LOGINIl avait pris une voix douce, presque méconnaissable. Je souriais malgré moi. Voir ce mec que les services secrets redoutaient trembler devant les larmes d’une fille d’à peine un an, c’était… jouissif. — Je crois que j’appelle au mauvais moment, dis-je. — Toute la journée sera le mauvais moment, de toute façon. Et crois-moi, tu vas devoir finir TOUT ce qu’il y aura sur la table. Il est hors de question que ma reine passe des heures en cuisine pour que tu fasses ta fine bouche. — Justement… à propos de ça… — QUOI ? aboya-t-il. — Avery est à la maison. Un silence brutal. — Comment ça ? Tu l’as laissée chez toi ? Et Miran ? — Elle a débarqué hier. On n’a pas encore vraiment parlé… Bref. C’est un peu la merde. — Débrouille-toi avec ta merde. Toi et elle, je vous veux à Milan, 18 Viale Berengario, à deux pas de CityLife. Et fais gaffe, enfoiré. Il faut y aller doucement avec elle. Il raccrocha avant même que je puisse répliquer. Classique
Le rire de Miran me sortit de nouveau de mes pensées, et quand je posai mon regard sur lui, je le vis rire tout en tendant les mains vers l’entrée de la cuisine. Il tendait les mains vers sa mère. Elle était appuyée contre le mur, regardant son fils les larmes aux yeux, n’osant pas approcher. Vu comment ses yeux étaient bouffis, je mettrais ma main à couper qu’elle a pleuré toute la nuit. Et je n’aimais pas le fait que cette information ne me laisse pas indifférent. Elle paraissait si vulnérable et si fragile.De plus, elle avait l’air d’avoir perdu des kilos. Sa peau était pâle. Je suppose qu’à l’hôpital, elle ne pouvait pas faire tous ces soins de visage qu’elle faisait tout le temps. Ou alors, son nouvel amant ne prend pas bien soin d’elle comme il se doit. Je sais que durant tout le mois, il ne l’a pas lâch
— Ne fais pas ça, dis-je alors que ma voix se brisait sur le dernier mot. J’avais mal et je me sentais submergée par tout ça. Je me sentais mal. J’allais craquer. J’allais vraiment craquer.— Il se fait tard. On n’aurait pas dû parler de tout ça ce soir. La journée a sans doute été longue pour nous deux, dit-il calmement. Tu retournes chez ton amant ou tu passes la nuit…— Ce n’est pas mon amant. C’est mon médecin. Je suis sortie de l’hôpital il y a quelques heures.— Si tu le dis. Tu peux prendre la chambre au bout du couloir pour passer la nuit. J’y ai mis tous tes effets. Demain matin, on tirera les conclusions qu’il y a à tirer, et chacun reprendra sa route. Sans drame, ni crise de larmes.Et sans me laisser en placer une, il partit. Me laissant seule dans ce salon qui m’était désor
Je crus presque sentir le ciel se dérober sous mes pieds. Je me sentis d’un coup beaucoup trop lourde, et si je n’avais pas été assise, je serais sans doute tombée. Je savais que j’avais de la valeur à ses yeux, que je comptais pour lui, mais je ne savais pas qu’il m’aimait, putain. Et je me sentis à la fois heureuse et triste. Heureuse parce que j’avais un jour eu une telle place dans son cœur et triste parce qu’il l’avait conjugué au passé.— Tu… tu m’aimais ?, demandai-je dans l’espoir qu’il corrige sa phrase au présent.— Tu vas dire que tu ne le savais pas ? Je ne te l’ai pas suffisamment montré ? Je voulais faire de toi ma femme. J’ai passé toute une journée de merde à préparer une demande en mariage romantique à la con pour te demander d’être ma puta
Et pourquoi cette tension nous électrifie-t-elle tous les deux ?Quand ses lèvres s’appuyèrent contre les miennes, un lamentable gémissement plaintif s’échappa de celles-ci, alors que mes yeux s’embuaient d’envie et de désir.Des pleurs de bébé venant du baby-phone nous coupèrent dans notre élan. Et je crus presque entendre un grognement sortir de ses lèvres avant qu’il ne me dépose sur le sofa et ne reparte comme il était arrivé.Je n’eus pas le temps de me remettre de mes émotions ni de faire disparaître le rouge de mes joues que j’entendis de nouveau ses pas.Je regardais le couloir avec envie et désir, le cœur battant. Allait-il venir avec mon fils, ce fils de six mois que je n’avais toujours pas vu ? Mais je ne fus que déçue en le voyant revenir, les bras ballants. Je crois q
Juste à quelques mètres de moi, quelque part dans une pièce de cette maison, se trouvait mon fils. Une grossesse que je n’ai pas subie.Après mûre réflexion, c’est plutôt plausible. Quand c’est l’année de Sam, et que je me réveille, je suis effectivement un an plus vieille. Alors, il est sans doute normal que ma grossesse se soit développée. Est-ce que c’était ça ? Il faut que je retrouve des membres de ma famille pour essayer de comprendre mon histoire. Surtout, savoir comment les autres, des siècles précédents, ont vécu ça.J’entendis des pas et je me reconnectai à la réalité. Il n’était déjà plus là. Je ne savais pas si je pouvais le suivre ou si je devais rester là. Cette maison, je la connaissais comme ma poche. Elle avait été mienne pe
Le jour suivant, je ne suis pas parti au travail, car je ne savais pas si le fait que j’avais reçu mes effets, signifiait aussi que j'avais été viré. Il ne prenait toujours pas mes appels, mais curieusement, il ne m’avait pas encore bloqué malgré le fait que je l’ai appelé plus de cinq cents fois,
- Je l’ai compris, je l’ai même très bien compris,- Tu crois avoir compris, mais je te le dis que tu n'as rien compris, car si ça avait été le cas, ses mains sur toi t'auraient procurée de la nausée et c'est tout sauf ce que j'ai vu là. - Je suppose que je ne fais que ça alors, mal comprendre les
Vétu de noir, le noir lui allait si bien, ne pus-je m’empêcher de penser. Son regard passa de moi à Viktor, allant et venant, mais son visage était inexpressif. Je voulais y voir une lueur quelques chose, qui montre que le fait de me voir avec un autre lui faisait de l’effet, de la peine ou de la c
- Être avec qui ? et là, il me lâcha et parti dans un four rire, jusqu’à se tordre sur le côté en arrêtant son ventre comme si j’avais dit la chose la plus drôle au monde.- Je… je… suis avec Sergey. Dis-je alors que le dernier mot me paissait sur la langue, je n’avais plus jamais prononcé son nom







