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Zoéline
Comme le veut la tradition dans la meute du clair de Lune. La veille de notre 16e anniversaire. Nous devons nous purifier à travers une cérémonie, une sorte de bain de minuit qui nous purifierait pour notre première transformation en loup. Comme chaque loups garous, Depuis. Que je suis petite, j'attends patiemment ma rencontre avec mon loup, mais déjà à cette époque, je voyais bien que j'étais différente des autres. Avec mes cheveux auburn et mes yeux violets. Alors que tous mes amis et même ma famille étaient bruns, aux yeux bleus, marron, gris ou encore vert. Bref, aucune autre personne dans notre meute, ne me ressemblait physiquement et quand je dis physiquement cela comprenait aussi ma silhouette. J'étais plus chétive que les autres. Et j'avais beau m'entraîner je ne prenais aucune masse musculaire. En gros j'étais la petite fragile de la meute alors que je suis la fille de l'Alpha. Mon frère plus petit que moi de 4 ans m'avait déjà dépassé en taille, en masse musculaire, en rapidité, en tout ce qui faisait les caractéristiques des loups-garous. C'était le beau gosse de la famille et même de la meute : brun, yeux bleus, fort, brave, endurant. Toujours de bonne volonté, courageux et une intelligence intellectuelle et émotionnelle. Tous d’un future Alpha. Quand mon père viendrait à laisser sa place d'Alpha, ce serait mon frère qui devrait reprendre le rôle. Alors que je suis l'aînée, donc je devrais devenir l'alpha car notre meute est plutôt moderne. Il n'est aucunement dérangeant qu'une femme soit l'Alpha d'une meute. Mais en se basant sur mes capacités actuelles je ne serais absolument pas légitime de prendre cette place. Heureusement ce n'est pas d'ici demain que mon père quittera son poste d'Alpha. Mon frère et moi, avons encore du temps pour nous préparer à son remplacement. - Zoéline ! Dépêche-toi de rejoindre Harper et Mme Lee, elles t'attendent pour t'accompagner à la cérémonie de purification. Cris mon frère, Chris, depuis le rez-de-chaussée. - 1 minute j'arrive, je termine de me maquiller. Lui répond-je en me pressant de terminer. La cérémonie se déroula, sans encombre sans problèmes. Elle était pieuse, ça m’a fait un grand bien fou pour enlever mon stress de la transformation. Je n'étais pas la seule protagoniste de la cérémonie, Sonia et Phil, les jumeaux de notre bêta et surtout de bons amis depuis mon enfance avaient leur cérémonie aussi en même temps que moi. Eux cependant étaient plus excités que stressés.Le lendemain se déroula comme d'habitude. J'ai assisté à mes cours. Puis en rentrant j'ai fait mes devoirs. Et enfin je me suis relaxé en allant lire mon livre du moment dans la bibliothèque de la maison de la meute.
Arrivé à l'heure du dîner, Papa et Chris étaient déjà à table quand je suis enfin descendu pour les rejoindre. Comme d'habitude, nous avons échangé sur notre journée, Rigoler sur les souvenirs. Et tout à coup. Je me suis senti stressé car j'ai vu l'heure arrivée. En effet en levant la tête, j'ai vu que l'horloge affichait 21h. Papa ayant vu l'inquiétude sur mon visage, suivi du regard mes yeux qui se posaient sur l'horloge. À son tour, il eut un petit sursaut. Mais tout de suite il dit ces mots pour me rassurer :
- Je sais ce qui te tracasse, ma chérie, mais ne t'inquiète pas. La déesse de la Lune ne t'abandonnera pas. J'ai foi en elle et je crois en toi. Et il me sourit, mon frère fit de même.
23h, toujours pas de transformations pour moi, alors que j'avais aménagé dans la chambre prévue à cet effet que tout futur loup squat la soirée de sa transformation. En rez-de-chaussée, dans le jardin, une cabane à l'écart de la maison, pour éviter tout dommages collatéraux lors de notre première transformation. Car à ce moment-là, il se raconte que nous perdons totalement la tête, nous ne savons plus ce que nous faisons. Donc il valait mieux prendre des précautions.
23h49, il ne s'était toujours rien passé, alors entre temps, j'avais pris un livre pour me calmer et malgré le stress, cela a fonctionner, la fatigue commencée à me gagner, je commençais déjà à cligner des yeux. Quelques minutes plus tard, je sombrais dans un sommeil.
Le lendemain matin, je me réveille à cause des lueurs du jour en plein sur mon visage et le début des champs d'oiseaux. Je pris conscience que rien ne s'était passé cette nuit. Aucune transformation. J'étais toujours une anomalie.
Qu'ai-je bien pu faire à la Déesse de la Lune pour ne pas être comme les autres ? Comment j'allais expliquer à mon père, ma famille, mes amis que rien ne s'était passé ?? Ou bien est-ce que je devais mentir ? Dire que tout était normal mais que je m'étais à nouveau retransformé ?...
