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SÉDUIS-MOI SI TU OSES
SÉDUIS-MOI SI TU OSES
Penulis: Déesse

Chapitre 1 : Le Défi 1

Penulis: Déesse
last update Terakhir Diperbarui: 2025-12-04 05:06:47

Valentina

La musique cumbia bon marché tape un rythme désespéré contre les murs du Cantina La Última Lágrima. L’air est saturé, une soupe grasse d’odeurs de bière renversée, de tabac froid et de friture rance. Je slalome entre les tables, un plateau chargé de bouteilles de Tecate et de petits bols de cacahuètes gluants collant à mes doigts. Ma robe, un vieux chemisier noir trop ajusté, est humide sous les bras, sur le bas du dos. Une seconde peau misérable. Ici, je ne suis pas Valentina, la fille qui rêvait de peindre des ciels immenses sur de grandes toiles blanches. Ici, je suis la güera, la serveuse, un élément du décor, aussi invisible et interchangeable que la poussière qui danse, moribonde, dans les rais de lumière blafarde des néons.

Tout se fige, se déchire, quand la porte s’ouvre.

Ce n’est pas une entrée, c’est une invasion, une violation de l’équilibre précaire de ce lieu. Le vacarme de la nuit sur Avenida Insurgentes , klaxons, musique lointaine, cris , s’engouffre un instant, brutal, avant que la lourde porte en bois ne se referme dans un soupir étouffé. Et lui entre.

Le silence ne se fait pas, mais il se déplace, se concentre. Une onde de tension parcourt la salle comme un courant à haute voltage, faisant frémir les verres sur les tables. Les rires gras près du bar s’éteignent net, avalés. Le vieux Don Rosendo, dont les mains ne tremblent jamais, cesse de polir son verre, ses yeux s’assombrissant. Mon propre souffle se bloque, un caillou coincé dans ma gorge sèche.

Diego.

Tout le monde dans le quartier connaît ce nom, chuchoté avec crainte. Personne ne le regarde vraiment en face. Il est vêtu d’un costume anthracite qui épouse sa silhouette longue, puissante, une anomalie insultante de grâce et de puissance dans ce lieu miteux. Sa chemise est d’un blanc éclatant, trop pure, ouverte au col, révélant une chaîne en or fin et la naissance d’un tatouage sombre qui semble vouloir grimper vers sa mâchoire. Ses traits sont ciselés par un sculpteur cruel , pommettes hautes, mâchoire carrée, lèvres fines. Beau d’une manière qui fait mal, qui alerte tous les instincts. Et ses yeux… Des yeux si noirs qu’ils semblent être des trous dans le monde, absorbant la lumière, ne rien rendre. Ils balayent la pièce avec une indifférence absolue, un mépris tranquille, et finissent par se poser sur moi.

Ce n’est pas un regard. C’est une prise de possession. Une évaluation brutale, complète, qui palpe mon âme à travers les tissus usés de ma robe. Je sens mon sang se figer dans mes veines, puis affluer, brûlant, à mes joues, à mon cou. Je détourne les yeux trop vite, trahissant ma peur, mon trouble, ma fascination maudite. Je me penche pour déposer une bouteille sur une table, un geste mécanique, et mes mains tremblent, faisant tinter le verre.

Je le sens s’approcher avant de le voir. Une présence physique qui modifie la pression de l’air, alourdit l’atmosphère. Il choisit la table au fond, la plus éloignée de la porte, dos au mur, maître de tout ce qui se passe devant lui. Un trône dans son royaume de misère. Je prends une inspiration profonde, trop profonde, qui me brûle les poumons, et m’approche, le carnet de commandes serré contre ma poitrine comme un bouclier de papier.

Je sens son odeur avant d’arriver à sa hauteur. Du cuir riche, du savon coûteux, citronné, et quelque chose de plus âpre, de fondamental, de métallique, comme de l’acier frotté ou l’ozone avant l’orage. L’odeur du danger incarné.

— Qu’est-ce que ce sera ? Ma voix est un filet rauque, étranglée.

Il lève les yeux vers moi. Lentement. Son regard est un scanner. Il parcourt mon visage, s’attarde sur la pulpe de mes lèvres entrouvertes, descend le long de ma nuque, plonge dans l’échancrure de ma robe, avec une lenteur obscène, calculée. Je me sens nue, éventrée, exposée au-delà du physique.

— Tequila. Don Julio 70. Sa voix est grave, elle semble venir des profondeurs, voilée d’une fumée imaginaire. Elle caresse et lacère en même temps, chaque syllabe un coup de griffe recouvert de velours. — Rien d’autre.

J’opine du chef, un mouvement saccadé, et m’éloigne, sentant son regard brûler un sillon de feu entre mes omoplates, comme un fer rouge. Au comptoir, mes doigts, moites, peinent à saisir la bouteille au goulot lisse. Don Rosendo s’approche, son visage raviné empreint d’une gravité funèbre.

— Muchacha, por favor. Attention avec celui-là. Il n’est pas fait de chair et de sang comme nous. Ce qui coule dans ses veines, c’est de la glace et de l’ombre. Pars par la cuisine. Maintenant.

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    ValentinaSon regard est un scanner. Il parcourt chaque centimètre de peau exposée, s'attardant sur les marques à peine estompées de sa dernière punition, sur la courbe de mes seins, sur la palpitation folle à la base de ma gorge. Il n'y a pas de désir brut, animal, dans ses yeux. Il y a de la satisfaction. De la propriété. Comme un collectionneur contemplant une pièce rare après une longue restauration.— Parfaite, souffle-t-il.Il avance d'un pas, refermant la distance. Sa main se lève, et cette fois, il ne se contente pas de frôler. Il pose sa paume à plat sur mon ventre, juste sous mon nombril. La chaleur de sa peau traverse le mince tissu de ma culotte, me brûle. Je retiens mon souffle.— Tu vois ? Tu trembles de peur. Mais aussi d'autre chose. Ton corps me reconnaît. Il me répond .— C'est de la terreur, je parviens à articuler.— La terreur, le désir... ce sont les deux faces d'une même pièce. Une pièce que je tiens.Sa main remonte, lentement, effleurant ma cage thoracique, co

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