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Je ne savais même pas pourquoi j'avais réagi ainsi, comme si je cachais un mensonge. C'était strictement professionnel, n'est-ce pas ? Alors pourquoi ne lui en avais-je pas parlé depuis son arrivée ? — Qui est-ce ? me demanda Scott, la bouche pleine de nouilles. — Un rappel client, mentis-je rapidement, essayant de ne pas paraître nonchalante. Pourquoi est-ce que je mentais, d'ailleurs ? Au fond, je savais que je ressentais de la culpabilité pour ce que j'avais éprouvé en voyant Devon à moitié nu, enveloppé dans cette serviette... et quand il m'avait coincée contre le mur de la salle de massage et... Je chassai ces pensées quand le rose commença à me monter aux joues pour revenir à l'instant présent. Une fois nos repas terminés, Scott se leva pour débarrasser. Il déposa une bise sur mon front avant de disparaître dans la salle de bain. J'éteignis la télé, lasse, avec cette envie irrépressible de retrouver mon lit. Il en sortit dix minutes plus tard, une serviette autour des hanches, quelques gouttes d'eau encore visibles sur le torse, les effluves de son gel douche embaumant la pièce, c'était presque apaisant. Il passa rapidement une serviette dans ses cheveux, qui retombaient maintenant un peu plus sur son visage. L'image n'était pas désagréable à regarder. Je me demandais parfois comment je pouvais ne pas tomber amoureuse de Scott. N'importe quelle femme serait séduite par un tel tableau. Mais pas moi. C'était un peu comme choisir entre la mer et la montagne. Notre couple ressemblait à un sois beau et tais-toi où les projets n'avaient pas leur place. Il se glissa sous la couette et m'attira contre lui. Mon dos plaqué contre son torse, il déposa des baisers tendres dans mon cou. — Au fait, ma mère sera en ville demain. J'aimerais que tu la rencontres. Mon corps se raidit instantanément. Rencontrer sa mère ? Cette pensée ne m'avait jamais effleurée. Et je n'en avais aucune envie. Je n'avais d'ailleurs moi-même jamais pensé à lui présenter mes parents. — Impossible demain, dis-je en feignant le détachement. Lisa et moi avons accepté une prestation en dehors des horaires du salon. Une prochaine fois. Je tentai de rester naturelle et, pour détourner l'attention, je tortillai légèrement mes fesses contre lui. Il n'était pas question d'épiloguer. Et voilà que je recommence. Le pire ? C'est que ça marche. Un grognement rauque s'échappa de ses lèvres lorsqu'il s'empara de l'un de mes seins. Il était temps d'en finir. La journée avait été éprouvante. Je me retournai et le poussai sur le dos. Je me hissai rapidement à califourchon sur lui, sans lui laisser le temps de réfléchir. Mes gestes étaient précis, presque automatiques. Je le guidai en moi, puis commençai à bouger, comme si chaque seconde devait être écourtée. — Putain, Cal... grogna-t-il en s'agrippant à mes hanches. À ce rythme-là, je ne vais pas tenir longtemps. Parfait. Jouis et dors. J'accélérai encore, m'abandonnant à un mouvement plus rapide, plus pressant, jusqu'à ce que tout bascule. Dans un dernier élan, plus intense, il s'enfonça en moi dans un souffle brisé. Je me laissai retomber contre lui, cherchant de l'air, le corps lourd. Bordel, je ne sens plus mes cuisses. Et c'était nul. Scott ne tarda pas à s'endormir après ça. J'étais reconnaissante qu'il ne revienne pas sur le sujet de sa mère. Je repris ma place à côté de lui. Il passa un bras autour de ma taille, nous verrouillant l'un à l'autre comme un geste automatique et dans le silence le plus total, nous nous laissâmes glisser dans l'envoûtante caresse du sommeil. Quand j'ouvris les yeux le lendemain matin, Scott dormait encore, ravie de constater qu'il m'avait lâchée durant la nuit. Je me glissai hors du lit sans faire de bruit, profitant du doux silence de l'appartement, en me