Accueil / Mafia / L'ÉCLAT DE L'ABÎME / CHAPITRE 68 : L'OMBRE DU PASSÉ 6

Share

CHAPITRE 68 : L'OMBRE DU PASSÉ 6

Auteur: Déesse
last update Dernière mise à jour: 2026-03-01 02:05:36

Amelia

Ce n'est pas que physique. Si c'était que ça, je ne serais pas dans cet état. Je ne serais pas furieuse contre lui, certes, mais surtout contre moi-même. Je ne serais pas en train de repasser chaque mot, chaque regard, chaque micro-expression sur son visage.

Ce n'est pas que physique parce que quand il m'a regardée après m'avoir fait jouir, il n'y avait pas que du triomphe dans ses yeux. Il y avait autre chose. Quelque chose de plus profond. Quelque chose qui ressemblait à de la découve
Continuez à lire ce livre gratuitement
Scanner le code pour télécharger l'application
Chapitre verrouillé

Latest chapter

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 68 : L'OMBRE DU PASSÉ 6

    Amelia Ce n'est pas que physique. Si c'était que ça, je ne serais pas dans cet état. Je ne serais pas furieuse contre lui, certes, mais surtout contre moi-même. Je ne serais pas en train de repasser chaque mot, chaque regard, chaque micro-expression sur son visage.Ce n'est pas que physique parce que quand il m'a regardée après m'avoir fait jouir, il n'y avait pas que du triomphe dans ses yeux. Il y avait autre chose. Quelque chose de plus profond. Quelque chose qui ressemblait à de la découverte.Comme s'il venait de trouver quelque chose qu'il cherchait depuis longtemps.— Arrête, m'ordonné-je. Arrête de chercher des significations cachées. Arrête de vouloir le comprendre.Mais je n'arrête pas. Je n'arrive pas.Je repense à sa phrase : Vous êtes une énigme. Une variable nouvelle dans une équation usée.Je repense à ce qu'il a dit à propos d'Élodie : Elle aime l'idée qu'elle se fait de moi.Est-ce que je suis en train de faire la même chose ? Est-ce que je suis en train de tomber am

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 67 : L'OMBRE DU PASSÉ 5

    AMELIAJ'ouvre les yeux. Il me regarde, à genoux entre mes jambes, ses doigts toujours en moi, et son visage... son visage est une prière et une revendication.— Vous voyez ? dit-il doucement. Vous pouvez me dire d'aller me faire voir. Vous pouvez me gifler. Vous pouvez me crier que vous ne serez jamais à moi. Mais ça...Il bouge ses doigts lentement, profondément, et je me cambre malgré moi.— Ça, c'est la vérité. Votre corps. Votre désir. Cette humidité qui est pour moi.— C'est physique, haleté-je. Juste physique.— Bien sûr que c'est physique. Tout l'est, au début. Mais ce n'est pas que physique, et vous le savez.Ses doigts continuent leur mouvement lent, hypnotique, me menant au bord de quelque chose que je ne veux pas nommer.— Vous pourriez repousser ma main, dit-il. Vous pourriez fermer vos jambes, me frapper, me griffer, me crier de partir.— Je... je devrais...— Mais vous ne le faites pas. Parce que vous voulez ça. Vous me voulez, moi. Aussi fort que je vous veux.Il accél

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 66 : L'OMBRE DU PASSÉ 4

    AMELIA— Alors, Amelia. Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?Son regard me transperce, attendant ma réponse comme un prédateur attend le mouvement de sa proie. Cette arrogance insupportable, cette certitude qu'il a gagné, que je vais plier, que je vais céder.La rage me submerge à nouveau, effaçant la faiblesse honteuse de mon corps qui a répondu à son baiser.— Voilà ce qu'on fait.Ma voix est calme. Trop calme. C'est le calme avant la tempête.— Vous pouvez aller vous faire voir, Alexander.Son sourcil se lève, imperceptiblement.— Pardon ?— Vous m'avez parfaitement entendue. Allez vous faire voir. Vous et votre monde, vos jeux, vos certitudes. Vous pensez que je vais tomber dans vos bras parce que vous m'embrassez comme un dieu grec descendu de l'Olympe ? Vous pensez que je vais me soumettre parce que vous avez décidé que je vous appartenais ?Je recule d'un pas, mettant de la distance entre nous. La distance que je devrais avoir gardée depuis le début.— Je ne suis pas Élodie. Je n

