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Chapitre 4

Autor: Velka
last update Data de publicação: 2026-03-15 20:03:21

Il est actuellement trois heures du matin.

Je suis assise au sol dos contre lit, les pieds le longs du corps posés sur le sol froid. Les fenêtres sont ouvertes et l’air de la nuit entre doucement dans la chambre.

Aucune lumière n’est allumée la seule lumière qui existe vient de la lune pleine.Elle traverse la fenêtre et éclaire la moitié de mon visage tandis que l’autre moitié reste dans l’ombre.

Je ne bouge pas.

Mes mains sur mes genoux et mon regard est perdu quelque part devant moi.

Je ne pleure pas Je n’en ai plus la force,pendant trois ans, j’ai pleuré dans ce mariage.

Des nuits entières à essayer de comprendre ce qui n’allait pas à me demander ce que je faisais de travers à espérer que Gabriel redevienne l’homme que j’ai épousé.

Mais ce soir…

Même après tout ce que je viens d’apprendre aucune larme ne sort comme si mon cœur était trop fatigué pour ça.

Après notre discussion Gabriel n’est pas resté longtemps Il entrer dans le dressing y a pris quelques vêtements et les a jetés dans un sac sans même me regarder.

Puis il est parti vivre chez Lina.

Ses derniers mots tournent encore dans ma tête.

« Une fois que tu auras reçu les papiers du divorce quitte cette maison,je viendrai m’y installer avec Lina et notre enfant mais pour l’instant… je te la laisse. »

Notre enfant.

Ces mots me serrent encore la poitrine.Je ferme les yeux un instant.

Nous ne nous sommes pas mariés sous le régime de la communauté des biens.

À l’époque, je pensais que ce n’était pas nécessaire.

J’avais un travail un bon travail et je gagnais mieux ma vie que Gabriel.

Avant qu’il n’obtienne ce poste qui a tout changé.

À cette époque Gabriel n’était qu’un assistant dans son entreprise un salaire simple, rien d’extraordinaire.

Mais son ego supportait mal le fait que sa femme gagne plus que lui.

Il m’a demandé plusieurs fois de quitter mon travail.

J’ai refusé.

J’aimais ce que je faisais j’avais travaillé dur pour en arriver là.

Mais quand Gabriel a obtenu sa promotion tout a changé.

Son salaire a presque doublé le mien Et le sujet est revenu encore et encore .Selon lui, il n’était plus nécessaire que je travaille.

Il disait qu’il pouvait tout gérer que je pouvais rester à la maison.

Que je devais penser à notre futur enfant un futur enfant qui n’était même pas encore là et j’ai fini par céder.

J’ai démissionné trois mois après notre deuxième année de mariage.Au début, tout allait bien.Les six premiers mois étaient presque heureux.

Puis Gabriel a commencé à changer petit à petit.

Des retours tardifs des silences des regards froids.

Maintenant je me demande si ce n’est pas à ce moment-là que tout a commencé entre lui et Lina.

J’ai tout abandonné pour ce mariage,mon travail,mon indépendance et surtout mes projets.

Je me suis consacrée entièrement à notre vie de couple.

J’avais vingt ans quand nous nous sommes mariés.

À Vingt ans j’étais une femme intelligente j’avais un avenir brillant devant moi à cet âge-là, je gagnais déjà très bien ma vie.

Mieux que Gabriel qui avait vingt-quatre ans. Aujourd’hui j’ai vingt-quatre ans et Gabriel vingt-huit.

Mais nos vies n’ont plus rien à voir.Moi je n’ai plus rien pas de travail ni d’économies.

Gabriel s’est assuré de ça.

Et pendant que je suis assise ici, dans cette chambre plongée dans l’obscurité…

Gabriel lui, a tout une carrière une nouvelle femme et un enfant qui va bientôt naître.

Je relève légèrement la tête,la lumière de la lune éclaire toujours la moitié de mon visage.

