Tristan restait inerte, quelle que soit la force avec laquelle Léonie le secouait.Elle n'a pas réussi à se résoudre à appeler la police. Encore moins à l'imaginer se réveiller dans un commissariat. Une lassitude immense, presque physique, l'a gagnée. À bout de forces, elle a fini par attraper un oreiller.« Très bien. Puisque tu refuses de partir, je te laisse la chambre. Moi, je dormirai sur le canapé. »Elle a ramené la couverture sur lui. Mais à l'instant même où elle se détournait, une main brûlante s'est refermée sur son poignet. La chaleur de ses doigts l'a saisie d'un coup, et elle s'est insinuée sous la peau, vive, troublante, jusqu'à la poitrine.Tristan s'est redressé avec peine, encore pris entre sommeil et ivresse. Sa voix, basse et floue, semblait sortir d'un rêve : « Toi, dors dans le lit… Mets-moi juste un matelas par terre. Je partirai dès qu'il fera jour. Je ne te dérangerai pas longtemps. »Léonie est restée silencieuse.Elle avait déjà besoin de somnifères pour trou
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