Share

CHAPITRE 4

Penulis: Trimis Lirus
last update Tanggal publikasi: 2026-08-07 18:56:15

LA SENTENCE

POINT DE VUE : AZURIANE

Je n'avais jamais vu Maître Orven aussi inquiet. Après avoir quitté la forêt, il ne prononça presque pas un mot. Son regard parcourait sans cesse les alentours, comme s'il craignait que quelqu'un nous suive. Je marchais à ses côtés, le panier de plantes serré contre moi. Mon esprit était encore prisonnier de ce qui venait de se produire. La bague. Cette lumière. Ces images. Et ces yeux dorés qui semblaient me regarder depuis un lieu que je ne connaissais pas.

« Maître Orven. »

Il ne répondit pas.

« Vous alliez me dire quelque chose. »

Il s'arrêta quelques secondes avant de reprendre sa marche.

« Certaines vérités peuvent coûter la vie à ceux qui les connaissent. »

Je fronçai les sourcils. « Vous me faites peur. »

Il esquissa un triste sourire. « C'est justement ce que je voudrais éviter. »

Avant que je puisse insister davantage, les cloches de la meute retentirent. Une fois. Puis deux. Puis une troisième. Je m'immobilisai. Je connaissais ce signal. Tous les membres de la Meute d'Obsidienne devaient immédiatement se rendre sur la grande place. Même moi.

Lorsque nous arrivâmes au village, une foule s'était déjà rassemblée. Les guerriers formaient un large cercle autour de la place centrale. Les familles murmuraient entre elles. Les anciens occupaient les premiers rangs. Au fond, légèrement surélevés, se trouvaient les trois sièges de pierre réservés aux plus hauts dirigeants. Celui de l'Alpha. Celui de la Luna. Et celui du Bêta.

Mon cœur se serra. Je n'avais jamais aimé ces assemblées. À chaque fois qu'elles étaient organisées, quelqu'un était puni.

Je me glissai discrètement derrière les autres. J'espérais passer inaperçue. Mais c'était impossible.

« La voilà. » « C'est l'humaine.» « Regardez sa bague.»

Les murmures se propagèrent comme une traînée de poudre. Je baissai les yeux.

Quelques instants plus tard, l'Alpha Varkhan Crowe fit son entrée. Sa haute silhouette imposait le silence. Il s'assit lentement sur son siège. À sa droite, la Luna Selene prit place avec l'élégance d'une reine. Son regard parcourut la foule. Puis il s'arrêta sur moi. Je sentis un frisson glacer mon dos. Elle souriait. Un sourire froid. Calculateur. Comme si elle attendait ce moment depuis très longtemps.

L'Alpha se leva.

« Cette réunion exceptionnelle a été convoquée à la demande de notre Luna. »

Tous les regards se tournèrent vers elle. Selene s'avança avec une lenteur maîtrisée. Sa voix était douce. Presque rassurante.

« Depuis plusieurs nuits, notre meute reçoit des signes inquiétants. »

Personne n'osa l'interrompre.

« Les chasseurs ont entendu des hurlements inconnus dans la forêt. Les animaux fuient nos terres. Et plusieurs guerriers disent avoir ressenti une énergie qu'ils n'avaient jamais connue. »

Des murmures inquiets parcoururent l'assemblée. Je ne comprenais pas où elle voulait en venir.

Selene poursuivit : « Ce ne sont pas des coïncidences. » Elle marqua une pause. « Tout a commencé au même moment. »

Son regard se posa sur moi. « Depuis que cette humaine est arrivée parmi nous. »

Un silence pesant tomba sur la place. Je sentis des dizaines de regards me transpercer.

« Non! », murmurai-je.

La Luna leva lentement la main. « Pendant vingt et un ans, nous avons cru que sa présence était une épreuve imposée par la Lune. Nous avons été patients. Nous lui avons laissé une place parmi nous malgré sa différence. »

Je relevai brusquement la tête. Ces mots étaient un mensonge. Ils ne m'avaient jamais acceptée. Ils m'avaient seulement tolérée. Comme une servante. Comme une étrangère.

« Mais aujourd'hui », reprit-elle, « les signes ne peuvent plus être ignorés. »

Elle fit quelques pas dans ma direction. « Regardez-la. Depuis quelques jours, des phénomènes étranges se produisent autour d'elle. »

Plusieurs membres de la meute hochèrent lentement la tête.