Mais à l’intérieur j’ai l’impression que quelque chose en moi vient de se briser définitivement.

Le silence dans la maison est lourd encore plus que d’habitude Je baisse les yeux vers mes mains.

Elles tremblent légèrement sans que je comprenne vraiment pourquoi.

Peut-être à cause du froid ou peut-être à cause de tout le reste,mon regard glisse lentement vers la table de nuit.

Mon téléphone est posé dessus.

L’écran est noir.

Pendant quelques secondes, je le fixe simplement.

Puis il s’allume.

Une notification apparaît je l’ignore mais les notifications s’enchaînent,mon cœur se serre immédiatement.

Je tends la main et je prends le téléphone.Le nom qui apparaît sur l’écran

Lina.

Mes doigts restent immobiles autour de l’appareil

pendant un instant, j’hésite puis j’ouvre le message.

Une photo apparaît.

Je reste figée.

C’est une photo d’elle,lina est allongée dans un lit elle est dans sa chambre, je suppose et Gabriel est au dessus d’elle.

Ma gorge se serre.

Sous la photo, un message apparaît.

“Je pense que tu as compris maintenant.”

Je ne bouge pas.

Je continue de fixer l’écran.

Un autre message arrive.

“Ne rends pas les choses plus compliquées que nécessaire.”

Puis un troisième.

“Gabriel mérite d’être heureux.”

Mes doigts se resserrent autour du téléphone.

Je relis les mots encore une fois.

Je fixe le téléphone la photo et les messages sont toujours là, immobile et mon cœur bat à tout rompre.

Je ne veux plus toucher l’écran je n’ai pas la force et pourtant il se met à sonner .Mon téléphone vibre dans ma main, et je sens mon corps se figer.

Cette fois c’est Gabriel.

Je ne sais pas si je dois décrocher mes mains tremblent mon souffle se bloque.

Sans réfléchir, je glisse mon doigt sur l’écran et prends l’appel.

— «… »

Je n’ai même pas le temps de dire « allô» que mon cœur se fige.

Une voix féminine hurle à travers le combiné. Pas un cri de colère ni un cri de peur juste un son,un son qui me transperce et qui me brûle de l’intérieur.

Et une autre voix, celle de Gabriel, répond à cette voix et je comprends tout en restant figée.l’appel bascule en appel vidéo

ce que je vois me fais descendre du centième étages

Lina et Gabriel s’envoie en l’air et les deux n’arrêtes pas de gémir en cœur

Je sens mes jambes fléchir sous moi le lit semble disparaître sous mon poids mon souffle devient court.

Tout ce que je n’ai pas pu pleurer ces depuis deux jours me submerge d’un seul coup.

Toutes les larmes que je n’ai pas versées… toutes les nuits où je me suis tue… toutes les fois où j’ai gardé la douleur pour moi… tout sort maintenant, d’un seul bloc.

Je hurle silencieusement dans ma tête je tremble,je serre le téléphone contre ma poitrine, mais il ne peut rien absorber.

Mon visage se couvre de larmes, mon corps secoué de sanglots. Je pleure tout ce que je n’ai jamais pu pleurer. La douleur, la trahison, la colère, le désespoir… tout se mélange et m’écrase.

Et dans cette chambre plongée dans la lune, dans le silence de la nuit, je réalise que je suis complètement seule.

Complètement détruite.

Chaque larme qui tombe me brûle et me vide.

Je pleure pour moi pour ce mariage qui n’a jamais été pour l’homme que j’ai aimé et qui ne m’a jamais vue.

Et je sais au fond de moi, que je vais devoir continuer à pleurer encore… parce que rien ne pourra réparer ce qu’il a fait.

Dans ces pleures interminables pour la première fois depuis longtemps une pensée traverse mon esprit,ce mariage était déjà terminé depuis longtemps.

Ce soir je viens simplement de m’en rendre compte.

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