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Chapitre 2

Autor: Velka
last update Data de publicação: 2026-03-14 23:22:18

Je rentre enfin à la maison.

Dès que je franchis la porte, mon regard se pose sur le salon. Comme toujours la maison est calme. Elle a quelque chose de sinistre de Vide et sans vie,on croirait vraiment pas qu’il y’a un couple de mariés qui vivent ici et ça fait trois ans que c’est comme ça.

Je soupire doucement.

Je pose mon sac et commence à ranger les quelques affaires que j’avais laissées en désordre avant de partir. Un coussin mal placé, des papiers sur la table, un verre dans l’évier et tout l’autre bazar que j’ai laissé quand Gabriel est parti d’un coup,ça me prend quand même un petit moment.

Heureusement aujourd’hui je ne cuisine pas.

Hier, j’ai passé toute la journée à préparer à manger pour une personne qui ne me respecte absolument pas qui n’a même pas pu envoyer un simple message pour m’informer alors hors de question que je recommence.

J’ouvre donc le frigo, je sors l’un des plats que j’avais gardé et je le mets dans le micro-ondes. Le léger bourdonnement de la machine brise un peu le silence de la maison.

Cinq minutes plus tard, je le récupère.

Je m’assois sur le tabouret près de l’îlot de la cuisine et je commence à manger tranquillement. Pendant que je mange, mes yeux se promènent dans la pièce. Les murs,les meubles malgré que la maison est en ménager c’est le vide.

Quand je prends ma dernière bouchée, mon regard dévie vers le portrait de Gabriel et moi accroché ensuite vers l’horloge accrochée au mur.

19h.

Je fronce légèrement les sourcils.

J’ai passé pas mal de temps avec Viktor aujourd’hui et ça m’a fait du bien vraiment. Pendant quelques heures, j’ai pu penser à autre chose qu’à Gabriel.

Et franchement, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi légère.

Je réalise aussi qu’il est sorti depuis 11h du matin… et qu’il n’est toujours pas rentré.

Je prends une gorgée d’eau et comme si le simple fait de penser à lui l’avait fait apparaître, j’entends la poignée de la porte d’entrée bouger.

La porte s’ouvre.

Je tourne légèrement la tête vers l’entrée.Gabriel vient enfin de rentrer tiens donc… quand on parle du loup.

Il passe la porte, traverse le salon et ne me calcule même pas.

Même pas un bonsoir.

Je reste immobile sur mon tabouret, mon verre encore dans la main et je le regarde passer.

Sérieusement ?

Même pas un bonsoir.

Je termine enfin je prends les couverts que j’ai utilisé les mets dans l’évier les nettoie et me dirige vers le canapé, je reste un moment allongée sur là je fixe le plafond sans vraiment penser à quelque chose de précis,la maison est silencieuse comme d’habitude il est arrivé et c’est comme si il était jamais là.

Mais au fond de moi, je sais que je ne peux pas rester comme ça,je finis par me redresser.

Il faut qu’on parle.

Je prends une inspiration et je me dis que ce sera sûrement notre dernière discussion alors j’espère juste que ça va bien se passer qu’on pourra parler calmement pour une fois.

Je monte les escaliers lentement.

Arrivée devant la chambre, je m’arrête la porte est entrouverte.Et j’entends la voix de Gabriel il est au téléphone.

Je reste juste derrière la porte immobile, sans faire de bruit et je me contente d’écouter

— «Non… t’inquiète pas, elle ne sait rien.»

Mon cœur se serre.

— «Oui, je te l’ai dit… je trouverai une excuse.»

Un petit silence.

Puis il reprend, avec un ton plus doux. Un ton que je n’ai pas entendu depuis très longtemps.

— «Oui… moi aussi.»

Je fronce les sourcils.

— «Arrête… tu sais bien que j’aimerais être avec toi.»

Je sens mon ventre se nouer.

Avec… toi ?

Je décide de finalement pousser la porte et j’entre dans la chambre j’en ai trop entendu

Gabriel est assis au bord du lit, le téléphone à l’oreille. Quand il me voit, son regard change immédiatement.

_ «tu parles à qui?»

— «Je sais bien mais…»

Mon cœur commence à battre plus vite.

_ «À qui est-ce qu’il parle ?»

Il ne répond pas.

Il détourne même le regard, comme si je n’étais pas là.

Je fronce les sourcils.

— Je te parle. À qui tu parles ?

Toujours rien comme si j’étais invisible la colère commence à monter.

— «Gabriel ! À qui tu parles ?»

Il soupire agacé et éloigne un peu le téléphone.

— «Je te rappelle.»

Puis il raccroche.

Il se tourne vers moi avec un regard dur.

— «T’es malade ou quoi ? Pourquoi tu cries ?»

Je le fixe.

— «Je veux savoir à qui tu parlais.»

— «À mon patron.»

Je lâche un petit rire nerveux.

— «Tu vas pas me la faire à moi, Gabriel. Tu vas pas me la faire à moi.»

Il fronce les sourcils.

— «Non mais qu’est-ce que tu racontes ? Calme-toi t’es folle ou quoi ?»

— «Arrête de me prendre pour une folle. Je sais que tu me trompes Gabriel.»

Son visage se ferme.

— «N’importe quoi. C’était mon patron. Regarde toi-même.»

Il me tend son téléphone.

Sur l’écran, je lis : “Mon patron.”

Je reste silencieuse quelques secondes.

Gabriel souffle.

— «Il devait me parler d’un projet important et toi tu viens tout gâcher.»

Je sens un petit pincement de culpabilité… mais il disparaît presque aussitôt.

Non.Quelque chose ne va pas.

— «Rappelle-le.»

Il me regarde comme si je venais de dire quelque chose d’absurde.

— «Quoi ?»

— «Rappelle ton patron.»

Il secoue la tête.

— «Mais t’es folle ou quoi ? L’appel est fini je le rappellerai plus tard.»

Il me regarde avec agacement.

— «T’es venue ici pourquoi ?»

Je le fixe droit dans les yeux.

— «Rappelle ton patron, Gabriel.»

— «Non.»

Il range son téléphone comme pour mettre fin à la discussion.

Je tends la main pour l’attraper.

— «Donne-moi ça.»

— «Amara, arrête.»

J’essaie de prendre le téléphone il le retient. On commence à se débattre.

— «Lâche-moi !»

— «Donne ce foutue téléphone Gabriel »

Dans le mouvement, le téléphone nous échappe et vole à l’autre bout de la pièce.

Il tombe au sol l’écran s’allume et l’appel se lance automatiquement.On se fige tous les deux la première sonnerie à peine terminée, la personne décroche.

Une voix féminine résonne dans la chambre.

— «Allô mon amour…»

Mon cœur s’arrête.

— «Tu me rappelles déjà ? Je croyais que ça allait prendre plus de temps. Cette conne qui te sert de femme t’a laissé tranquille ?»

Le monde autour de moi devient silencieux.

Parce que cette voix…

Je la reconnaîtrais entre mille.

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