— ArabellaLe parc est presque vide à cette heure, quelques joggeurs matinaux, quelques mères avec des poussettes, quelques vieillards sur les bancs, et moi je suis là, assise sur un banc, William sur mes genoux, et je le serre, je le serre tellement fort qu'il proteste, qu'il rit, qu'il me dit maman tu m'étouffes, et je ris, je ris pour la première fois depuis des semaines, un vrai rire, un rire qui vient du ventre, un rire qui me libère, et je l'embrasse, je l'embrasse partout, sur le front, sur les joues, sur le nez, sur les mains, et il gigote, il se débat, il crie de joie, et Madame Roux nous regarde avec un sourire triste, un sourire qui dit tout ce qu'elle ne peut pas dire, tout ce qu'elle a vu, tout ce qu'elle a compris, et moi je ne veux pas penser à ça, je ne veux pas penser à la séparation, je ne veux pas penser au retour, je veux juste vivre cet instant, ce moment volé, ce bonheur fragile, ce bonheur interdit— Maman, tu restes combien de temps— Pa
最終更新日 : 2026-10-20 続きを読む