Chapitre 11ZelmiraLe temps se fige. Nos regards se croisent, le mien noyé de larmes et d’incompréhension, le sien limpide comme un ciel d’été italien, dépourvu de la moindre émotion identifiable. Un papillon de nuit heurte l’abat-jour de la lampe avec un bruit mat, obstiné, suicidaire. Le silence qui suit est plus assourdissant qu’une explosion.Bianca ne sursaute pas. Pas un tressaillement, pas un mouvement de recul, pas même un battement de cils précipité. Sa main reste posée sur la nuque de Stefano avec la tranquillité d’une propriétaire devant son bien. Pire encore, ses lèvres, ces lèvres parfaitement dessinées que tant d’hommes ont convoitées, s’étirent lentement en un sourire. Un sourire qui ne contient ni honte, ni excuse, ni compassion. Juste une satisfaction froide, une victoire silencieuse savourée jusqu’à la dernière goutte.Stefano, lui, se décompose en temps réel. Sa mâchoire se décroche, ses yeux bruns s’arrondissent, sa main glisse de la nuque de Bianca comme si la pe
Zuletzt aktualisiert : 2026-05-01 Mehr lesen