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Le Triomphe de Camille

مؤلف: O. M. F
last update تاريخ النشر: 2026-10-15 03:52:11

Qui se ressemble s'assemble

Épisode 6 

Je me réveillai ce matin-là avec le sourire aux lèvres. La lumière du soleil filtrait à travers les rideaux de soie de ma chambre, et pour la première fois depuis des semaines, je me sentais légère. Hier soir, mon père avait promis de me donner la maison de grand-mère. La maison de Victoria. Son bien le plus précieux. Sa dernière fierté. Et bientôt, ce serait mien.

Je m'étirai dans mon lit, savourant la douceur des draps, puis je pris mon téléphone sur la table de nuit. Une notification. Une vidéo envoyée par une de mes connaissances, une fille qui habite près de la vieille baraque. Je l'ouvris, curieuse.

Mon sourire s'effaça instantanément. Les flammes. La maison de grand-mère en proie aux flammes, léchant les murs de pierre, éclairant la nuit d'une lueur orangée. Le toit s'effondrait lentement, les fenêtres éclataient sous la chaleur. C'était un spectacle de désolation. Mais aucune trace de Victoria. Pas une silhouette. Pas une ombre. Rien.

Je fixai l'écran, incrédule. La maison brûlait, mais on ne voyait personne. Pas de voiture. Pas de passant. Juste le feu, et la nuit. Merde ! Cette idiote a brûlé la maison. Je restai figée un long moment, le téléphone serré dans ma main. Puis, contre toute attente, un sourire étira mes lèvres. Un sourire froid, satisfait.

Tout ce spectacle pour rien. Cette conasse a brûlé la maison sans remords. Qui l'aurait cru ? Elle tenait tant à cette maison, mais elle l'a quand même brûlée. Elle a préféré la détruire plutôt que de me la laisser. Pathétique. Mais en même temps... c'était parfait. La maison était détruite, certes, mais Victoria avait signé son arrêt de mort. Elle avait brûlé le seul bien qui lui restait, et maintenant, elle n'avait plus rien. Plus de maison. Plus de parts. Plus de famille. Elle était finie.

Le problème, c'est qu'il n'y a pas trace de Victoria sur les lieux. Putain ! Mine de rien, elle est intelligente, cette conasse. Elle a coupé les caméras des environs, j'en suis sûre. Mais ça ne change rien. Mes parents la croiront. Ils la croient toujours. Je me levai précipitamment, le téléphone en main, mon masque de fille innocente déjà en place. Je descendis les escaliers en courant, les larmes déjà prêtes à couler. Je les sentais monter, cette chaleur familière dans ma poitrine, cette capacité à pleurer sur commande qui m'avait tant servi.

J'entrai dans la salle à manger où mes parents prenaient leur petit-déjeuner. Mon père lisait le journal, ma mère sirotait son thé.

_____ Maman, papa...

Ma voix se brisa. Parfaite. Je m'approchai, les larmes coulant sur mes joues.

_____ Je viens d'apprendre que la maison de grand-mère a brûlé. C'est Victoria. J'en suis sûre. C'est elle qui a fait ça.

Ils se levèrent simultanément, leurs tasses tremblant dans leurs mains.

Victor : Quoi ? Elle n'a pas osé.

Je leur tendis mon téléphone, la vidéo encore en lecture. Ils la regardèrent, le visage de mon père se déformant de colère, celui de ma mère se teintant d'horreur.

Hélène : Mon Dieu... La maison de maman...

Victor : C'est elle. Cette garce a brûlé la maison de ma mère. Je le sais.

Je les regardai, les larmes redoublant.

_____ Comment a-t-elle pu faire ça ? Même si elle ne voulait pas me la laisser, elle aurait pu la garder au lieu de brûler la maison, n'est-ce pas ? Pourquoi ma sœur me déteste-t-elle ainsi ? Que lui ai-je fait ?

Je marquai une pause, laissant mes sanglots monter, envahir la pièce. Je savais exactement quoi dire pour les atteindre.

_____ Ma mère est morte par sa faute. Elle m'a laissée orpheline, et maintenant, elle prend tout ce qu'on me donne. Elle préfère tout détruire plutôt que de me laisser l'avoir. Pourquoi ?

J'éclatai en sanglots, de vrais sanglots, profonds, déchirants. Ma mère s'approcha et me prit dans ses bras, caressant mes cheveux.

Hélène : Calme-toi, ma chérie. Calme-toi. On va l'appeler, et elle viendra nous trouver ici. Ton père et moi allons lui régler son compte.

Je me blottis contre elle, le visage enfoui dans son épaule, et je souris. Un sourire que personne ne pouvait voir. Parfait. Victoria était finie. Elle avait brûlé la seule chose qui lui restait, et maintenant, elle n'avait plus rien. Plus de maison. Plus de parts. Plus de famille. Elle était seule, sans ressources, sans alliés.

Je levai les yeux vers mon père, qui avait déjà sorti son téléphone, le visage rouge de fureur.

Victor : Je vais l'appeler. Et si elle ne répond pas, je la retrouverai. Où qu'elle soit. Elle va payer pour ça.

Je hochai la tête, les larmes aux yeux, l'air brisé.

_____ Merci, papa. Merci, maman. Je savais que je pouvais compter sur vous.

Ils me serrèrent dans leurs bras, et je me laissai faire, savourant leur protection. Leur amour. Un amour que Victoria n'avait jamais connu. Un amour qui n'aurait jamais dû lui revenir. Victoria avait perdu. Et moi, j'avais gagné. La maison était détruite, mais ce n'était qu'un début. Bientôt, tout ce qui appartenait à Victoria serait à moi. Ses parts. Son héritage. Sa place dans cette famille. Et elle ?  Elle finirait seule, brisée, oubliée comme elle l'avait toujours mérité.

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