La femme qu'il a détruite
Il glisse alors son passe dans la serrure, déverrouille, pousse la porte.
La chambre est vide. Les lits sont défaits, les serviettes de toilette traînent sur le sol de la salle de bains. Une tasse de café refroidit sur la table de nuit, un peu de marc au fond. Une odeur légère flotte encore dans l'air, un parfum de femme, vanillé, familier, qui me trouble plus que je ne voudrais l'admettre. Il me rappelle quelque chose, quelqu'un, un souvenir enfoui que je ne parviens pas à saisir.
Sur la table basse, près de la fenêtre, un dessin d'enfant.