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 65 : L'OMBRE DU PASSÉ 3

    AMELIALa porte de l'ascenseur a avalé Élodie, et avec elle son parfum entêtant, sa peau parfaite, sa manière de toucher Alexander comme si elle en avait le droit. Je suis seule dans cette salle à manger glaciale, debout au milieu des assiettes à moitié pleines, des restes de ce déjeuner qui était tout sauf un repas.Mon cœur bat trop vite. Mes mains tremblent légèrement, je les serre en poings.Alexander est parti. Il m'a laissée là, avec ses mots suspendus dans l'air comme des menaces ou des promesses. Du feu. Il a parlé de feu.Je refuse d'attendre dans cette pièce qu'il daigne revenir. Je refuse d'être une chose qu'on range, qu'on sort quand on a besoin de divertissement.Je traverse le hall, mes pas résonnant sur le marbre, et je le trouve dans son bureau. Il est debout devant la baie vitrée, dos à moi, ses mains jointes dans le dos. Il contemple la ville comme un dieu contemple son empire.— Je ne vais pas rester ici à ne rien faire, dis-je, ma voix plus dure que je ne l'anticip

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 64 : L'OMBRE DU PASSÉ 2

    AMELIALe déjeuner est un supplice exquis. La salle à manger est un long rectangle de marbre blanc, la table une lame de verre. Nous sommes assis, Alexander à la tête, Élodie et moi face à face, comme des duellistes.Un serviteur silencieux apporte des plats d'une présentation minimaliste : des tranches de poisson cru disposées comme des pétales, des légumes racines réduits en poussières colorées. De la nourriture qui ressemble à de l'art conceptuel, sans chaleur, sans odeur réconfortante.Élodie parle. Elle parle de galeries d'art, de ventes aux enchères record, de soirées dans des palais vénitiens. Elle nomme des gens que je ne connais que par les magazines, les lance dans la conversation comme des balles, pour montrer qu'elle appartient à ce monde. Son monde.Alexander l'écoute d'une oreille distraite, répondant par monosyllabes. Mais ses yeux, de temps en temps, se posent sur moi. Il observe ma réaction.Je ne dis presque rien. Je joue à être intimidée, dépassée. C'est facile. C'e

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 63 : L'OMBRE DU PASSÉ 1

    ALEXANDER VANCEMidson approche. Le soleil, haut dans le ciel, frappe les surfaces vitrées de la tour, transformant l'appartement en une gigantesque lanterne froide. L'échiquier, dans le salon d'hiver, est resté dans la position où nous l'avons laissé. Une invitation silencieuse.Amelia est dans la bibliothèque. Je la surveille discrètement via l'écran. Elle ne touche plus rien. Elle se tient debout au centre de la pièce, tournant lentement sur elle-même, comme pour absorber l'essence même de ce lieu stérile. Elle cherche quelque chose que je ne peux pas lui donner : un cœur battant sous le marbre.Le signal discret de l'ascenseur privé retentit sur mon bracelet. Une visite enregistrée, mais non annoncée. Seule une poignée de personnes ont ce niveau d'accès. Je consulte l'identifiant.Élodie de Saint-Clair.Un léger agacement frémit en moi, aussitôt maîtrisé. Élodie. Un vestige d'une époque où j'essayais encore de trouver dans la compagnie des autres autre chose qu'un divertissement s

Plus de chapitres
Découvrez et lisez de bons romans gratuitement
Accédez gratuitement à un grand nombre de bons romans sur GoodNovel. Téléchargez les livres que vous aimez et lisez où et quand vous voulez.
Lisez des livres gratuitement sur l'APP
Scanner le code pour lire sur l'application
DMCA.com Protection Status