MasukClaraUne semaine plus tard, Maxime me convoque dans son bureau.Je sais ce qu'il va me dire avant même qu'il n'ouvre la bouche. Les rumeurs vont bon train dans l'entreprise. Alexandre et moi allons démissionner. Ensemble. Pour créer notre propre agence. Pour partir loin de tout ça, loin des regards, des jalousies, des peurs.Maxime est assis derrière son bureau. Il a l'air fatigué, mais déterminé. Il me sourit quand j'entre, un sourire triste mais sincère.— Assieds-toi, Clara.Je m'assieds. Il me regarde longuement, comme s'il cherchait quelque chose dans mon
Nous faisons l'amour en silence, en chuchotant, en retenant nos souffles pour ne pas réveiller les voisins de chambre. C'est différent de tout ce que nous avons connu. Plus fragile. Plus précieux. Plus bouleversant.— Je t'aime, murmure-t-il contre mon oreille.— Je t'aime.— Pardon. Pour tout.— Pardon. Moi aussi.Il jouit doucement, un soupir étouffé dans mon cou. Je jouis juste après, un frémissement silencieux qui parcourt mon corps.Après, nous restons enlacés dans le lit ét
Le quatrième jour, mon téléphone sonne. C'est un numéro inconnu.— Allô ?— Madame Clara Moreau ?— Oui.— C'est l'hôpital Saint-Louis. Monsieur Alexandre Delaunay a eu un accident de voiture. Il a demandé qu'on vous prévienne.Le monde s'effondre. Les murs de mon appartement vacillent. Ma respiration s'arrête.— Il est... il va bien ?— Rien de grave. Quelques contusions, une légère commotion. Il est conscient. Mais il a demandé à vous voir.—
ClaraTrois jours après l'incident avec Maxime, Alexandre me fait une nouvelle proposition.— Je veux qu'on emménage ensemble, dit-il un soir au dîner. Vraiment ensemble. Plus de va-et-vient entre ton appartement et le mien. Plus de nuits séparées quand on se dispute. Plus d'incertitude. Je veux qu'on vive ensemble.Il me regarde avec espoir, avec attente, avec cette intensité qui me fait fondre et qui m'effraie en même temps.Je repose ma fourchette. Je prends une gorgée d'eau. Je gagne du temps.— Alexandre... je ne suis pas prête.
Il retire sa main. Il sourit. Il se lève, prend son verre, retourne à son bureau.— Finis ton verre, dit-il. Et rentre chez toi. Il t'attend.Je finis mon vin. Je me lève. Je prends mon sac. En passant devant lui, je m'arrête une seconde.— Merci, Maxime. Pour ta franchise. Pour ton honnêteté.— Merci à toi. D'être qui tu es.Je sors. Dans l'ascenseur, dans la rue, dans le métro, ses mots résonnent en moi. Il finira par te faire souffrir. Tu mérites mieux. Je serai là.Je re
ClaraDeux semaines après les tests, la vie a repris son cours.Je travaille toujours à la communication. Alexandre est toujours directeur marketing. Nous nous croisons dans les couloirs, nous déjeunons parfois ensemble, nous rentrons le soir dans son appartement ou dans le mien, nous faisons l'amour, nous dormons enlacés, nous nous réveillons ensemble.Tout est presque parfait. Presque.Parce qu'il y a Maxime.Il n'a pas renoncé. Il ne renonce jamais. C'est ce qui fait de lui un bon chef de projet, un excellent strat
ChloéLe jour se lève, impitoyable.La première bande de lumière franche tranche l’obscurité, coupant notre bulle en deux. Elle trace une ligne dorée et poussiéreuse sur le parquet, remonte le long du drap en lambeaux tombé au sol, effleure nos pieds entrelacés. Je ferme les yeux, essayant de reten
GabrielLa sueur colle à ma peau, une fine pellicule qui fait briller mon torse sous la lueur tamisée de la lampe de chevet. L’air est lourd, chargé de l’odeur musquée de nos corps, de nos fluides mêlés, du parfum sucré de son excitation qui persiste comme une promesse. Chloé est allongée sous moi,
GabrielJe n’ai pas besoin de plus d’encouragement. D’un mouvement vif, je fais remonter la robe le long de son corps, je la lui retire et la jette quelque part dans l’entrée. Elle se tient devant moi, nue, à l’exception de ses escarpins noirs aux talons fins, et je prends un instant pour la dévore
Gabriel Je suis sur le seuil du bar , les doigts crispés sur le montant de la porte, et je la vois.Chloé.Elle glisse entre les tables, un plateau alchimiste équilibre sur la paume d’une main. Elle porte le uniforme du lieu , un chemisier noir, serré, une jupe courte qui souligne la longueur de s







