공유

Chapitre 20

last update 게시일: 2026-05-24 03:13:29

CHAPITRE 20

LE POINT DE VUE DE LINA

La bibliothèque.

Le livre que je n'avais pas fini l'autre jour — pas le Stendhal, l'autre, celui que j'avais failli atteindre depuis la chaise avant de tomber. Je ne savais toujours pas son titre complet. Les Âmes— quelque chose. Cette curiosité tenace qui ne lâchait pas.

Ma cheville allait mieux. Pas parfaitement — encore cette douleur sourde au premier pas, cette raideur du matin qui demandait quelques minutes pour s'assouplir. Mais mieux. Je boitais légère
이 작품을 무료로 읽으실 수 있습니다
QR 코드를 스캔하여 앱을 다운로드하세요
잠긴 챕터

최신 챕터

  • UNE VIERGE À VENDRE    Chapitre 23

    CHAPITRE 23LE POINT DE VUE DE LINA — Il était avec moi.Katia dit ça simplement.Comme on pose une carte sur une table.Je la regardai.Elle me regardait.— Hier soir, précisa-t-elle. Adriano était avec moi. Toute la nuit.Un silence.Elle attendait.Cette attente — visible, calculée, cette façon de guetter sur mon visage la crispation, la blessure, n'importe quel signal qui lui dirait qu'elle avait touché quelque chose.Je bus une gorgée de champagne.— Bravo, dis-je.Elle cilla.— J'espère qu'il baise bien pour que tu viennes me le raconter.Sa bouche s'ouvrit légèrement.— Et j'espère que tu as eu un bel orgasme en plus de ça.Le silence qui suivit dura exactement le temps qu'il lui fallut pour récupérer.— Je te raconte ça pour que tu enlèves tes yeux de mon homme.— Ton homme.Je la regardai.— Je ne suis pas intéressée par lui. Tu peux garder tes parties de jambes en l'air pour toi, ça me pose aucun problème.Ses yeux se durcirent.Cette façade — lisse, calculée, cette femme h

  • UNE VIERGE À VENDRE    Chapitre 22

    CHAPITRE 22LE POINT DE VUE D'ADRIANOVingt heures douze.Je regardai ma montre pour la quatrième fois en autant de minutes. Le cadran de la Rolex — ce cercle parfait, ces chiffres précis — me renvoya la même information que les trois fois précédentes.En retard.Je n'étais jamais en retard.Dans ma vie entière, je n'avais pas le souvenir d'avoir attendu quelqu'un au bas d'un escalier en regardant ma montre comme un homme qui ne contrôle plus rien.Je desserrai légèrement ma cravate.La reserrai.Marco, posté près de la porte d'entrée, regardait ailleurs avec cette discrétion professionnelle qui signifiait qu'il voyait très bien ce qui se passait et qu'il avait décidé de ne pas exister pendant les prochaines minutes.Sage décision.— Elle descend, dit Giulia depuis le couloir.Je relevai les yeux vers l'escalier.Elle apparut en haut des marches.Et quelque chose — quelque chose que je ne cherchai pas à nommer dans l'instant — s'immobilisa quelque part dans ma poitrine.La robe.Galia

  • UNE VIERGE À VENDRE    Chapitre 21

    CHAPITRE 21LE POINT DE VUE DE LINAL'homme au sol leva les mains.Son visage — la joue déjà rougie, les yeux maintenant beaucoup plus lucides, cette sobriété brutale qui arrive quand on comprend soudainement que la situation est réelle et grave.— Lâche-là imbécile.La voix d'Adriano.Basse. Cette voix qui n'avait pas besoin de monter.— Adriano—— Ferme-la.Le silence dans le salon était total. Les autres hommes ne bougeaient plus. Personne ne bougeait plus.Je regardai l'arme.Le canon pointé.La main d'Adriano — absolument immobile. Pas un tremblement. Cette stabilité qui était pire que tout le reste, qui disait que ce n'était pas une posture, pas une démonstration.Il était vraiment prêt.— Adriano, dis-je.Ma voix sortit plus petite que prévu.Il ne se retourna pas vers moi.— Tu vas bien ?— Oui.— Ton poignet.— Ça va.— Ton poignet, répéta-t-il.— Ça va, je te dis.Un silence.L'arme ne bougea pas.Le neveu au sol — ce garçon qui deux minutes avant faisait des blagues sur le

