로그인Les mains qui se refermèrent sur moi n’étaient pas celles d’un sauveteur. Elles étaient fermes, possessives, presque brutales. Une paume froide écrasa ma bouche, étouffant le cri qui montait déjà dans ma gorge. Un bras puissant s’enroula autour de ma taille, me tirant en arrière avec une force irrésistible. Mon dos heurta un torse dur, chaud, familier. L’odeur d’eau de Cologne boisée et de cuir envahit mes narines. Julian.Je n’eus pas le temps de penser. Il me traîna dans l’ombre du couloir, poussa une porte voisine une autre suite, probablement réservée pour les « invités de marque » —et la claqua derrière nous d’un coup sec. La lumière tamisée d’une seule lampe de chevet baignait la pièce d’un halo doré. Le dossier signé, taché d’une goutte de sang de ma lèvre, pesait lourd dans ma main tremblante.Je le tendis vers lui sans un mot, comme une offrande pathétique.Julian ne le regarda même pas. Ses yeux de cendre étaient rivés sur moi, sombres, orageux. D’un mouvement fluide, presq
Miller grogna de satisfaction en écartant complètement les pans de ma chemise. Le tissu de soie, déjà froissé par les événements de la journée, s’ouvrit comme une plaie inutile. L’air climatisé de la suite glissa sur ma peau nue, froid, presque cruel, faisant durcir mes tétons malgré moi sous la dentelle noire du soutien-gorge. Sa main moite, épaisse, descendit lentement, possessivement, traçant un chemin humide sur mon ventre, puis plus bas, jusqu’à la courbe de mes seins. Chaque centimètre de sa paume me donnait la nausée, comme si un ver rampait sur ma chair.Je restai immobile. Bras le long du corps. Paumes ouvertes contre les draps de soie noire. Yeux rivés au plafond doré où les moulures complexes semblaient tournoyer dans la pénombre tamisée. Mon cœur battait si fort que je l’entendais dans mes tempes, un tambour de guerre qui refusait de se taire.*Pour Anna. Pour Damien. Pour la famille. La beauté ne dure pas.*Les mots tournaient en boucle, plus lentement maintenant, comme u
Le silence dans la salle de réception des invités s’étirait comme une corde tendue à se rompre. L’air était lourd, saturé de la fumée âcre des cigares cubains que Miller fumait sans retenue et du parfum entêtant de son eau de Cologne bon marché. Le dossier que je tenais contre ma poitrine semblait peser une tonne, comme si chaque page contenait non pas des clauses juridiques, mais les fragments brisés de ma propre dignité. Miller était toujours affalé sur le canapé de cuir fauve, sa jambe repliée avec cette nonchalance de prédateur repu. Sa secrétaire, cette femme aux cheveux de jais et au regard de glace, observait la scène avec un petit sourire en coin, comme si elle assistait à un spectacle privé.Julian, lui, n’avait pas bougé d’un millimètre dans son fauteuil en face de Miller. Son costume sombre était impeccable, ses boutons de manchette scintillaient sous la lumière tamisée des lustres en cristal. Ses yeux de cendre, ces mêmes yeux qui m’avaient transpercée quelques minutes plu
Le silence qui suit le dernier coup frappé à la porte est plus assourdissant que le fracas des dossiers éparpillés au sol. Pendant quelques secondes qui me semblent une éternité, Julian reste immobile, son souffle chaud venant encore mourir sur mes lèvres, son poids m'écrasant contre le bois verni du bureau. Puis, sans un mot, sans même un regard d'adieu, il se redresse. Le vide qu'il laisse en s'écartant est un choc thermique ; l'air conditionné de la pièce s'engouffre sous ma chemise ouverte, léchant ma peau dénudée d'une caresse de givre. Je reste là, étendue sur cet autel de chêne, les membres lourds et l'esprit en lambeaux. Julian, imperturbable, lisse les revers de son costume sombre avec une précision chirurgicale, ajustant ses boutons de manchette comme s'il ne venait pas de me briser un peu plus. Il ne se retourne pas lorsqu'il quitte la pièce, la porte se refermant derrière lui avec un clic sec, définitif, me laissant seule avec les débris de ma dignité. Je me laisse glis
