Se connecterL’air du banc lui avait fait du bien. Dix minutes. Dix minutes à regarder les nuages gris défiler, à écouter le bruit de la ville, à respirer sans penser à rien. Sa gorge s’était un peu détendue. Ses mains avaient cessé de trembler. Elle s’était dit que ce n’était qu’un mauvais passage, qu’elle allait rentrer, qu’elle allait chanter, qu’elle allait leur montrer.Elle se leva, remonta son sac sur son épaule, et rentra dans le bâtiment. Les couloirs étaient calmes à cette heure, la répétition suivait son cours. Elle n’avait pas envie d’y retourner tout de suite. Pas envie d’affronter leurs regards. Elle passa d’abord par les toilettes.La lumière était blanche, agressive, comme dans tous les lieux publics. Elle entra dans une cabine, ferma la porte, posa son sac. Elle se regarda une seconde dans le petit miroir accroché au mur. Ses yeux étaient rouges. Elle les frotta.C’est là qu’elle entendit la porte des toilettes s’ouvrir. Des voix. Plusieurs.— …non, franchement, elle n’a pas sa pl
La lumière du matin entrait par les grandes fenêtres de la suite. Un soleil pâle, presque blanc, qui dessinait des losanges sur la moquette beige. Viviane cligna des paupières, désorientée. Les draps étaient froissés, l’oreiller sentait encore le parfum de Marc. Elle porta la main à son cou. Le collier était encore là, tiède contre sa peau.Elle se souleva lentement. Son corps était douloureux, marqué par la nuit. Des bleus naissants sur ses hanches, des rougeurs sur ses poignets. Elle se leva, alla dans la salle de bain. Son reflet dans le miroir lui renvoya l’image d’une femme fatiguée, les cheveux en bataille, le maquillage coulé sous les yeux. Elle se passa de l’eau froide sur le visage, se brossa les dents, se recoiffa.Son téléphone vibra sur la table de nuit. Alexandre. Le troisième appel depuis son réveil.Elle décrocha, la voix la plus neutre possible.— Allô ?— Enfin. Où tu étais ?— Chez une amie. Je t’ai envoyé un message.— Je ne l’ai pas reçu.— Je te l’ai envoyé. En to
Il écarta sa braguette.Son sexe se libéra, épais, déjà dur, la tête luisante de désir. Il ne demanda rien. Il n'eut pas besoin. Elle savait ce qu'il attendait. Elle se mit à genoux sur le tapis moelleux, ses mains remontant le long de ses cuisses, frôlant ses testicules. Elle prit sa queue dans sa bouche.D'abord, elle en caressa le gland du bout de la langue, lentement, en cercle, goûtant la chair salée et chaude. Il frémit. Elle l'enfonça plus profondément, ses lèvres coulissant le long de la tige, accueillant la longueur. Sa main tenait fermement la base pendant que sa bouche faisait l'aller-retour, un rythme doux d'abord, puis plus pressant.Sa bouche s'ouvrit grand, elle le prit en gorge, le laissa glisser jusqu'à sentir le contact de ses lèvres contre son bas-ventre. Elle remonta, aspira, lécha le gland humide, redescendit. Ses doigts caressaient doucement ses testicules, les massaient pendant qu'elle le suçait.Marc gémit. Un son rauque, étranglé. Sa main vint se poser sur sa
Il écarta sa braguette, libéra son sexe. Il était dur, impatient. Il n'eut pas besoin de la supplier. Elle se mit à genoux, prit sa queue dans sa bouche, et commença à le sucer. Profondément. Lentement. Avec une technique qu'elle maîtrisait à la perfection. Sa tête allait et venait, sa langue encerclait le gland, ses doigts caressaient les testicules.Marc gémit. Sa main se posa sur sa nuque, l'enfonça un peu plus. Elle ne résista pas. Elle aimait ça, d'une certaine manière. Le pouvoir qu'elle avait sur lui, la façon dont il se pliait à son rythme, dont il la suppliait presque de continuer.Il la releva brusquement, la jeta sur le lit. Il écarta ses jambes, la pénétra d'un coup, sans précaution. Elle cria — de surprise, de douleur, de plaisir. Il bougeait en elle comme une bête, rapide, brutal, ses mains agrippées à ses hanches, son souffle court.— Tu aimes ça ? dit-il entre deux coups de reins.— Oui, souffla-t-elle. Oui.— Dis-le.— J'aime ça.— Plus fort.— J'aime ça !Elle criait
L’appartement était silencieux. Trop silencieux. Ces murs qu’Alexandre lui avait pris un quatres pièces discret dans l’Upper West Side , lui semblaient aujourd’hui plus étroits que d’habitude. Les fenêtres donnaient sur une cour intérieure, grise et triste. Un endroit pour passer inaperçue. Un endroit pour être cachée.Comme elle.Viviane était assise sur le canapé en cuir blanc qu’Alexandre avait choisi sans jamais lui demander son avis. Ses jambes étaient repliées sous elle, et elle tenait son téléphone d’une main molle, sans rien regarder. Ses pensées tournaient en rond, comme des loups en cage.Le séjour sur le yacht avait été un désastre. Alexandre s’était ridiculisé, elle avait été humiliée, et Elsa était sortie gagnante. Encore une fois. Toujours. Cette garce souriante, cette femme brisée qui avait réussi à se reconstruire, cette voix qu’elle avait sortie de nulle part pour ensorceler tout le monde,Marcus Harrington, y compris peut-être même Alexandre.Non, pas Alexandre. Lui
La lumière du matin filtrait à travers les rideaux, douce et diffuse, comme une caresse. Le silence de l'appartement n'était troublé que par le bruit lointain de la rue, quelques klaxons, le souffle du vent dans les arbres. La mer était loin, les vagues, le tangage, tout cela n'était plus qu'un souvenir.Marcus dormait encore.Je tournai la tête sur l'oreiller, l'observai. Ses cheveux bruns ébouriffés, sa mâchoire ombrée d'une barbe naissante, ses cils qui frémissaient à peine quand il respirait. Il était beau, d'une beauté tranquille, sans artifice. Je me demandai comment j'avais fait pour vivre sans lui, avant. Et comment je ferais, si un jour il n'était plus là.Il remua, cligna des paupières, et ses yeux bruns rencontrèrent les miens.— Tu me regardes dormir, murmura-t-il d'une voix ensommeillée.— C'est mon droit. Tu m'as regardée assez de fois.Il sourit. Un sourire paresseux, encore à moitié dans le rêve.— La nuit a été bonne, dit-il en s'étirant.— Très bonne.— Et ce matin ?