Je n'eus pas vraiment le temps de trouver des réponses à ces questions alors que mon père débarqua dans la cabane. Au 1er regard dans ses yeux, j'ai pu voir tout l'espoir qu'il avait, mais dès qu'il posa ses yeux sur moi et vu toute l'inquiétude dans mes yeux, mes vêtements identiques à ceux d'hier soir, Aucune trace de transformation....
En un seul regard il a compris ! La 1re chose qu'il fit, c'est de se diriger droit vers moi, m'entourant dans ses bras fermement. Tout en tapotant doucement dans mon dos et en me disant qu'il m'aimait. Et qu'il ne fallait pas que j'abandonne, que j'étais toujours sa fille, son héritière. Et qu'il ne m'abandonnerait pas.
C'était trop pour moi. Mes sanglots éclatèrent dans ses bras. Reconnaissante qu’il ne me rejette pas, alors que j'étais toujours une anomalie.
Chris débarqua une dizaine de minutes après et vu la scène toujours telle quelle, Papa et moi dans notre accolade de réconfort. Alors il comprit lui aussi, il nous rejoignit et ensemble nous restâmes là tant que j'avais encore des larmes qui coulaient le long de mes joues.
Cela a pris du temps, mais finalement ensemble nous revinrent à la maison, je regagnai ma chambre, pris une douche.
D'un commun accord avec mon père, il c'était décidé que je n'irais pas à l'école aujourd'hui. Je prévins alors les jumeaux que je serai absente aujourd'hui. Et en réponse de ça, ils me souhaitaient un bon rétablissement et m'informaient que leurs transformations c'était très bien passées. Et qu'ils étaient déjà de retour au lycée, heureux de raconter leurs expériences.
Entre déception, honte et culpabilité, je me sentais mal pour mon père. Lui essayait de me rassurer tout comme Chris et Harper ma meilleure amie, à qui j'avais tout racontait.
Mais moi, je ne faisais que m'inquiéter.... Quel avenir aurai-je si mon Loup ne se manifeste jamais ? Et quelle honte j'étais pour ma famille et la meute.
CharlyPlus tôt ce matin-là, avant que le soleil ne perce la brume hivernale, mon bureau avait reçu des visiteurs inattendus. L'Ancien Félix et l'Ancienne Minnie s'étaient présentés devant moi, dépouillés de la rigidité protocolaire qui les caractérisait d'ordinaire. D'une voix solennelle mais empreinte d'une profonde affection, Félix m’avait annoncé que lui, Minnie, et l'intégralité du Conseil des Anciens se mettaient officiellement et sans réserve à la disposition de Zoéline.En les écoutant, j'avais ressenti une bouffée de fierté presque douloureuse. Ma Luna n'avait pas seulement survécu à OldMoon ; elle l'avait conquise. Le vent avait définitivement tourné.C'est en milieu de journée, alors que nous nous dirigions tous ensemble vers le grand terrain d'entraînement à l'orée de la forêt, que l'ambiance s'est détendue. Véra marchait en tête aux côtés de Félix, tandis que Liam, Benny, Zoéline et moi fermions la marche sur le sentier enneigé. Liam s'est calé à ma hauteur, un petit sour
ZoélineLa porte de nos quartiers privés s’était à peine refermée que le poids du monde sembla glisser de nos épaules. Marie et Grace avaient fait des merveilles. La grande pièce d'ordinaire si solennelle était plongée dans une pénombre chaleureuse, uniquement éclairée par la lueur dansante d’une dizaine de bougies. Une petite table ronde avait été dressée près de la cheminée où crépitait un feu réconfortant. L'odeur du rôti aux herbes et des bougies à la cire d'abeille flottait dans l'air.Charly laissa tomber les derniers sacs de shopping sur le sofa. Il avait gardé le pull en cachemire gris doux que je lui avais fait acheter cet après-midi. Sans sa veste en cuir d’Alpha, les cheveux légèrement ébouriffés par le vent de la ville, il offrait un visage d'une vulnérabilité qui me fit rater un battement.Nous nous sommes installés l'un en face de l'autre. Au début, le cliquetis des couverts accompagna nos premiers échanges, légers, prolongeant la complicité de l'après-midi. Mais à mesur
CharlyJe n'avais jamais ressenti cette forme de nervosité. Pas celle qui vous tord le ventre avant un affrontement territorial ou un duel à mort, non. C’était une traque d'un tout autre genre, une anxiété presque enfantine qui me faisait serrer le volant de mon SUV avec une force ridicule.Du coin de l'œil, j'observais Zoéline installée sur le siège passager. Elle avait troqué ses tenues de cérémonie pour un jean ajusté et un pull en maille douce qui lui allait à ravir. Sans sa couronne invisible de Luna, débarrassée du poids des Anciens et du protocole d'OldMoon, elle semblait... respirer. Libre. Ses yeux améthyste fixaient le paysage enneigé qui défilait à toute vitesse, un sourire léger flottant sur ses lèvres.Le trajet vers la ville s'est fait dans une douceur inhabituelle, bercé par le ronronnement de la radio et le silence complice qui s'était installé entre nous. Dans mon esprit, Minuit, mon loup, était d'un calme olympien, ronronnant de satisfaction. Nous sortions enfin de n
