Alexandre Duval ne lut pas l’article du Guardian immédiatement. Il le lut trois jours après sa parution, un dimanche matin, assis dans la cuisine de l’appartement du penthouse avec un café qu’il n’avait pas bu. La lumière de décembre entrait par la baie vitrée, blafarde et basse, et la ville semblait s’étirer sous lui comme une bête fatiguée. Il n’avait pas bien dormi. Il ne dormait plus très bien depuis quelques semaines, depuis que Viviane était partie, depuis que le silence de l’appartement était devenu trop lourd même pour lui.Sa directrice de communication le lui avait envoyé par message avec une note : « Vous devriez voir ça. » Ce n’était pas une recommandation. C’était une alerte. Il le savait à la façon dont les mots étaient frappés, sans fioritures, sans ce vernis de courtoisie professionnelle qu’elle utilisait d’habitude.Il l’ouvrit sur son téléphone. La photo arriva en premier, avant même qu’il commence à lire. Elsa devant une façade en briques de Kensington, une enseigne
Last Updated : 2026-04-04 Read more