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Depuis quand espèce d'ordure ?

作者: Anatory
last update 公開日: 2026-08-08 03:12:14

Javier resta un instant sans voix, les lèvres entrouvertes, les yeux fixés sur Pedro puis sur Sofia, comme s'il cherchait un démenti sur leurs visages. Puis un rire nerveux, presque inconscient, lui échappa. Un rire de choc, de déni total, un son incongru et déchirant dans cette atmosphère de fin du monde.

« Mais… qu'est-ce que tu racontes là ? Pedro ? Sofia ? C'est une blague ...... une mauvaise blague »

Ellie répéta, plus fort, sans un tremblement dans la voix, comme s'il voulait enfoncer le
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  • Pedro L'ami de mon père    C'est la fin

    La porte du salon n’avait pas claqué. Elle s’était refermée dans un bruit sourd, étouffé, presque poli. C’était pire. Une porte qui claque, c’est une colère qui s’exprime, une émotion qui prend son espace, qui hurle à sa manière. Mais ce bruit-là, ce bruit mat et définitif, il avait le goût du renoncement. Il disait qu’Ellie était partie pour de bon, qu’elle ne reviendrait pas sur ses pas, qu’elle avait déjà traversé le seuil d’un monde où Sofia n’existait plus.Et Sofia était restée là, au milieu du salon, les bras ballants, comme une actrice qui aurait oublié son texte sur une scène déserte. Autour d’elle, les murs semblaient s’être resserrés. La lumière de la fin d’après-midi, ce jour-là, n’avait rien de doux. Elle tombait en biais par la fenêtre, dure, jaune et sale, posant des ombres trop nettes sur le parquet fatigué. Dans ce halo poussiéreux, le canapé défoncé, la tasse de café refroidi sur la table basse, le coussin froissé chaque objet prenait soudain une présence accablante,

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    Mais Pedro, lui, restait immobile. Le visage déjà marqué d'une rougeur violente, une ecchymose naissante sur la pommette, une lèvre fendue d'où coulait un filet de sang chaud et salé, il se tenait là, les bras le long du corps, les épaules rentrées, comme un homme qui attendait son châtiment. Il ne levait même pas les mains pour se protéger. Il ne faisait aucun geste pour parer les coups, pour esquiver, pour fuir. Il voulait que ça fasse mal. Il avait besoin que ça fasse mal. Il voulait que chaque impact soit une punition, une expiation, une purification par la souffrance. Il voulait que le sang qui coulait de sa lèvre lave la honte qui lui rongeait les entrailles.Javier continua. Un quatrième coup, qui atteignit l'arcade sourcilière et fit jaillir une entaille fine mais profonde. Le sang coulait maintenant sur son visage, se mêlait à la sueur qui perlait sur son front . Sofia criait toujours, sa voix se brisant en mille morceaux, ses forces l'abandonnant peu à peu. Elle s'effondra à

  • Pedro L'ami de mon père    C'est de ma faute Papa !

    Le silence qui avait suivi les aveux de Sofia était plus lourd que tous les cris du monde. Il pesait sur les épaules de chacun, les écrasait, les réduisait à l'état de statues de sel dans une maison qui venait de se transformer en champ de ruines. Sofia, toujours en larmes, les joues striées de traînées brillantes, le visage décomposé par une honte si violente qu'elle en devenait physique, fit un geste désespéré vers Pedro. Sa main tremblait, ses doigts s'ouvraient et se refermaient dans le vide, comme si elle cherchait à attraper quelque chose d'impalpable, une seconde chance, un mot qui n'avait pas encore été prononcé. Elle essayait de lui faire signe de ne pas répondre, de ne pas envenimer davantage la plaie béante, de se taire, d'encaisser, d'attendre que l'orage passe. Mais Pedro ne répondait déjà plus. Il avait cessé d'exister en tant qu'homme libre l'instant où les mots de sa fille avaient traversé l'air comme des flèches empoisonnées. Il acceptait. Chaque insulte, chaque repro

  • Pedro L'ami de mon père     Depuis quand espèce d'ordure ?

