GabrielJe dépose Léo devant chez elle à dix-huit heures. La porte s'ouvre, et elle est là, et je vois immédiatement que ses yeux sont rouges. Pas de fatigue. De larmes. Elle a pleuré, récemment, et elle a essayé de le cacher, et elle n'y arrive pas complètement, et ça me déchire de le voir et de ne pas avoir le droit de faire quoi que ce soit.Léo entre en courant, son cartable battant ses jambes, et il se retourne pour me faire signe, et il crie :— À demain, papa !Puis il disparaît dans l'appartement, et nous restons seuls, elle et moi, dans l'embrasure de la porte, et la tension est électrique, palpable, quelque chose qui crépite entre nous comme avant un orage.Elle ne dit rien pendant un moment. Elle me regarde, et dans son regard il y a la fatigue, la colère, la peur, et cette chose qu'elle refuse de nommer et qui brille quand même au fond de ses yeux comme une braise sous la cendre.— Ne t'approche plus de mon fils, dit-elle enfin. Et sa voix est douce, presque lasse, et c'es
آخر تحديث : 2026-10-13 اقرأ المزيد