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Cours toujours

작가: Man.S
last update 최신 업데이트: 2026-01-20 07:24:03

PDV de Devon

Parfait. Mon petit tour de passe-passe a parfaitement fonctionné et son employée est partie.

Je m’installe sur le tabouret en face d’elle, fais un signe au barman pour qu’il remplisse mon verre, et prends une gorgée du liquide ambré sans jamais la quitter des yeux. Elle me regarde comme si j’étais cinglé. Ça m’amuse.

« Alors, Calie, le club te plaît ? »

Je sens qu’elle est déstabilisée. Après que j’ai évincé son employée comme si de rien n’était, je décide de continuer sur ma lancée et de la tutoyer.

« Pas vraiment le genre d’endroit que je fréquente, »

dit-elle en buvant une gorgée de vin après avoir détourné le regard.

Évidemment, une petite reine de la beauté comme elle doit trouver ce type de lieu bien trop sombre. Quel dommage, elle pourrait s’amuser ici !

« J’ai réfléchi à ta proposition, Devon. »

Elle entre dans mon jeu. Elle me rend mon tutoiement et m’appelle par mon prénom. Ça promet d’être intéressant.

« Et alors ? Qu’en dis-tu ? »

« Malheureusement, ça ne va pas être possible. »

Merde ! Je ne m’attendais pas à ça.

« Pourquoi ? »

« Pour plusieurs raisons, » dit-elle. « Nous n’avons tout simplement pas le temps. Je te l’ai dit, nos agendas sont complets, nous ne prenons pas de nouveaux clients. »

« Et les autres raisons ? » dis-je, intrigué.

Elle joue nerveusement avec le pied de son verre à vin. Un instant, je m’arrête pour observer ses mains, parfaitement manucurées, d’un rose clair avec le bout des ongles blanc. Elle a une telle grâce…

« L’autre raison est que cela empiéterait sur nos jours de congé. Et pour conclure, même si vous payiez double, je n’ai pas besoin d’argent. Néanmoins, je te remercie pour ta proposition. »

Elle allait se lever pour partir quand j’ai attrapé son poignet, sans savoir pourquoi. Ses yeux se sont d’abord posés sur ma main qui la tenait, puis sur mes yeux.

« Lâche-moi ! » grogna-t-elle.

Je l’ai fait. Je l’ai regardée franchir les deux grandes portes de mon club, sans comprendre pourquoi j’avais agi ainsi. Et, en prime, elle avait encore refusé mon offre.

Je refais un signe au barman pour qu’il remplisse mon verre et retourne m’asseoir, d’une humeur de chien, à côté de mon frère qui s’amuse avec une danseuse.

« Alors, elle a accepté ? » me lance Matt, tandis que la danseuse se frotte à lui comme une chatte en chaleur.

« Non, » je lâche sèchement.

Matt doit sentir que je ne suis pas d’humeur, parce qu’en moins de deux, il est à côté de moi, tandis que Kim retourne sur la scène avec un air désapprobateur.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Racontes. »

Je lui fais le résumé de ma conversation avec Calie, sans évoquer le geste que moi-même je ne comprends pas.

« Elle sort avec ce crétin de Scott, le mec des logiciels de vidéosurveillance. »

« Et alors ? Tu penses pouvoir faire pression sur lui pour qu’elle accepte ? » me dit mon frère.

« Pourquoi pas, » dis-je, même si je ne sais pas pourquoi cette situation m’agace. Je n’ai tout simplement pas l’habitude qu’on me dise non.

« Je vais tenter autre chose. Et si jamais elle refuse de nouveau, j’appellerai Scott. »

Mon frère me toise comme si mon discours était un ramassis de conneries.

« Je ne comprends pas très bien pourquoi tu as l’air si déçu par son refus, et pourquoi tu insistes autant. Il y a plein d’autres instituts où les filles seront bien prises en charge, Devon. »

Il avait clairement raison, mais c’est avec elle que je voulais travailler. Elle était, comment dire… “sexy”, me soufflait ma petite voix intérieure. Non, intriguante serait plutôt le terme. Rares sont les femmes qui m’ont déjà dit non. Généralement, c’est moi qui dis non.

« Je vais y aller, » dis-je à mon frère, le ton sec. « On se retrouve demain soir. Appelle-moi s’il y a quoi que ce soit. »

Je récupère ma veste en cuir et mon casque dans mon bureau, puis je sors par la porte du personnel.

Dès que je monte sur ma bécane, je sens le besoin de m’éloigner. Je file en direction de mon appartement, non loin du centre-ville, à seulement quelques kilomètres du club.

Une fois arrivé, j’ouvre la porte et l’à referme sans me retourner avec l’arrière de mon pied. La porte claque fort derrière moi. Quelle réaction stupide, mais je suis trop perturbé par le refus de Calie pour prêter attention à ce genre de détails.

Je continue dans ma lancée, jetant mes clés sur le petit meuble à l’entrée, accrochant ma veste comme un enfant mal luné après une journée d’école. Je retire mes bottes avec l’arrière de mes pieds, sans prendre la peine de me pencher. J’attrape mon téléphone dans ma poche et envoie un message à Calie.

Devon 23:45 :

J’ai réfléchi à ton refus. Tu as déjà Victoria, tu n’aurais que trois personnes de plus à caler dans ton agenda. Je te propose un essai. Un mois. Si c’est trop pour toi, on laisse tomber.

En attendant sa réponse, je me dirige vers la douche. L’eau chaude coule sur moi, mais elle n’arrive pas à apaiser l’agitation qui monte en moi. Dix minutes plus tard, alors que j’enroule une serviette autour de mes hanches, je vérifie mon téléphone : rien.

Je me dirige vers mon lit, l’esprit encore occupé par Calie et son refus. Elle doit dormir ou est-ce qu’elle s’envoie en l’air avec ce décile de Scott, me dis-je, mais l’idée me frustre davantage.

Je m’allonge, les pensées s’embrouillent dans ma tête mais je les chassent rapidement. Demain est un autre jour.

Mais alors que je scrute l’obscurité de ma chambre, je ne peux m’empêcher de me demander : Pourquoi ça me perturbe autant ? C’est juste une femme, non ? Ou peut-être est-ce qu’elle représente quelque chose de différent, quelque chose que je ne suis pas prêt à affronter.

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