    Javier resta un instant sans voix, les lèvres entrouvertes, les yeux fixés sur Pedro puis sur Sofia, comme s'il cherchait un démenti sur leurs visages. Puis un rire nerveux, presque inconscient, lui échappa. Un rire de choc, de déni total, un son incongru et déchirant dans cette atmosphère de fin du monde.« Mais… qu'est-ce que tu racontes là ? Pedro ? Sofia ? C'est une blague ...... une mauvaise blague »Ellie répéta, plus fort, sans un tremblement dans la voix, comme s'il voulait enfoncer le clou jusqu'au bout :« Papa........ Se tape Sofia. Ta fille. Je les ai vus. Pas une fois mais deux fois. Je les ai vus s'embrasser dans la voiture et la ils étaient dans la chambre en train de ...... Ils se foutaient de nous, papa. Ils se foutaient de tout le monde. »Le silence qui suivit fut total, absolu, plus lourd que tout ce qu'ils avaient connu. Un silence de plomb, de cimetière, de tombe. Javier vacilla, ses jambes fléchirent sous lui comme si on lui avait retiré les os. Il s'appuya de

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    « Qu'est-ce que je m'attendais, venant de ta part, Sofia. » Il secoua la tête, un ricanement amer et désabusé flottant sur ses lèvres. « Tu m'avais juré. Tu m'avais juré Sofia Que c'était fini Sofia et que ça n'arriverait plus jamais. » Sa voix monta d'un ton, chargée d'une rage impuissante. « Tu me mens depuis le début. » Il tourna son regard vers son père, et sa voix se fit plus froide encore, plus tranchante. « Et toi, papa. Toi .......Vous ne valez pas mieux que des ordures, tous les deux. Vous me dégoûtez. »Le silence qui suivit fut assourdissant, plus lourd qu'un tombeau. Sofia ouvrit la bouche, les lèvres tremblantes, mais aucun son ne sortit. Elle cherchait désespérément une phrase, une explication, un mensonge, mais les mots lui manquaient. Pedro, le visage livide, les yeux exorbités, restait pétrifié, incapable de bouger, la main encore suspendue dans le vide, là où se trouvait la taille de Sofia une seconde plus tôt.Pedro et Sofia jaillirent de la chambre comme des fauves

  • Pedro L'ami de mon père     Vous me dégoûtez ....Tu me mens depuis le début;

    Sofia poussa la porte derrière elle, la refermant avec un bruit sourd. Elle s'approcha de lui, la voix basse mais résolue, chargée d'une détermination désespérée.« Ouais, je comprends parfaitement ce que tu m'as dit, Pedro. Mais t'en fais pas pour ça. » Elle marqua une pause, soutenant son regard. « On a juste à être plus prudents, tous les deux. Plus discrets. C'est tout. C'est pas la fin du monde. »Pedro secoua la tête avec lassade, passant une main nerveuse dans ses cheveux humides pour les rejeter en arrière. Des gouttes d'eau s'éparpillèrent autour de lui.« Je ne comprends pas comment j'ai pu en arriver là, Sofia. » Sa voix était rauque, chargée de culpabilité. « Je savais qu'il était amoureux de toi. Je le savais depuis un moment. Je l'ai vu dans ses yeux, dans sa façon de te regarder, dans sa jalousie maladive. Et moi, son propre père, j'ai fait ça. Je suis passé outre. Je l'ai trahi en pleine connaissance de cause. »Sofia le regarda, les yeux plissés, comme si elle chercha

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    Plus tard, bien plus tard, quand les invités étaient partis sauf Pedro, qui dormait souvent sur le canapé après les dîners arrosés , il avait frappé doucement à sa porte. Elle l’avait laissé entrer, assise sur son lit, les genoux ramenés contre la poitrine.« Sofia… je suis désolé. Vraiment. C’étai

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    Sofia hésita une seconde sur le seuil de la porte-fenêtre, le cœur battant encore de ce qui s’était passé dans sa chambre. La robe crème qu’elle avait enfilée tombait souplement sur ses hanches, effleurant ses cuisses nues, et elle se sentait à la fois vulnérable et audacieuse. Dehors, l’air du soi

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    La portière claqua derrière Sofia avec un bruit sec, presque trop fort dans l’air chaud de l’après-midi. Le soleil cognait sur la peau comme une main brûlante. Elle plissa les yeux, et la première chose qu’elle vit fut lui.Pedro.Torse nu, la peau luisante de sueur et de crème solaire, un vieux sh

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