LOGINRésumé : Depuis quatre ans, John et Joseanne forment un jeune couple en apparence solide, avec un petit garçon de deux ans et une belle-famille qui les adore. Mais derrière cette façade parfaite, leur mariage se délite. Joseanne, aimée et admirée par la famille de John, se montre distante, autoritaire et froide avec son mari. Depuis plus de deux ans, ils vivent sans tendresse, sans intimité, sans chaleur. Épuisé moralement, humilié en silence, John s’enferme dans un désespoir qu’il cache à tous — même à ses parents, Jonathan et Christiane. Jusqu’au jour où, au bord du malaise, il s’effondre devant la porte d’une petite pharmacie de quartier. La femme qui le secourt s’appelle Falonne — une jeune mère célibataire au passé douloureux, simple et courageuse, que le destin avait déjà fait croiser, sans qu’ils le sachent, le chemin de Jonathan. Entre John, l’homme brisé par l’indifférence, et Falonne, la femme meurtrie par la trahison, naît une connexion inattendue, fragile et interdite. Une nuit, un geste, un regard suffiront à bouleverser leurs vies — et à réveiller un amour que ni l’un ni l’autre n’attendait plus. Mais chaque passion a un prix. Et quand les secrets se mêlent entre père et fils, entre mari et maîtresse, entre vérité et destin, l’amour devient un labyrinthe dont on ne sort jamais indemne.
View MoreLe silence de la nuit enveloppait la maison. Seul le bruit régulier de l’horloge murale troublait la quiétude. John était allongé, les yeux ouverts, fixant le plafond dans la pénombre. Depuis des mois, il ne dormait presque plus. Son esprit tournait en rond, prisonnier d’un manque, d’un vide qu’il n’osait plus nommer.
À ses côtés, Joseanne dormait profondément, le visage paisible, presque angélique. Elle semblait si douce, si parfaite — du moins, c’est ce qu’elle laissait paraître devant sa belle-famille. Chacun la voyait comme une épouse modèle, élégante, polie, attentive. La belle-fille que tout le monde rêverait d’avoir.
Mais John, lui, connaissait une autre Joseanne. Celle des silences froids, des regards durs, des soupirs lassés dès qu’il parlait trop. Celle qui rentrait le soir avec un sourire de façade pour son fils, puis s’enfermait dans un mutisme blessant.
Ce soir-là, ou plutôt cette nuit-là, John n’en pouvait plus. Cela faisait deux ans et demi qu’il supportait cette distance, cette froideur qui s’était installée entre eux. Il avait besoin de tendresse, de chaleur, de cette proximité qu’ils avaient autrefois. Alors, sans trop réfléchir, il se tourna vers elle et murmura son prénom :
— Joseanne…
Elle ne bougea pas. Il toucha doucement son épaule.
— Joseanne, réveille-toi…
Elle grogna, tira la couverture sur elle, visiblement agacée.
— Qu’est-ce qu’il y a encore, John ? Il est trois heures du matin…
Sa voix était sèche, lasse.
— J’ai besoin de toi, dit-il d’une voix hésitante, presque coupable. Juste un peu de toi…
Elle se redressa brusquement, les yeux mi-clos, mais déjà animés d’une colère froide.
— Tu es sérieux, là ? À trois heures du matin ? Tu n’as pas honte ?
John resta silencieux, cherchant ses mots.
— Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas rapprochés… J’ai juste envie de te sentir près de moi, c’est tout.
Elle éclata d’un rire amer.
— Tu veux me sentir ? Tu n’as qu’à aller chercher ta maîtresse, non ? Peut-être qu’elle, au moins, ne te dira pas non !
Le mot tomba comme un coup de poignard. Maîtresse.
John sentit quelque chose se briser en lui.
Il détourna le regard, blessé, incapable de répondre.
Joseanne, sans remords, se rallongea, tournant le dos à son mari.
— Laisse-moi dormir, John. J’ai un rendez-vous demain matin, je suis fatiguée.