Kaïden s'avança. « C'est vrai. Sa bague a émis une lumière étrange. Je l'ai vue de mes propres yeux. »

Mon cœur s'emballa. Il utilisait cela contre moi.

Une autre voix s'éleva. « Moi aussi. J'ai senti une énergie inhabituelle près de la rivière. »

Puis une troisième. « Les chevaux refusent de s'approcher d'elle. »

Chaque témoignage ajoutait une pierre au mur qui se refermait autour de moi.

Je fis un pas en avant. « Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je ne fais de mal à personne. »

Personne ne sembla m'écouter.

Maître Orven s'avança alors. Sa voix tremblait légèrement. « Alpha , permettez-moi de parler. »

Varkhan acquiesça.

Le vieil homme inspira profondément. « Azuriane a grandi parmi nous. Elle n'a jamais levé la main contre un membre de cette meute. Elle travaille du lever au coucher du soleil. Si des phénomènes se produisent, cela ne signifie pas qu'elle soit une menace. Nous devrions chercher à comprendre avant de condamner une innocente. »

Pendant quelques secondes, un doute sembla traverser le visage de l'Alpha. Je m'accrochai à cet espoir.

Puis Selene reprit la parole. Sa voix était toujours calme. « Et si cette hésitation coûtait la vie à nos enfants ? »

Le silence retomba.

« Un chef protège les siens avant tout. »

Elle s'approcha de l'Alpha. « Si cette fille porte réellement une ancienne malédiction ,combien de morts faudra-t-il avant que nous réagissions ? »

Les murmures changèrent de ton. La peur remplaçait peu à peu le doute. Je compris ce qu'elle faisait. Elle ne cherchait pas à convaincre. Elle cherchait à effrayer. Et cela fonctionnait.

Je levai les yeux vers Varkhan. « Alpha , je vous en supplie »

Il ferma lentement les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, toute hésitation avait disparu. Son visage était devenu celui d'un chef prêt à prendre une décision irréversible.

Il se leva. Toute la place retint son souffle. Sa voix résonna dans le village.

« Azuriane. »

Mon cœur cessa presque de battre.

« Au nom de la Meute d'Obsidienne. »

Je sentis mes jambes trembler.

« Je te condamne. »

Le monde sembla s'arrêter.

« À la peine de mort. »

Le silence fut absolu. Même le vent venait de mourir.

Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • LA PROMISE DU DERNIER LYCAN    CHAPITRE 35

    CE QUE JE NE ME RAPPELLE PASPOINT DE VUE : AZURIANEJe le regardai.« Tu es arrivé. »« Oui. »« Comment ? »Il me regarda.« Ta mère m'a appelé. »« Comment ? »Il leva son poignet. La marque.« Avec ça. »Je regardai la marque.« Elle brille. »Il hocha la tête.« Oui. »« Pourquoi ? »Il me regarda.« Parce que tu es proche. »« De quoi ? »Il me regarda.« De ton pouvoir. »Je le regardai.« Il s'éveille ? »Il hocha la tête.« Oui. »« Quand ? »Il regarda vers la montagne.« Bientôt. »Je le regardai.« Tu dis toujours ça. »Il sourit.« Parce que c'est vrai. »Je le regardai.« Pourquoi maintenant ? »Il me regarda.« Parce que tu es prête. »

  • LA PROMISE DU DERNIER LYCAN    CHAPITRE 34

    CE QUE JE NE ME RAPPELLE PASPOINT DE VUE : AZURIANENous marchâmes toute la matinée. La montagne grandissait à chaque pas. Ses sommets disparaissaient dans les nuages. Ses flancs étaient couverts de forêts sombres et de rochers gris.Uras marchait devant. Silencieux. Comme toujours.Je le suivais. Mes pensées tournaient. Les mots de la nuit précédente résonnaient encore. Ta mère m'a appelé. Le jour de ta naissance. Je te l'avais promis. De veiller sur toi. Parce que je t'ai attendue. Trois cents ans.Je le regardais. Son dos. Ses épaules. Sa démarche. Il ne ressemblait pas à un homme qui avait attendu trois siècles. Il ressemblait à un voyageur. Un vagabond. Un homme ordinaire. Pourtant... Pourtant, il avait sauvé ma vie. Avec son sang. Avec son pouvoir. Avec sa promesse.Je m'arrêtai. Il s'arrêta aussi. Il se retourna.« Ça va ? »Je le regardai.« Qu'est-ce qui s'est passé ? »Il fronça

