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CHAPITRE 160 : LA GROSSESSE

مؤلف: Déesse
last update تاريخ النشر: 2026-05-14 05:31:46

Amelia

Les semaines filent, les mois peut-être, je ne sais plus, je ne compte plus, je vis dans une bulle de coton et de lumière, une bulle où le temps n'a plus la même texture, plus la même densité, plus la même urgence. Mon ventre s'arrondit, doucement, paresseusement, comme une lune qui se lève sur l'horizon de ma peau. Chaque matin, devant le miroir de notre salle de bain, je passe ma main sur cette courbe naissante, ce dôme de vie, et je suis émerveillée, sidérée, anéantie par la beauté de
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  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 161 : LES DOUTES D'IVY

    IvyJe suis Ivy. Ce prénom, ce masque, cette armure que j'ai portée pendant des années pour survivre, pour me venger, pour détruire. Et puis, ce prénom est devenu moi, la vraie moi, celle qui a aimé deux hommes, celle qui a tout perdu, celle qui a tout reconstruit.Nous sommes dans la grande demeure que nous partageons désormais avec Alexander et Amelia. C'est une maison immense, un manoir aux ailes séparées, pour que chaque couple ait son intimité, mais assez proche pour que nos vies s'entremêlent dans une étrange et magnifique harmonie.Dimitri est dans le salon, il lit un livre, ses longues jambes étendues devant la cheminée. Je m'approche de lui, il lève les yeux, il sourit. Cet homme, cet homme que j'ai aimé à en crever, que j'ai trahi, que j'ai perdu, que j'ai retrouvé, est aujourd'hui mon mari, mon amant, mon meilleur ami.Mais quelque chose me tourmente, un désir, une faim, une envie qui a grandi en moi à mesure que je voyais le ventre d'Amelia s'arrondir, à mesure que je voya

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 160 : LA GROSSESSE

    AmeliaLes semaines filent, les mois peut-être, je ne sais plus, je ne compte plus, je vis dans une bulle de coton et de lumière, une bulle où le temps n'a plus la même texture, plus la même densité, plus la même urgence. Mon ventre s'arrondit, doucement, paresseusement, comme une lune qui se lève sur l'horizon de ma peau. Chaque matin, devant le miroir de notre salle de bain, je passe ma main sur cette courbe naissante, ce dôme de vie, et je suis émerveillée, sidérée, anéantie par la beauté de ce qui se passe en moi.Alexander est devenu un autre homme. Lui, le roi de la nuit, le prédateur impitoyable, le magnat qui faisait trembler des industries entières d'un simple froncement de sourcils, s'est métamorphosé en quelque chose que je n'aurais jamais osé imaginer. Il est aux petits soins, d'une attention maladive, d'une tendresse qui me désarme.Il se lève avant moi, tous les matins, pour préparer mon petit-déjeuner lui-même, lui qui avait une armée de domestiques. Il me porte des pla

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 159 : L'ANNONCE

    AmeliaL'après-midi décline doucement, la lumière liquide et dorée du soleil couchant se déverse dans le grand salon, caressant les tapis persans, les bibliothèques de chêne, rendant l'air lui-même palpable, riche comme du miel. Nous attendons Dimitri. Alexander fait les cent pas devant la cheminée monumentale, il ne tient pas en place, un lion en cage d'amour, nerveux, fébrile, magnifique. Chaque fois qu'il passe devant moi, je ressens sa tension, son excitation, sa peur que ça se passe mal.Je suis assise, recroquevillée sur le canapé, les pieds nus repliés sous moi. Ma main n'a pas quitté mon ventre de la journée. Ce geste est devenu un réflexe, une prière continue, un dialogue intime, muet et permanent avec le petit être qui a élu domicile dans le temple de ma chair. Je lui parle dans ma tête, je lui promets la lune, je lui demande pardon par avance pour le monde pourri dans lequel il va naître, et je lui jure que son père et moi, nous le rendrons meilleur.Le carillon de la porte

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 157 : LA RENAISSANCE D'ALEXANDER 2