Le silence retomba, lourd, suffocant. Dans le noir, John serra les poings. Les paroles de sa femme résonnaient dans sa tête. Il ne voulait pas de maîtresse. Il voulait juste sa femme, celle qu’il avait aimée, celle qu’il avait cru connaître.
Mais cette nuit-là, il comprit que quelque chose s’était éteint depuis longtemps. Et qu’il ne suffirait plus de tendresse pour rallumer la flamme.
Le jour s’était levé sur la maison, apportant avec lui la chaleur d’un nouveau matin. Dans le salon, la famille s’affairait déjà : la mère de John préparait le petit-déjeuner, le père lisait le journal, et Joseanne, radieuse, servait le café avec un sourire qui aurait pu tromper n’importe qui.
Elle riait, plaisantait avec ses beaux-parents, parlait de la recette qu’elle voulait essayer pour le dîner. Sa voix chantait dans la pièce, légère, agréable. Personne n’aurait pu deviner qu’à peine quelques heures plus tôt, cette même femme avait repoussé son mari avec des mots glacials.
John, lui, observait la scène en silence. Assis au bout de la table, il regardait sa femme rire avec sa mère, échanger des gestes tendres avec leur fils de deux ans. Tout semblait parfait. Mais dans son cœur, tout sonnait faux.
Il but une gorgée de café, sans goût. Ses yeux se posèrent sur Joseanne : si belle, si élégante… et pourtant si loin. Elle s’était arrangée, maquillée, comme toujours lorsqu’elle savait qu’elle passerait la matinée avec ses beaux-parents. C’était sa manière de se faire aimer, d’entretenir cette image de belle-fille exemplaire.
John le savait, et cela le blessait davantage. Elle n’était attentive et douce qu’en présence des autres. Dès qu’ils se retrouvaient seuls, elle redevenait froide, distante, presque étrangère.
Il termina son café, en silence.
Sa mère, souriante, s’approcha de lui.
— Mon fils, tu fais une drôle de tête ce matin. Tu es fatigué ?
Il força un sourire.
— Non, maman, juste un peu de sommeil en retard.
Puis, se levant pour attraper ses clés, il ajouta doucement :
— Maman… quand je rentre ce soir, je vais vous parler d’un truc.
Elle fronça les sourcils, un peu surprise, mais avant qu’elle ne puisse répondre, la voix grave de Jonathan, son père, retentit depuis le couloir :
— Parler à ta mère ? Et ta femme, tu la laisses tranquille ?
Tout le monde éclata de rire. Même Joseanne, feignant la complicité, posa la main sur son cœur en riant :
— Ah, papa Jonathan, laissez-le donc respirer un peu !
John esquissa un sourire mécanique. Il savait que son père plaisantait, mais au fond, ses mots touchaient juste. Oui, il voulait parler à sa mère, pas à sa femme. Parce qu’il ne se sentait plus écouté, plus compris.
Il embrassa son fils, salua tout le monde, et sortit. Le soleil déjà haut frappait la carrosserie brillante de la voiture.
Jonathan arriva derrière lui, la clé à la main.
— Allez, on y va, fiston ? On va arriver en retard à la réunion.
— Oui, papa.
Ils montèrent en voiture. Le moteur ronronna doucement. Pendant que son père parlait de travail, John regardait la route défiler, perdu dans ses pensées.
Chaque virage semblait l’éloigner un peu plus de la maison, un peu plus d’elle.
Un silence s’installa. Jonathan jeta un regard vers son fils.
— Tu sembles préoccupé, John. Tout va bien ?
John força un sourire.
— Oui, papa… tout va bien.
Mais au fond de lui, il savait que ce n’était qu’un mensonge de plus.
