai égal, continua-t-il en passant son pouce sur ma joue. Je pleurais ?, en p

  • UN AMOUR MAUDIT   1.85

    Je savais bien qu’un jour, elle allait se marier et aller habiter avec son mari et tout le tralala, mais je ne savais pas que ça allait se passer dans ses conditions. J’essayai d’appeler et comme je m’y attendais ça tomba sur la messagerie, j’essayais encore et encore, connaissant parfaitement le r

  • UN AMOUR MAUDIT   1.84

    - Oh mon Dieu Steven !, entendis-je c’était la voix de Nesla et pour la millième fois en quelques minutes mon cœur fit un gros boom quand je l’aperçus à l’entrée du Parking, elle courait vers nous vêtus d’une robette blanche ses cheveux bouclés étaient au vent et tressautait à chaque pas qu’elle fa

  • UN AMOUR MAUDIT   1.83

    - Il ne me fera jamais rien de mal, il n’est pas dangereux pour moi- Tu as l’air vraiment convaincu. Je n’ai rien contre toi Avery, tu devrais le savoir, car je t’ai assez apprécié pour t’ouvrir les portes de ma maison et même pour te laisser trainer avec ma fille. Mais là cet homme-là, je ne veux

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