Encore une dernière chance
Et ce qu’elle voyait chez Gédéon ne lui plaisait pas.
Ce n’était pas un enfant timide. Les enfants timides finissent par se détendre, par sourire, par s’intéresser à quelque chose. Gédéon, lui, restait figé, comme un animal qui fait le mort en espérant que le prédateur passera son chemin. Ses gestes étaient lents, mesurés, comme s’il avait peur de casser quelque chose. Sa voix, quand il daignait répondre, était à peine audible, un filet de souffle qui s’éteignait avant d’arriver aux oreilles.
Et ses yeux. Ces yeux qui ne regardaient rien, qui ne s’accrochaient à rien, qui semblaient toujours fixer un point invisible derrière son