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Chapitre 9

Penulis: Anatory
last update Tanggal publikasi: 2025-12-31 02:34:19

Mes poignets sont toujours prisonniers de ses mains, chaudes et fermes. Mon souffle est encore saccadé, mes joues humides de larmes qui sèchent lentement. Je le fixe, furieuse, terrifiée, épuisée. Mais au fond de moi, une petite voix raisonnable me murmure que crier plus fort ne changera rien. Il ne me lâchera pas tant que je ne serai pas calmée. Et je sais déjà qu’il ne me fera pas de mal… pas physiquement, du moins.

J’inspire profondément, une fois, deux fois. Je ramasse toute la force qu’il
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  • Le Diable en Costard    Est-ce que tu es impliqué là-dedans ?

    — Pas vraiment. Elle est apparue il y a quelque temps et elle circule dans plusieurs villes. Il y a beaucoup de rumeurs, mais rien de suffisamment fiable pour que je puisse te dire qui se trouve derrière. Je ne sais pas précisément d'où elle vient ni qui l'a mise en circulation.Je pinçai les lèvres, hésitant à poser la question qui me trottait dans la tête depuis le début de la conversation.— Mais elle circule aussi sur ton territoire.— Oui, je sais.Je pris une inspiration.— Cameron, est-ce que tu es impliqué là-dedans ?Cette fois, le silence fut bref, mais sa réponse tomba sans détour.— Non. Je ne suis pas impliqué dans la distribution de cette drogue.Je gardai les yeux fixés sur le bord de la table.— Tu me le dis franchement ?— Oui. Je ne sais pas exactement d'où elle vient, ni qui la fait circuler. Je ne vais pas prétendre avoir des réponses que je n'ai pas, mais je sais que je n'ai rien à voir avec ça.Je ne répondis pas tout de suite. J'essayais de comprendre ce que je

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    Je me réveillai avec une sensation de raideur dans la nuque, encore à moitié endormie. Le plaid avait glissé jusqu'à ma taille et la lumière qui traversait les rideaux n'avait plus rien à voir avec celle de tout à l'heure. Je cherchai l'horloge du regard.Dix-huit heures.Je me redressai brusquement.— Merde…J'avais dormi presque trois heures. Sur les deux jours que je m'étais accordés avec ma mère, je venais d'en laisser filer une bonne partie de l'après-midi sans même m'en rendre compte.Je ramassai le plaid tombé au sol et le déposai sur le canapé avant de regarder autour de moi. Le salon était vide et la télévision éteinte. Je n'entendais aucun bruit venant de la cuisine.— Maman ?Seul le silence me répondit.Je me levai et traversai le couloir. La cuisine était également vide, mais une odeur de thé flottait encore dans l'air. Sur la table, un morceau de papier avait été laissé près de ma tasse.« Je suis partie chercher de quoi te cuisiner, ma chérie. Je reviens. »Je relus le

  • Le Diable en Costard    Le territoire de Cameron

    Mais la vérité ne m'appartenait plus tout à fait. Elle impliquait des hommes qui n'hésiteraient peut-être pas à s'en prendre à elle pour m'atteindre.Alors, je gardai le silence.Ma mère se leva finalement et emporta sa tasse dans l'évier.— Allez, viens. On sera mieux dans le salon. Je la suivis sans discuter. Une fois installées sur le canapé, je me rapprochai d'elle et posai la tête sur son épaule. Elle passa un bras autour de moi, attrapa la télécommande et alluma la télévision.Je n'avais même pas vraiment suivi le début du journal télévisé lorsque quelques mots retinrent mon attention.— Une nouvelle drogue particulièrement dangereuse circule actuellement dans plusieurs grandes villes. Les autorités sanitaires alertent la population sur les risques liés à cette substance, connue sous le nom de rue de « la Brume ».Je me redressai légèrement.À l'écran, le présentateur conservait son expression grave tandis que des images de rues londoniennes défilaient derrière lui. Je reconnus

  • Le Diable en Costard    Il y a quelque chose que tu ne me dis pas ?

    Ma valise ne contenait presque rien. Deux jours, c'était tout ce que je m'autorisais. J'avais soigneusement plié quelques vêtements, glissé un pull et un jean entre mes sous-vêtements, puis ajouté ma trousse de toilette. Le strict nécessaire pour un court séjour, même si, quelques jours plus tôt, je m'étais encore imaginée rester une semaine, peut-être deux. L'idée m'avait paru merveilleuse, jusqu'à ce que la réalité me rappelle que je n'étais plus libre de faire ce genre de projets sans réfléchir aux conséquences.Ma mère ignorait tout de ce qui se passait dans ma vie. Elle ne connaissait ni Marcus ni Dante, pas plus qu'elle ne savait que certains hommes pouvaient désormais représenter une menace pour moi. Quant à Cameron, elle n'avait de lui qu'une image soigneusement incomplète : celle d'un patron séduisant, suffisamment fortuné pour m'offrir un appartement de fonction et une existence qui, de l'extérieur, n'avait rien d'inquiétant.Je tenais à ce qu'elle conserve cette version des

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    — Maman, c'est moi.— Amanda !Son enthousiasme me tira immédiatement un sourire. Je l'imaginai dans sa cuisine, probablement en train de préparer du thé, avec la radio qui jouait en fond sonore.— Comment tu vas, ma chérie ?— Ça va. Et toi ?— Oh, tu sais, la routine. Je m'occupe de la maison, je regarde mes émissions… Rien de très passionnant.Elle marqua une pause.— Mais je suis contente que tu m'appelles.Cette simple phrase me serra le cœur.— Je me demandais si je pouvais venir demain. Passer la journée avec toi, si tu es libre.Un silence lui répondit. Puis sa voix s'éclaira.— Bien sûr que tu peux venir ! Depuis quand as-tu besoin de me demander ça ?— Je ne voulais pas te déranger.— Me déranger ? Amanda, tu es ma fille. Tu ne me déranges jamais.Je baissai les yeux, soudain incapable de répondre.— À vrai dire, continua-t-elle plus doucement, je me demandais quand tu viendrais. Je ne voulais pas te mettre la pression, mais… tu me manques.Je sentis ma gorge se nouer.— Toi

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