  • LA PROMISE DU DERNIER LYCAN    CHAMBRE 33

    POURQUOI M'AIDER ?POINT DE VUE : AZURIANEPuis je dis :« Pourquoi m'aides-tu vraiment ? »Il me regarda.« Je te l'ai dit. »« Non. »Il me regarda.« Quoi ? »« Tu m'as dit pourquoi tu devais m'aider. Mais pas pourquoi tu voulais m'aider. »Il me regarda longtemps.Puis il sourit.« Parce que je t'ai attendue. »« Attendu ? »« Oui. »« Combien de temps ? »Il me regarda.« Trois cents ans. »« Pourquoi ? »Il me regarda.« Parce que j'espérais. »« Espérais quoi ? »Il me regarda.« Que tu existes. »Le silence tomba.Je le regardai.« Que j'existe ? »Il hocha la tête.« Oui. »« Pourquoi ? »Il me regarda.« Parce que sans toi, je ne suis rien. »Je le regardai.« R

  • LA PROMISE DU DERNIER LYCAN    CHAPITRE 32

    POURQUOI M'AIDER ?POINT DE VUE : AZURIANENous marchâmes jusqu'au crépuscule.La montagne était plus proche maintenant. Massive. Imposante. Ses sommets disparaissaient dans les nuages.Uras s'arrêta près d'un petit ruisseau.Il posa son sac.Il s'assit contre un rocher.Je m'assis en face de lui.Le silence était confortable.Pas lourd.Pas gênant.Juste... paisible.Je le regardai.Il regardait l'eau.Ses yeux argentés brillaient doucement.Je pris une profonde inspiration.« Uras. »Il leva les yeux.« Oui ? »Je le regardai.« Pourquoi m'aides-tu ? »Il me regarda.« Quoi ? »« Pourquoi m'aides-tu ? »Il ne répondit pas immédiatement.Il regarda l'eau.Puis il dit :« Parce que je le dois. »Je fronçai les sourcils.« Tu le dois ? »Il hocha la tête.« Oui. »« À qui ? »Il me regarda.« À ta mère. »Je sentis mon cœur se serrer.« Tu as connu ma mère ? »Il hocha la tête.« Oui. »« Comment ? »Il regarda le feu.« Il y a longtemps. »« Combien de temps ? »Il me regarda.« Vingt

  • LA PROMISE DU DERNIER LYCAN    CHAPITRE 31

    LE VOYAGEURPOINT DE VUE : AZURIANENous marchâmes vers les montagnes pendant trois jours.Trois jours de silence.Trois jours de route.Trois jours à côté d'Uras.Il ne parlait pas beaucoup.Il marchait.Toujours devant.Toujours silencieux.Toujours vigilant.Je le regardais.Souvent.Ses épaules larges.Son dos droit.Ses mains calleuses.Ses yeux argentés qui scrutaient l'horizon.Il ne ressemblait pas à un roi.Il ne ressemblait pas à un Primordial.Il ressemblait à un voyageur.Un vagabond.Un homme sans importance.Pourtant, je savais.Je savais ce qu'il était.Je savais ce qu'il cachait.Mais je ne disais rien.Je le laissais faire.Je le laissais être.Parce que je comprenais.Il avait passé trois cents ans

  • LA PROMISE DU DERNIER LYCAN    CHAPITRE 30

    LA NUIT OÙ JE M'ENFUISPOINT DE VUE : AZURIANEUras ne lâcha pas ma main.Il ne ralentit pas.Il ne regarda pas derrière lui.Il marcha plus vite.Je le suivis.Sans poser de questions.Sans comprendre.Sans savoir.Nous traversâmes la forêt.Les arbres défilaient.Les branches me fouettaient le visage.Mais je ne sentais rien.Ni la douleur.Ni la peur.Juste sa main dans la mienne.Juste sa chaleur.Juste sa présence.Puis il s'arrêta.Brutalement.Je faillis trébucher.Il me retint.« Qu'est-ce que... »Il posa un doigt sur ses lèvres.Silence.Je me tus.J'écoutai.La forêt était silencieuse.Trop silencieuse.Pas d'oiseaux.Pas d'insectes.Pas de vent.Juste le silence.Uras re

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status