Le silence qui s'installe après sa révélation est une chape de plomb, une épaisseur visqueuse qui m'étouffe alors que je réalise l'ampleur de ma nouvelle servitude. Anna n'est plus seulement ma chair ; elle est devenue le gage doré d'un contrat dont je suis l'unique monnaie d'échange, une otage de luxe dans le grand livre de comptes de cet homme. Mes doigts, secoués de tremblements incontrôlables, s'agrippent au revers de son costume de laine sombre, le tissu coûteux se froissant sous ma poigne désespérée. Je lève les yeux vers lui, cherchant une lueur de clémence dans ce regard de cendre, mais je n'y déniche qu'une détermination implacable, une volonté de fer qui ne tolère aucune nuance.« Merci beaucoup... Monsieur Vane... » articulai-je, ma voix n'étant plus qu'un souffle haché qui s'égare entre nous, s'éteignant contre le bois précieux des cloisons. « Je... je ferai tout ce que vous voudrez. Absolument tout. »Julian laisse échapper un soupir qui ressemble au grondement sourd d'un
Le craquement du parquet sous le poids de Damien résonne comme une sentence. Ses mains, autrefois refuges de mes nuits d'épouse, sont devenues des chaînes de désespoir qui froissent le tissu de ma tenue. Je baisse les yeux sur lui, et ce que je vois m'arrache un haut-le-cœur que je tente de noyer dans un silence de marbre. L'homme qui partage ma vie n'est plus qu'une ombre déliquescente, un mendiant de ma propre dignité.« Je suis une épave, Lya ! Un déchet indigne de ton souffle ! » hurle-t-il soudain, sa voix se brisant dans un sanglot qui racle sa gorge sèche.Avant que je ne puisse esquisser un mouvement de recul, il commence à se frapper. Le bruit sec de sa main s'écrasant contre sa propre joue claque dans la pénombre du salon, un son brutal, répétitif, insoutenable. Chaque impact laisse une traînée pourpre sur ses traits tirés, une marque de honte qu'il s'inflige comme pour devancer mon propre mépris. La violence qu'il retourne contre lui-même est une arme de manipulation massiv
L’aube s'infiltre dans la suite de Julian comme un poison grisâtre, rampant sur les draps de satin noir pour venir lécher mes paupières lourdes. Je m’éveille avec la sensation d'avoir été broyée, chaque muscle de mon corps gardant la mémoire de l'étreinte possessive qui m'a emprisonnée toute la nui
Le monde a cessé de tourner au-delà des parois de verre de cette suite suspendue au-dessus de l'abîme. Dans l'antichambre de marbre, le sifflement de l'eau qui s'écoule encore ressemble à un lointain souvenir de naufrage. Julian ne me regarde plus ; il me possède par sa simple présence, une mass
Le liquide ambré me brûle la gorge, une sensation d'incendie qui se propage à chaque nouvelle gorgée imposée par Miller. Ma vision se trouble, les lumières du Club Onyx ne sont plus que des traînées de néons informes qui dansent devant mes yeux. Je sens l'alcool attaquer mes sens, engourdir mes
La musique du Club Onyx n’est plus qu’une pulsation sourde qui cogne contre mes tempes, un rythme cardiaque étranger qui tente de couvrir le vacarme de mon propre effroi. L’air est saturé de l’odeur de cigares coûteux et d’une humidité poisseuse qui me colle à la peau. Je sens le cuir froid du c






![LIÉE AU SEIGNEUR DE LA MAFIA[ Livre 1 de la série Entangled]](https://www.goodnovel.com/pcdist/src/assets/images/book/43949cad-default_cover.png)