dirigeant vers la cuisine pour me préparer un café. Assise sur un tabouret de l'îlot central, j'inhalai l'arôme riche du liquide fumant qui s'élevait de ma tasse, un réconfort bienvenu. Dès la première gorgée, je me sentis revigorée, mais en jetant un coup d'œil à mon téléphone, un frisson d'anxiété me parcourut. Le message de Devon que j'avais laissé sans réponse s'affichait toujours. Devon 21:45 Tu comptes ne jamais répondre à mes messages ? Je vais devoir contacter Madame Harris.Ces mots sont pour vous. À ma famille, qui a cru en moi bien avant que je ne le fasse moi-même. Mélanie, ta confiance me va droit au cœur. À toi dont je ne citerai pas le nom, merci pour tous tes conseils en ce qui concerne l'automobile. Devon ne serait pas tout à fait ce qu'il est sans toi. À mes amis, qui ont lu chaque ligne avec la même énergie, plus de fois que nécessaire. À celles qui ont relu vingt fois les mêmes chapitres parce que j'avais changé une phrase. À celle qui a aimé Matt plus que Devon et qui m'a écoutée parler de cette histoire plus de fois que nécessaire. Brit, je t'aime gros comme le soleil. À tous ceux qui ont croisé ma route à travers l'écriture. « Tu as peur, gringa ? » K.F Vesper, merci, tu y es pour beaucoup. Dihya Noreen... You are my sunshine. Prenez soin de vous. Et à tous ceux qui sont tombés sur cette histoire un peu par hasard et qui ont décidé de rester. À ceux qui ont lu en silence, à ceux qui ont laissé un commentaire, un message ou s
Calie, trois mois plus tard J'avais rendu les clés de mon appartement un lundi matin, sans drame ni nostalgie excessive et, pour être tout à fait honnête, je n'aurais jamais cru être capable de le faire il y a un an. La vérité, c'est que je n'y vivais déjà plus vraiment. Je passais le plus clair de mon temps chez Devon et, si vous vouliez vraiment savoir, vivre avec lui, ce n'était pas juste partager un espace commun. C'était accepter une intensité constante. Des chauds-froids à répétition, des nuits trop courtes, des horaires décalés, des silences et des regards qui disaient tout sans un mot. C'était vivre avec un homme qui prenait toute la place sans jamais chercher à l'imposer, mais qui, malgré toutes ses contradictions, vous faisait passer avant toute chose. Et j'en étais folle. Trois mois avaient suffi pour qu'une routine s'installe sans que ni lui ni moi n'ayons vraiment cherché à la construire. Mes produits avaient envahi une partie de la salle de bain, mes vêtements plus
Calie La journée passa beaucoup moins vite que je ne l'aurais voulu. Entre deux rendez-vous et pendant la pause déjeuner, j'avais pensé plusieurs fois au dîner que je venais d'organiser chez un homme qui n'était pas au courant qu'il recevait du monde et qui, en plus, détestait ça. Il avait déjà accepté une fois par le passé, pourquoi ce serait différent aujourd'hui ? Au pire, il râlerait cinq minutes. Au mieux... il râlerait deux minutes. À dix-neuf heures précises, le grondement de la R1 résonna devant l'institut. Lisa était déjà partie et moi, je m'apprêtais à foutre les deux pieds dans le plat. Je fermai l'institut en quatrième vitesse, entre impatience et petit stress sous-jacent, avant de le rejoindre. Il me tendit mon casque et tout se fit presque automatiquement. La jugulaire, ma place derrière lui, mes bras autour de sa taille et le paysage qui défilait avec une musique que je n'écoutais qu'à moitié, puisque je tournais la même phrase en boucle dans ma tête, et ce depui
