Chapitre 26ZelmiraLe monde a cessé d’exister. Il n’y a plus de yacht, plus de fête, plus de Vérone, plus de Stefano, plus de Bianca, plus de parents qui m’ont condamnée sans m’entendre. Il n’y a que lui, que moi, que ses mains qui glissent le long de mon dos, que sa bouche qui descend dans mon cou, que la chaleur de son torse pressé contre ma poitrine. Tout le reste s’est dissous dans la nuit, comme des fantômes que l’aube efface sans pitié.Alvise rompt notre baiser, mais ce n’est pas pour s’éloigner. Son front reste appuyé contre le mien, son souffle chaud caresse mes lèvres encore frémissantes, ses mains n’ont pas quitté ma taille.– Ma suite est à la proue, dit-il d’une voix rauque, méconnaissable. Si vous voulez rentrer chez vous, c’est maintenant qu’il faut le dire. Après, il sera trop tard.Ce n’est pas une menace, c’est la même honnêteté brutale qu’il m’a offerte toute la soirée. Il me donne une porte de sortie, il me laisse le choix, il ne fait rien pour m’enfermer. Et c’es
Zuletzt aktualisiert : 2026-05-02 Mehr lesen