  • UNE VIERGE À VENDRE    Chapitre 20

    CHAPITRE 20LE POINT DE VUE DE LINALa bibliothèque.Le livre que je n'avais pas fini l'autre jour — pas le Stendhal, l'autre, celui que j'avais failli atteindre depuis la chaise avant de tomber. Je ne savais toujours pas son titre complet. Les Âmes— quelque chose. Cette curiosité tenace qui ne lâchait pas.Ma cheville allait mieux. Pas parfaitement — encore cette douleur sourde au premier pas, cette raideur du matin qui demandait quelques minutes pour s'assouplir. Mais mieux. Je boitais légèrement. Je pouvais marcher seule.Je descendis l'escalier en m'appuyant légèrement à la rampe.La maison était silencieuse.Pas complètement — il y avait ces petits bruits de fond qu'une grande maison produit toujours, ces craquements, ces souffles du système de ventilation, le bruit lointain de la cuisine où Giulia commençait probablement sa matinée. Mais silencieuse dans le sens où personne ne parlait. Personne ne se déplaçait dans les couloirs.Je me dirigeai vers la bibliothèque.Troisième por

  • UNE VIERGE À VENDRE    Chapitre 19

    CHAPITRE 19LE POINT DE VUE DE D'ADRIANOLe silence qui suivit notre premier orgasme n'était pas paisible. Il était lourd, chargé des non-dits qui hantaient cet appartement. Katia était contre moi, sa respiration lente et régulière contre ma poitrine, sa main posée nonchalamment sur mon ventre. Sa chaleur était une drogue, un réconfort dangereux. Et c'est précisément ce confort qui fit basculer quelque chose en moi. L'image de Morozov à l'hôpital, son sourire de prédateur, ses mots sur Katia, me revinrent en boucle. Cette femme dans mes bras, elle n'était pas seulement Katia. Elle était la fille de mon ennemi juré. La faille dans mon armure. Et en même temps, l'arme la plus tranchante que je puisse jamais brandir contre lui.Ma main, qui caressait doucement son dos, se crispa. Mes doigts se plantèrent légèrement dans sa peau. Elle soupira, un son de surprise et de plaisir confondus. Je la sentis frémir contre moi. Le tendre après-amour s'évapora, remplacé par une faim plus sombre, plu

  • UNE VIERGE À VENDRE    Chapitre 18

    CHAPITRE 18LE POINT DE VUE D'ADRIANOJe rentrai à la villa à vingt heures.Giulia avait laissé de la nourriture dans la cuisine — cette habitude qu'elle avait, couvrir les plats, laisser un mot sur le comptoir avec les instructions de réchauffage, comme si j'avais besoin qu'on m'explique comment utiliser un four. Je soulevai le couvercle d'une casserole. Je le reposai sans manger.Je montai dans ma chambre.Je me changeai.Pantalon sombre. Chemise noire. Pas de veste. Dehors la nuit était déjà là complètement — cette obscurité de mai qui n'attendait plus pour s'installer.Je pris mes clés.Et je repartis.L'appartement était dans le seizième.Pas au nom de Katia — au nom d'une société écran qui n'existait que sur le papier, dans un immeuble haussmannien dont le gardien avait appris depuis longtemps à ne pas regarder les allées et venues de certains occupants. Troisième étage. Porte en bois sombre. Une clé que j'avais depuis deux ans.Je sonnai quand même.Vieille habitude. On sonne a

더보기
좋은 소설을 무료로 찾아 읽어보세요
GoodNovel 앱에서 수많은 인기 소설을 무료로 즐기세요! 마음에 드는 작품을 다운로드하고, 언제 어디서나 편하게 읽을 수 있습니다
앱에서 작품을 무료로 읽어보세요
앱에서 읽으려면 QR 코드를 스캔하세요.
DMCA.com Protection Status