LOGINChapitre 112 : L'Article ExplosifElenaLe kiosque à journaux est la première chose que je vois en sortant de l'appartement. Une pile de tabloïds aux couleurs criardes, empilés sur le trottoir, et en première page, une photo de moi. Pas une photo récente, non. Une photo d'il y a trois ans, prise lors d'un gala de charité, quand je m'appelais encore Elena Cross et que je portais le sourire naïf de celle qui ignore tout du piège qui se referme sur elle.Le titre claque comme une gifle : HELENA VOLKOV EST-ELLE VRAIMENT ELENA CROSS, LA FEMME MIRACULÉE ?Je saisis le journal, et mes doigts se crispent sur le papier glacé. L'article s'étale sur quatre pages, avec des photos comparatives, des témoignages anonymes, des dates qui concordent. Il y a une photo de moi au bras de Damien lors de notre faux mariage, une autre de moi au gala de l'Économie Mondiale au bras d'Alexander, et une troisième, floue, volée par un paparazzi, de moi tenant Gabriel dans mes bras.— Ils ont osé, murmuré-je entre
Chapitre 111 : La Manœuvre d'IsabelleIsabelleLa prison est un enfer de béton et de silence. Les murs de ma cellule sont gris, froids, suintants d'humidité. La fenêtre à barreaux donne sur une cour intérieure où le soleil ne pénètre jamais. Les nuits sont interminables, peuplées de cris lointains et de sanglots étouffés. Les jours sont pires encore : vides, monotones, rongés par l'ennui et la rage.Je passe mes journées à tourner en rond comme un fauve en cage, à raisonner sur ma chute, à chercher un responsable. Et chaque fois, mon esprit revient vers le même visage. Elena. Ou plutôt Helena, comme elle se fait appeler maintenant. La femme qui a détruit ma vie, ma carrière, mon mariage. La femme qui m'a fait jeter en prison pendant que Damien, ce lâche, m'a répudiée publiquement pour sauver sa peau.Mais je ne suis pas morte. Et tant que je respire, je peux encore frapper.Ce matin, une idée a germé dans mon esprit. Une idée qui pourrait tout changer, qui pourrait retourner la situat
Chapitre 110 : La Jalousie d'AlexanderAlexanderJe n'aurais pas dû regarder ces photos. Je le sais, et pourtant je n'arrive pas à en détacher les yeux. Elles sont étalées sur la table basse du refuge comme autant de pièces à conviction, et chacune d'elles est un coup de poignard silencieux.Helena et Lord Ashford au British Museum. Elle, resplendissante dans sa robe vert émeraude, la tête légèrement inclinée vers lui. Lui, les yeux brillants d'admiration, le sourire béat d'un homme qui vient de trouver une âme sœur. Ils sont penchés sur une vitrine, leurs visages tout proches, et la complicité qui émane de cette image est presque insupportable.La deuxième photo les montre à la sortie du musée. Il lui tient la porte, elle lui sourit. Un sourire que je connais bien, ce sourire énigmatique qu'elle a appris de Madame et qu'elle utilise comme une arme. Je sais que c'est un rôle, une mise en scène, une manipulation parfaitement orchestrée. Mais cela ne change rien à ce que je ressens.— T
Chapitre 109 : La Confession de l'AristocrateElenaLe jardin du manoir d'Edward Ashford s'étend à perte de vue, une symphonie de verdure et de fleurs soigneusement orchestrée par des générations de paysagistes. Les rosiers grimpent le long des pergolas, les allées de gravier blanc serpentent entre les massifs de lavande, et un étang miroite sous la lune, peuplé de cygnes endormis. L'air est doux, chargé du parfum des roses et de la terre humide. Un décor de conte de fées, parfait pour une confession.Edward marche à côté de moi, les mains croisées dans le dos, le regard perdu sur l'horizon. Il n'a pas prononcé un mot depuis que nous avons quitté la salle à manger, et son silence est plus éloquent que tous les discours. Quelque chose le tourmente, un poids qui pèse sur ses épaules depuis bien avant notre rencontre. Je le sens, je le devine, je l'attends.— Vous avez un jardin magnifique, dis-je pour rompre le silence.— C'est Emily qui l'a conçu. Ma femme. Elle passait des heures à pl
Chapitre 108 : Le Dîner aux ChandellesElenaLe manoir de Lord Ashford se dresse au cœur du Surrey comme un vestige d'un autre temps. Des murs de pierre grise couverts de lierre, des fenêtres à meneaux qui scintillent sous la lune, une allée bordée de chênes centenaires dont les branches s'entrelacent pour former une voûte majestueuse. La berline noire ralentit devant le portail en fer forgé, et je sens mon cœur s'accélérer légèrement. Pas de peur. D'excitation. L'excitation du prédateur qui s'apprête à fondre sur sa proie.— Tu es prête ? demande Marcus dans mon oreillette.— Toujours.— Je reste en liaison permanente. Si quoi que ce soit tourne mal, Alexander interviendra.— Rien ne tournera mal.Le portail s'ouvre, et la berline remonte l'allée jusqu'au perron. Un majordome en livrée m'accueille et me conduit à travers un hall immense, orné de tapisseries anciennes et de portraits d'ancêtres. Chaque pas que je fais résonne sur le marbre, et je sens le poids de l'histoire qui imprèg
Chapitre 107 : L'Approche au MuséeElenaLe British Museum s'élève devant moi comme un temple antique, ses colonnes majestueuses baignées par la lumière dorée des projecteurs. La façade néoclassique scintille dans la nuit londonienne, et un tapis rouge a été déployé sur les marches pour accueillir les invités de marque. Des photographes se pressent derrière les barrières, des limousines déposent leur cargaison de célébrités, et l'air est chargé de cette excitation feutrée qui précède les grands événements mondains.Je suis assise dans la berline noire, garée à quelques mètres de l'entrée. Alexander est à côté de moi, silencieux, les yeux fixés sur la foule. Il porte un smoking sombre, et sa main repose sur ma cuisse, comme pour me retenir encore un instant.— Tu es prête ? demande-t-il.— Je suis née prête.Il sourit, mais son sourire est tendu. Il n'aime pas ce plan, je le sais. L'idée de me voir jouer la séductrice avec un autre homme le ronge de l'intérieur, même s'il ne le montre
Le contrat du milliardaire Chapitre 2 : Un Reflet dans le ChampagneElenaJ'ai besoin d'une seconde. Une seule. Une seconde qui ne soit pas chorégraphiée par son regard, une seconde qui ne soit pas une note dans la partition qu'il dirige d'un simple haussement de sourcil. Une seconde volée à l'éte
Le contrat du milliardaire Chapitre 1 : La Femme du MilliardaireElenaLe lustre au-dessus de la salle de bal est une cascade de cristaux gelés, une chute d’eau saisie en plein mouvement par un froid surnaturel. Ses milliers de prismes taillés capturent la lumière et la brisent en une constellatio
Le contrat du milliardaire Chapitre 4 : L'Insomnie du DouteElenaLe sommeil ne viendra pas. Je le sais à l'instant même où ma tête touche l'oreiller de soie, cet oreiller brodé à mes initiales, E.C., Elena Cross, un nom qui n'est peut-être pas le mien. La chambre conjugale s'étend autour de moi c
Le contrat du milliardaire Chapitre 3 : La Fêlure InvisibleElenaLes mots de la gouvernante ont percé une brèche minuscule, mais le poison du doute s’écoule déjà, silencieux et inexorable, comme une eau noire qui trouvera toujours un chemin. Dans la limousine qui nous ramène à travers les rues d







