Arrivée devant la porte de son immeuble, Éléonore s’arrêta, se tourna vers Gabriel. — C’était bien, dit-elle. Ce dîner, c’était bien. — Vraiment ? — Vraiment. — Alors peut-être qu’on pourra recommencer. Un jour. Si tu veux. — Peut-être. Un jour. Si je veux. Elle lui tendit la main, geste nouveau, inattendu. Il la prit, la serra doucement, sans brusquerie, sans avidité. Juste un contact bref, presque timide. — Bonne nuit, Léa. — Bonne nuit, Gabriel. Elle rentra chez elle, monta l’escalier lentement, le cœur étrangement calme. Ce soir-là, elle écrivit dans son carnet: « Aujourd’hui, nous avons dîné ensemble. Aujourd’hui, il m’a presque fait sourire. Je ne sais pas ce qui se passe, ni où cela nous mène. Mais pour la première fois depuis des années, je n’ai pas eu peur. » Elle posa son stylo, éteignit la lumière, et s’endormit paisiblement. Dehors, la nuit était douce, et l’avenir ressemblait à une promesse. Fragile, encore incertaine, mais une promesse quand même. *** Le dîn
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