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Chapitre 4: Été chez mon parrain

last update publish date: 2026-07-18 20:37:39

POV de Emma

Ça fait trois ans que je prépare ce voyage.

Trois ans que je fantasme sur ses mains, sur sa nuque, sur cette façon qu'il a de me regarder depuis que j'ai dix-neuf ans, comme s'il voyait quelque chose qu'il n'avait pas le droit de voir. 

Mon parrain, Gabriel. Trente-quatre ans, les épaules larges, le regard gris, une façon de parler basse qui fait vibrer l'air autour de lui. Il m'a vue naître. Il m'a portée sur ses épaules, appris à nager dans cette même piscine, essuyé mes larmes quand mon père est parti. Il n'a jamais été marié. Il n'a jamais eu personne, pas vraiment. Juste moi, une semaine par an, chaque été, depuis que j'ai seize ans.

Cette année, c'est différent. J'ai vingt-deux ans. J'ai mon diplôme. Je n'ai plus rien à perdre.

Quand j'ai appelé pour lui demander si je pouvais passer l'été chez lui, il a hésité. Longtemps. Trop longtemps.

— Tu es sûre, Emma ? Je travaille beaucoup. Tu vas t'ennuyer.

J'ai menti. J'ai dit que j'avais besoin de campagne, de calme, de lire dans son jardin. Il a cédé. Il cède toujours avec moi.

Le premier soir, il m'a montré ma chambre. Il n'est pas resté. Il m'a souhaité bonne nuit depuis le pas de la porte, les mains enfoncées dans les poches.

— Tu es là pour un mois. Profite.

J'ai attendu trois jours avant de passer à l'action.

Le mardi, il fait trente-cinq degrés. Je sors de la piscine, les cheveux collés au crâne, mon maillot bleu qui moule mes seins, mes hanches. Je m'allonge sur une serviette, les yeux fermés, le soleil qui chauffe ma peau.

Il sort sur la terrasse avec une bière. Il s'arrête. Je sens son regard sur moi.

— Tu vas attraper un coup de soleil, dit-il.

Sa voix est grave. Trop grave. Comme s'il forçait un calme qu'il n'a pas.

— Je me sèche, je réponds.

Il pose sa bière sur le rebord. Lentement. Comme s'il avait besoin de contrôler chacun de ses gestes.

— Viens là.

C'est un ordre. Le premier qu'il me donne depuis que j'ai posé mes valises chez lui.

— Tu sais que je t'ai regardée toute la semaine, Emma. Depuis le jour où t'as posé le pied chez moi.

Sa main attrape mon poignet. Il tourne mon bras, regarde la veine bleue qui court sous ma peau.

Je me lève. La serviette tombe de mes hanches. Je suis en maillot une pièce, bleu foncé, échancré sur les cuisses. Un truc que j'ai acheté spécifiquement pour lui.

— Tu as fait exprès, dit-il.

Ses yeux descendent le long de mon corps.

— Tu as fait exprès de t'installer devant moi comme ça. Tu veux que je te regarde.

— Oui.

Il expire. Un long souffle qui tremble un peu.

— Emma, je suis ton parrain.

— Je sais.

— Les gens vont parler.

— Y a personne à cent kilomètres à la ronde.

— Tu as vingt-deux ans. Tu pourrais avoir n'importe qui.

— Je te veux, toi.

Ses doigts attrapent la bretelle de mon maillot. Il tire doucement. Le tissu glisse sur mon épaule.

— Tu sais ce que tu fais, murmure-t-il.

Pas une question non plus.

— Oui.

Il baisse l'autre bretelle. Le maillot tient encore, juste sur mes seins. Il attend.

— Tu es sûre à cent pour cent ?

— Sûre.

Il descend le maillot jusqu'à ma taille. Mes seins apparaissent. Ils sont lourds, les tétons durcis par l'air. Il les regarde et je vois sa pomme d'Adam monter et descendre.

Il pose une main sur ma nuque. Il m'attire vers lui.

Son baiser n'a rien de doux. C'est un baiser de faim, de trop longtemps retenu. Sa langue entre dans ma bouche comme s'il voulait goûter chaque recoin, et je m'accroche à sa chemise pour ne pas tomber.

Il me soulève par la taille et plaque mon dos contre le mur de la maison. Le crépi râpe ma peau nue. Il défait son short d'une main, sans me lâcher.

— C'est la dernière fois que je te demande, dit-il contre ma bouche. Après, je te promets rien.

— Demande pas.

— Tu es à moi, là. Pour de vrai.

— Je suis à toi.

Sa queue est déjà dure. Il l'écrase contre mon ventre, contre le haut de mon maillot encore baissé, et je gémis contre sa bouche. Il glisse une main entre mes jambes, écarte le tissu du maillot sur le côté, et ses doigts trouvent mon sexe.

— Ta petite chatte, elle m'attendait, hein ?

— Oui.

Il glisse deux doigts en moi, sans prévenir. Je crie. Pas de douleur — de surprise. De désir qui explose dans mon ventre comme une décharge électrique.

Il bouge ses doigts en moi, lentement d'abord, puis plus vite, plus dur, le creux de sa paume qui frotte mon clitoris à chaque aller-retour.

Je mords sa lèvre pour ne pas hurler.

— Tu vas jouir, dit-il. Maintenant.

C'est un ordre. Et mon corps obéit.

L'orgasme me prend par surprise. Je gémis, un son rauque que je ne me connais pas. Mes jambes tremblent, et je m'accroche à ses épaules pour ne pas tomber.

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