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Chapitre 4

ผู้เขียน: Gérard Poincaré
Christophe a poussé le bol de soupe devant moi, l'air contrarié :

« Valérie, pourquoi es-tu devenue aussi déraisonnable ? Tu ne veux vraiment plus qu'on célèbre notre mariage ? C'est pourtant la cérémonie dont tu rêves depuis cinq ans. »

« Ou bien, est-ce que tu veux vraiment me repousser vers Élina, et transformer toutes tes 'soupçons infondés' en réalité ? »

« Allez, sois sage et bois ta soupe, d'accord ? Hmm ? »

Je me suis dérobée, n'ayant aucune envie de provoquer une nouvelle dispute et de créer un scandale à ce moment-là.

Je savais qu'il utilisait le mariage comme une menace, pour me forcer à céder.

Autrefois, il aimait déjà me faire plier ainsi, mais cette fois je ne comptais plus céder.

Rien de tout cela n'apparaissait pourtant sur mon visage. J'ai simplement dit que j'attendrais que la soupe refroidisse avant de la boire.

Christophe a cru que j'avais encore une fois capitulé. Satisfait, il s'est levé et il est sorti de la pièce.

Il est entré dans la chambre d'Élina. À travers la porte entrouverte, j'ai entendu sa voix :

« Je n'ai trouvé que la dentelle blanche et la mousseline rose. Je n'ai pas mis la main sur la nuisette en soie noire dont tu parlais… »

« Dans le tiroir du bas ? Ah, je l'ai trouvé ! Mais… quand est-ce que tu as acheté cet ensemble noir ? Je n'étais même pas au courant ! »

Au bout du fil, un éclat de rire féminin a résonné. Pendant ce temps, Christophe tenait avec précaution la lingerie noire en soie, il l'a portée contre son nez, il l'a humée doucement et son visage s'est éclairé d'un sourire satisfait.

Je me tenais dans l'embrasure de la porte, le dégoût me montant à l'estomac.

En m'entendant, Christophe est sorti, l'air mal à l'aise, et il m'a dit :

« Ne te fais pas de mauvaises idées. Élina doit rester une semaine à l'hôpital. Je suis juste venu prendre ses affaires de rechange. Elle ne supporte pas les sous-vêtements jetables, ça lui provoque des allergies. »

En parlant, il m'a tendu un sac posé au sol et a ajouté sur un ton d'ordre :

« Ce sont les sous-vêtements qu'Élina a déjà portés. Tu vas les laver. Fais attention à ce qu'ils soient bien propres, et mets-les à sécher sur l'étendoir spécial d'Élina, sur le balcon. »

J'ai froncé les sourcils et je n'ai pas pris le sac.

En voyant ma réticence, il a brusquement durci son expression et m'a violemment repoussée :

« Valérie, tu devrais t'estimer heureuse ! Même une chose aussi simple, tu n'en es pas capable. À quoi sers-tu, alors ? »

« Si tu refuses de laver, je le ferai moi-même. De toute façon, depuis qu'elle est enfant, c'est toujours son Tonton qui lave ses sous-vêtements. Et je préfère encore ça, plutôt que tes mains sales qui risqueraient de les souiller ! »

Christophe est entré dans la salle de bain avec la lingerie à la main. Quand il en est ressorti en boitant, il a simplement lâché :

« Élina sortira de l'hôpital dans sept jours. Je dois rester à ses côtés. »

« Le jour de sa sortie coïncide avec la date prévue pour notre mariage. Ce jour-là, je viendrai te chercher pour t'emmener à la cérémonie. »

« En attendant, reste bien tranquille à la maison. Ne me crée pas de problèmes. Tu sais très bien qu'il me suffit d'un mot pour annuler ce mariage ! »

J'ai hoché la tête et je l'ai regardé partir.

Le même jour, j'ai vu qu'Élina avait publié une photo dans sa story. Sur le lit blanc de l'hôpital, une lingerie violette et aguichante était soigneusement posée.

« Tonton chéri m'a encore offert de nouveaux sous-vêtements. Il dit qu'il connaît mes mensurations par cœur depuis longtemps ! »

J'ai souri en lui mettant un « like », puis j'ai aussitôt pris une capture d'écran.

Elle a continué à étaler son bonheur avec lui pendant six jours d'affilée, mais le contenu de la dernière publication était légèrement différent :

« Pour me sauver et prendre soin de moi, Tonton chéri a laissé sa jambe s'aggraver. La blessure n'a pas été correctement soignée et il restera handicapé à vie. Mais peu importe, je suis prête à m'occuper de lui pour toujours ! »

De mon côté, je n'étais pas restée inactive. Pendant ces jours-là, j'avais effacé de cette maison toute trace de mon existence.

Le matin du mariage, j'ai déposé ma robe de mariée dans la chambre d'Élina. Puis j'ai envoyé à Christophe toutes les captures d'écran que j'avais conservées, avant de le bloquer sur tous les moyens de contact.

Ensuite, j'ai traîné ma valise jusqu'au taxi et je suis partie directement pour l'aéroport.
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