Quand elle la dépose dans mes bras, minuscule, fripée, couverte de sang et de larmes, je fonds en pleurs. Moi, Giulia Farnese, qui ai traversé les enfers sans jamais m'effondrer, je pleure comme une enfant devant ce petit être qui respire pour la première fois.Lorenzo entre, s'approche du lit, contemple sa fille avec des yeux émerveillés.— Aurora, murmure-t-il. Aurora, ma fille. Ma petite aube.Il pose sa main sur la tête minuscule, et je vois ses yeux se remplir de larmes à leur tour.— Merci, dit-il d'une voix étranglée. Merci, Giulia.— De quoi ?— De tout. De m'avoir choisi. De m'avoir aimé. De m'avoir donné cette enfant.Je prends sa main, la serre fort.— C'est toi qui m'as donné la plus belle chose, Lorenzo. Toi qui m'as appris à aimer. Cette enfant est le fruit de cet apprentissage.Nous restons ainsi, tous les trois, dans la chambre éclairée par les chandelles, tandis que l'orage s'éloigne et que l'aube se lève sur Rome. Aurora dort contre ma poitrine, paisible, confiante,
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