Calie Je me réveillai avant lui et restai quelques secondes à l'observer dormir, étendu sur le ventre, un bras abandonné de mon côté du lit, l'autre coincé sous l'oreiller. Il avait l'air détendu et plus serein, peut-être parce que nous étions chez lui et que n'était pas seulement la nuit qui l'avait apaisé, mais le lieu où il se trouvait. Je me glissai délicatement hors du lit sans le réveiller, attrapant un de ses T-shirts au passage. La cuisine était silencieuse, baignée par cette ambiance un peu floue des débuts de journée. Je lançai la machine à café et m'appuyai contre le plan de travail, encore à moitié endormie. Des bruits de pas nus sur le carrelage attirèrent mon attention. Sa machine à café faisait un bruit de Boeing 720 en plein essai. — Tu fuis ? marmonna-t-il, la voix encore rauque. Je souris sans me retourner. Je l'entendis approcher, puis ses mains se posèrent sur mes hanches, son visage vint se nicher dans mon cou. Son corps était encore chaud de sommeil, sa barb
19 h 20. Institut fermé. Lisa s'affala sur la chaise en face de moi en soupirant bruyamment. — Bon, verdict ? Je relevai les yeux de mon planning. — Verdict de quoi ? — De ta reprise, de vous, de tout, quoi. — Verdict : je vais bien. Très bien, même. Elle plissa les yeux pas convaincue. Ma réponse semblait trop mince et peu détaillée, pourtant, elle était plus honnête que jamais. — C'est louche, tu commences à faire des monosyllabes comme Devon. Il a une mauvaise influence sur toi, si tu veux mon avis. — Tu devrais t'y faire, répondis-je en haussant les épaules prenant sa remarque comme un compliment. Le pire, c'est qu'elle devait probablement avoir raison. Sur le trajet du retour, deux options s'offraient à moi : le rejoindre au club ou rentrer chez moi. Devon 19:42 Je vais finir tard, ne m'attends pas. Club plein. Matt fait n'importe quoi, j'ai été absent trop longtemps, je crois. Ce qui, en d'autres termes, venait de réduire mes options à une seule : rentrer chez moi, m
Calie Une semaine s'était écoulée depuis ce fameux soir. Devon avait récupéré son appartement dans un état déplorable et, depuis, j'avais interdiction d'y mettre les pieds. Il parlait de faire quelques travaux, disant simplement que l'endroit avait besoin d'un nouveau souffle. Ironique quand on y pense. Quant à moi, j'avais décidé de reprendre, doucement mais sûrement. J'étais impatiente de retrouver les bruits familiers de l'institut, le décor, la musique douce en fond, les odeurs des huiles essentielles... Tout était exactement à sa place. C'est ce que j'aimais le plus, même si moi, je n'étais plus tout à fait la même. En entrant, je déposai mon sac dans le bureau, pris une seconde pour respirer et me faire couler un café, sans tension ni angoisse prête à exploser. Juste la sensation étrange d'être revenue dans un lieu que je connaissais par cœur, avec un regard neuf. — Regardez-moi ça... Je tournai la tête. Lisa était appuyée contre le chambranle de la porte, les bras croisés
Point de vue de CalieEn démarrant, je connectais mon téléphone en Bluetooth à ma voiture et appelais Lisa. « Allô ? » en entendant sa voix, je me suis effondrée. Les larmes coulaient sans retenues. Les confessions de Scott m’avaient profondément remuée. J’étais complètement paniquée et acculée pa
Mon esprit partait dans tous les sens, ses messages m’inquiétaient. Qu’est-ce que Scott pourrait vouloir me dire qu’il ne pouvait pas faire par téléphone ? Est-ce que c’était un subterfuge pour me voir ? un piège ? D’après Devon, il pourrait être celui qui avait vandalisé ma voiture. Même si je do
Je me réveillai avant le réveil le lendemain matin. Devon dormait encore, il était tôt. J’avais envie de lui rendre la pareille, alors je me dirigeai vers la cuisine pour préparer le petit déjeuner.En ouvrant les placards et le frigo, je découvris qu’il avait tout ce qu’il fallait pour réaliser de
Le réveil sonna tôt le lendemain matin. En ouvrant doucement les yeux, je réalisai que j’étais sur le côté, plaquée contre le torse musclé de Devon, sa main reposant sur mon sein. Ce petit geste me fit sourire ; j’avais l’impression d’être devenue le doudou de cet homme incroyablement sexy.Je sus