    Nous travaillons côte à côte, penchés sur les mêmes plans de développement. Nos épaules se frôlent, nos mains se rencontrent sur la souris de l'ordinateur, nos silences sont des conversations. Je la regarde, concentrée, ses beaux yeux plissés par la réflexion, et une bouffée d'amour et de gratitude me submerge. Elle est si brillante, si forte, si compétente. Elle n'est pas là pour décorer, elle est là pour décider. Parfois, elle me contredit, elle me challenge, elle me pousse dans mes retranchements, et je l'écoute, parce qu'elle a souvent raison. Elle m'a appris l'humilité. Mon empire change de nature. Il mue. Il devient un organisme vivant avec une conscience sociale. Nous créons des fondations pour les mères isolées, pour celles qui ont dû élever seules un enfant dans le désespoir, un hommage silencieux et vibrant à la femme brisée qu'elle a été. Nous imposons des chartes éthiques d'une rigueur draconienne, des verrous anti-corruption, d

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 158 : LES PROJETS

    Mon cœur s'arrête. Il ne bat plus, il chute dans un abîme de silence. Une peur panique, primitive, me cisaille les entrailles. Un espoir insensé, gigantesque, me tord l'estomac. — Alexander ? Sa voix n'est pas sa voix. C'est un murmure, un filet d'air si ténu, si fragile, qu'il se brise au milieu de mon prénom, qu'il se désagrège en poussière de son. Un filet qui tremble, qui supplie. Je suis debout, je ne sais pas comment. Le drap tombe. Je suis nu, vulnérable, en équilibre au bord du monde. — Qu'est-ce qu'il y a ? Ma propre voix est un aboiement de peur, une prière rauque. Qu'est-ce qui ne va pas ? — Rien ne va mal. Elle sourit, et en même temps, une cascade de larmes cristallines jaillit de ses yeux, roule sur ses joues pâles, s'écrase sur le bâtonnet blanc. Elle sourit, elle pleure, elle tremble. Rien ne va mal, Alexander. Mon Dieu, tout va bien. Tout va merve

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 156 : LA NUIT DE NOCES 3

    Nous n'émergeons pas, nous renaissons. Nous gisons là, flottant dans une bulle hors du temps. Plusieurs minutes, une éternité, passent dans un silence seulement troublé par nos respirations qui s'apaisent et le crépitement du feu. Il n'est plus un prédateur. Je ne suis plus un masque. Dans cette chambre nuptiale, deux êtres qui se sont haïs à en crever viennent de s'aimer pour la première fois de leur vie. Vraiment. Totalement. Pour toujours. Mais la nuit ne fait que commencer, et mon corps, même repu, est déjà en manque, déjà affamé. Après un long silence, sa main bouge à nouveau, elle glisse sur ma hanche, remonte lentement sur ma taille, s'aventure vers la courbe de mes seins. Un frisson me parcourt. — Encore, murmure-t-il d'une voix sourde, pleine d'une faim nouvelle, insatiable, une faim qui ne s'éteindra jamais. Et je souris dans la pénombre. Je me tourne vers lui, je capture ses lèv

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    Chapitre 26 : Les Ombres au Réveil

    RoySept mois.Sept mois de cet étrange purgatoire. Ma vie s’est organisée, calcifiée, autour de ce corps silencieux dans mon bureau. Le canapé-lit est devenu mon lit. Le bureau, ma salle de surveillance. La routine est épuisante. Réveil à six heures. Check des constantes. Changement de la sonde na

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    Chapitre 24 : L’Arrêt 2

    RoyJe retiens une exclamation. Elle n’est pas vieille. Trente-cinq ans, peut-être ? Mais son visage est ravagé. Des cernes profonds comme des blessures, des pommettes coupantes, une bouche entrouverte sur des dents abîmées, une lèvre fendue. Et pourtant… pourtant, il y a une étrange netteté dans s

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    Chapitre 14 : Le Client de la Nuit Blanche 2

    IvyC’est ce dont Magda a parlé. Des « goûts particuliers ». Son membre, en érection, est disproportionné par rapport à sa petite taille. Long, épais. Et il brille. Littéralement. Il a appliqué une sorte de gel ou d’huile qui le fait luire d’un éclat obscène et artificiel dans la lumière tamisée. C

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    Chapitre 9 : La Faute

    IvyC’est la fin. La fin de quelque chose, peut-être juste la fin du jour. Je ne sais plus. Le temps a perdu sa forme, il n’est plus qu’une boue épaisse et répétitive, mesurée par l’entrée et la sortie des ombres.Le cinquième est parti. L’odeur de lui, un mélange de transpiration aigre et de désin

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