La maison était encore plongée dans la pénombre du petit matin.Il était 6 h 45, et seuls les oiseaux dehors semblaient avoir le droit de faire du bruit.À l’intérieur, Joseanne, toujours accrochée à son ordinateur, s’était endormie vers 3 h du matin après des heures de discussions, d’appels, de projets… sans jamais se soucier de John, isolé dans la chambre d’amis.Le message de FALONEAu même moment, dans un tout autre quartier, FALONE venait de se réveiller.La première pensée dans son cœur fut pour John.Elle composa un message :> FALONE : « Bonjour John… comment as-tu passé ta nuit ? Ne dors pas trop, hein… tu risques d’être en retard au travail. »Elle hésita un instant, puis envoya.John se réveilleJohn, lui, était déjà éveillé depuis quelques minutes.Il avait mal dormi, seul, sur un matelas trop dur, dans une chambre trop froide, mais surtout avec un cœur trop lourd.Il s’étira, posa les pieds au sol et poussa un long soupir.Sans regarder son téléphone, il se leva et sortit
La porte de la chambre d’amis se referma derrière lui dans un silence lourd, presque étouffant.John resta debout quelques secondes, comme un homme qui cherche où poser sa peine.La lumière faible donnait à la pièce une ambiance froide.Ce lit… ce n’était pas le sien.Ce n’était pas leur lit.Il posa son téléphone sur la petite table, enleva ses chaussures et s'assit lentement sur le matelas.Le silence s'étira.Puis, comme un barrage qui cède, son cœur se serra violemment.---Ses pensées tournaient en bouclePourquoi elle me parle comme ça ?Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un tel mépris ?Est-ce que je suis devenu un étranger dans ma propre maison ?Est-ce que quelqu’un peut détester son mari à ce point… sans raison ?Il se coucha sur le dos, les yeux fixés sur le plafond.La robe rouge bordeaux revenait dans son esprit.Il l’avait imaginée si belle dedans…Il s’était dit : Peut-être que si je lui offre quelque chose de joli, elle sourira. Peut-être qu’elle sentira que je l’aim
Il était 19h passées quand John poussa la porte de la maison.Il avait encore dans la main un petit sachet soigneusement fermé : le cadeau qu’il avait choisi pour Joseanne, espérant… peut-être… rallumer quelque chose entre eux.En entrant, il trouva sa femme affalée sur le canapé, les jambes croisées, les yeux rivés sur son téléphone.Elle riait toute seule, tapant des messages à une vitesse qui montrait clairement qu’elle était plongée ailleurs… loin de lui.John inspira doucement.— Mon amour… tu as déjà préparé à manger ?Sans même tourner la tête, elle répondit :— Oui. Ta nourriture est à table.John s’approcha de la table.Il regarda l’assiette.Encore la même chose.Du riz blanc bouilli… sans saveur.Un morceau de poisson sec… presque brûlé.Exactement le même repas qu’il mangeait depuis deux semaines.Son cœur se serra.— C’est quoi ça encore, Joseanne ? demanda-t-il calmement.— La même nourriture… encore ?Elle haussa les épaules, visiblement agacée.— Mais oui ! Il faut éco
La maison de Falone sentait le calme et la simplicité.Elle posa son sac, défit rapidement son foulard et passa un torchon autour de sa taille.Le cœur un peu serré, les mains légèrement tremblantes, elle sortit les œufs, les pommes de terre, l’huile et les épices.— Pourquoi je fais ça…? murmura-t-elle pour elle-même.— Ce n’est pas mon mari. Je ne devrais pas…Mais malgré ses pensées, ses gestes étaient doux, précis, presque instinctifs.Elle voulait qu’il mange bien.Qu’il se sente mieux.Elle ne comprenait pas pourquoi.---L’arrivée de JohnÀ peine avait-elle commencé à couper les pommes de terre que l’on frappa doucement à la porte.Falone essuya ses mains et alla ouvrir.John se tenait là, l’air fatigué, les yeux un peu rouges, mais apaisés en la voyant.Avant même qu’elle ne parle, un petit cri retentit :— PAPA !Wesley, son petit garçon de trois ans, accourut et se jeta sur les jambes de John.John sourit malgré lui.Il le porta, l’embrassa sur la joue.— Bonsoir, champion.






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