CharlyLe lundi matin se leva sur un domaine d'OldMoon baigné d'une lumière d'hiver particulièrement pure. L'effervescence des Festivités avait laissé place à un calme bienvenu, mais l'énergie de la meute était radicalement différente. Les murmures de doutes avaient été balayés, remplacés par une fierté vibrante qui flottait dans chaque couloir du manoir.Posté sur le perron, au côté de Zoéline, je saluais le départ des dernières délégations. L’Alpha Sarah s’avança vers nous, sa prestance habituelle adoucie par un sourire d’une sincérité rare chez les dirigeants de notre monde. Elle serra chaleureusement la main de Zoéline avant de croiser mon regard.— Ce week-end a été une révélation, Charly, déclara-t-elle d'une voix forte. Tu as une Luna exceptionnelle. Le Val d’Argent se tient officiellement aux côtés d'OldMoon. Et pour toi, Zoéline… sache que ma ligne privée te sera toujours ouverte. Que ce soit pour de la politique ou pour autre chose.— Merci, Sarah. Votre soutien nous est pré
ZoélineLe dimanche s'éveilla dans une atmosphère étrangement sereine. La Meute de la Forêt Noire avait été chassée au lever du jour, emportant avec elle la rancœur et les complots. Tout au long de l'après-midi, alors que je supervisais les derniers préparatifs du bal dans les salons, plusieurs de mes alliés vinrent à ma rencontre. Véra, mais aussi Liam et Benny, prirent le temps de me féliciter chaleureusement. Ils avaient tous remarqué à quel point j'avais magnifiquement géré ma cage de verre durant ces trois jours, protégeant mes émotions et mon mana face aux provocations sans jamais fléchir. Pour la première fois, je me sentais pleinement à ma place.Puis, l'heure du grand bal de clôture arriva.Le carton d'invitation distribué à l'arrivée des convives avait jeté un défi de taille : costume, masque, perruque, et autorisation exceptionnelle d'utiliser des lentilles colorées et des parfums de synthèse pour tromper délibérément les sens des loups. Ce soir, l'odorat et la vue ne servi
CharlySans l'aide de personne, en l'espace de quelques secondes, elle avait balayé l'ambition de Dorian. Elle m'avait distancé, elle avait déjoué le piège seule, et elle venait de prouver au monde entier — et aux caméras de surveillance du parcours — qu'elle n'avait besoin d'aucun garde du corps pour régner.Je lui fis un signe de tête pour qu’elle continue le parcours, lui signifiant que je la rattraperais une fois que j’aurais donné une bonne leçon à ces... parasites. À ces lâches qui s'imaginaient pouvoir briser ma meute en s'en prenant à ma moitié. Libéré du poids de l'inquiétude par l'incroyable démonstration de ma Luna, je fis volte-face vers les deux complices restés de mon côté de la crevasse. Mon grondement fit trembler la neige sur les branches d'alentour. Ils avaient voulu jouer les prédateurs dans mes bois ; Minuit allait leur rappeler pourquoi j'étais l'Alpha suprême d'OldMoon. Le carnage diplomatique attendrait le rapport des caméras. Pour l'instant, il n'y avait plus d
ZoélineGardant la tête baissée, j’attendu une réaction de l’Alpha devant moi, mais rien. Je levai la tête pour l’observer : Il me fixait. Je ne saurais dire si c’était de la convoitise, de la curiosité ou s’il était prêt à ne faire qu’une bouchée de moi. Ce regard insistant me fit légèrement recul
ZoélineMalgré les deux portières que j'avais entendu, un seul homme discuter avec papa. Cela faisait déjà 5 min qu'ils parlaient ensemble et la curiosité me rongeait. Qui pouvait bien être cette personne pour que papa me dise de rester dans ma chambre. En toute logique cela ne pouvait être qu'un a
ZoélineMon père hocha simplement la tête à Mme Bale en entrant dans la pièce et s'approcha immédiatement de moi pour me serrer dans ses bras. Je fondu en larmes de plus belle à son toucher rassurant. Mais j'étais pleinement consciente que je le mettais dans une situation compliquée, face au reste
ZoélineAprès quelques jours passé à la maison à m’inquiété de mon avenir, pleurer, prier la Déesse de la Lune et être réconforter par mes proches, Papa m’a fortement suggéré que reprendre ma vie m’aiderais a passé ce moment difficile.En d’autres termes, dès lundi je devais retourner au lycée. Il







