Lorsque Jules est arrivé le lendemain, il tenait dans ses bras un immense bouquet de fleurs, qu’il avait transporté depuis Paris jusqu’à Merazur.« Il n’y a pas de fleurs à Merazur ? », a lancé Jeanne, taquine.Il a expliqué, très sérieux : « Je veux que, quand tu me vois, tu aies toujours des fleurs. Et puis, ça te rend encore plus belle. »La légère contrariété que Jeanne gardait encore au fond d’elle s’est dissipée doucement.Après tout… tant qu’il y a de l’amour, même les petits accrocs finissent toujours par s’effacer, non ?Les jours suivants, ils sont devenus inséparables. Une fois les formalités réglées, ils ont profité encore un peu des environs. Puis, au début du mois d’août, ils sont repartis ensemble pour les États-Unis.Cette période paisible, presque parfaite, a donné à Jeanne l’impression que les petits déséquilibres entre eux n’étaient rien. Qu’ils étaient prêts à faire des efforts, à céder et à changer l’un pour l’autre.Une fois arrivés aux États-Unis, ils se s
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