LOGINJ'ai marché pendant plusieurs minutes ou heures, mais je ne saurais le dire avec exactitude, car je n'avais rien sur moi pour me permettre de définir le temps, je ne faisais que me répéter les informations que la troupe du téléphone m'avait données pour guider mes pas. J'ai lu quelque part sur un panneau dans une rue « south ward ». Quand je vis les escaliers, je ne pus empêcher ce sentiment de soulagement d'envahir mon être tout entier. Je les descendis à une vitesse inédite. Je me renseignai auprès d'une femme qui se trouvait là pour savoir où on était et comment je devais faire pour me retrouver à Brooklyn. Par chance on était à Newark. Et je n'avais pas à beaucoup dépenser pour me retrouver à Brooklyn, juste un train et un métro, en plus je dépenserais au total moins de dix dollars, cependant je devais me rendre à la Pen station pour pouvoir prendre le train. Cet ainsi que les mains dans les poches et la tête rentrée dans les épaules, je repris ma marche suivant les nouvelles indications.
Pour une fois que la chance fut avec moi, je fus dans le train en direction de Manhattan ou je devrais prendre le métro pour Brooklyn. Je regardais le paysage le nez collé à la vitre. Une fois de plus, on s'était adressé à moi en disant jeune homme, pour me donner mon ticket de train avec le temps cela ne me dérangeait plus, d'ailleurs vue le monde dans lequel on vivait ou les genres n'étaient plus qu'un détail. Un sourire fade se dessina sur mon visage en me rappelant qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire, vingt-six ans d'existence et treize ans de vies. Encore heureux que je n'avais pas la mentalité d'un enfant de treize ans, bien que je n'eusse pas encore complètement perdu mon innocence d'enfant. Vous ne comprenez pas ? ça vous parait fou ? hé bien, bienvenue dans mon quotidien. Tout a commencé quand je suis venue au monde, j'avais un an, c'est délirant pas vrai ? pourtant, c'est ma réalité. Pour vous expliquer, on va commencer par la genèse, vous voyez dans la mythologie grecque Tirésias le célèbre devin qui fut transformé en femme au cours de sa vie parce qu'il avait frappé deux serpents qui s'accouplaient, puis plusieurs années plus tard, il a reproduit le processus et est redevenu un homme. Cependant, ce qui n'est pas clairement dit est qu'il a répété le processus plusieurs fois au long de sa vie lui permettant ainsi de changer de sexe à son bon gré, créant ainsi un petit désordre dans la contrée et de ce fait la déesse l'a puni, le maudissant qu'une fois par siècle de sa génération naitra un enfant qui changera de sexe au cours de sa vie. Alors, il a plaidé tout le reste de sa vie pour que la déesse épargne ce sort à sa progéniture, et juste avant sa mort la déesse lui à accorder une « faveur » celle-là même qui définit l'être complexe que nous sommes que je vous expliquerai bien évidement au fur et à mesure que nous évoluons. Bien que je ne sache si je peux réellement le définir l'acte de la déesse comme une faveur, car selon moi, c'est plus une punition qu'autre chose. Je m'explique, mon frère et moi partageons le même corps, mais pas la même vie ni le même destin, il est né le dix-sept février 1996 en argentine, mes parents l'ont enregistré à l'état civil et tout le reste, mais, un an après le dix-sept février 1997 quand ma mère est venue prendre son fils pour lui donner son bain, c'est moi qu'elle a trouvé dans le berceau. Dans un début, elle a pensé à un enlèvement et a alerté mon père, cependant lui compris, car grecque d'origine, et descendant de Tirésias, l'histoire de la malédiction lui a été transmis de génération en génération. Personne ne savait jamais où naitra l'enfant « maudit » mais tout le monde avait l'obligation de transmettre l'histoire à ses enfants pour les prévenir bien qu'en général, elle ne s'applique qu'aux enfants male, Mais si l'enfant de sexe féminin mets au monde un enfant mâle, il a aussi le nuage noir de la malédiction qui plane au-dessus de lui. C'était plus comme une sorte de secret de famille, un secret honteux que personne ne voulait assumer au grand jour. Je ne ressemblais en rien à mon frère, il avait des yeux bleus et moi des yeux noirs, ses cheveux étaient noirs et les miens bruns. Je me souviens quand on était enfant, pour nous permettre de nous comprendre, et ne pas se sentir trop différent des autres nos parents nous remettaient des cahiers dans lesquels on y notait les évènements qui se passaient pendant la journée, comme une sorte de journal, tout le long de l'année, on profitait pour s'y glisser des messages. C'étaient un peu comme avoir un frère que l'on ne voyait jamais, je considérais que mon frère partait en voyage quand je revenais chez mes parents, on partait souvent à l'école, mais on avait des professeurs particuliers à la maison, on partageait une seule et même identité, le même acte de naissance, et on avait les mêmes diplômes, d'ailleurs que ce n'est pas comme si on avait beaucoup fréquenté, on n'était pas allé plus loin que les études secondaires. Mon enfance était tout ce qu'il y a de plus simple, du moins pour moi, quand je me réveillais pour moi, c'était comme si je me suis couché la veille pour dormir et le lendemain matin, je me réveille le lendemain matin sauf que pour tout le monde autour de moi un an entier, c'était écoulé, ma mère était toujours la première personne que je voyais, elle empressait de me raconter tout ce que j'avais raté en me donnant mon bain puis au fil des ans en me regardant le prendre. À l'école mes parents leur racontaient que j'étais la fille de mon père et Sam était le fils de ma mère et qu'on allait à tour de rôle vivre chez nos autres parents, une histoire de garde partagée. Et ça ne me dérangeait pas, j'avais un frère que j'aimais tellement que je ne portais que ces vieux vêtements, et d'un autre côté ça aidait mes parents qui n'avaient pas beaucoup de moyen ce qui fait que j'ai passé toute ma vie à porter des vêtements de garçon, et à essayer de me comporté comme un garçon pour copier son style espérant que d'une certaine façon ça me rapproche de lui. Notre nom, c'était Sam Avery, c'était pratique, car c'est des noms qui sont tant pour les garçons que pour les filles, j'ai choisis Avery et lui a pris Sam, on se présentait ainsi à nos proches, et nos parents s'y sont faits. Tout se passait bien ainsi, malgré l'étrangeté de la situation, on communiquait, je connaissais les rêves et les passions, de Sam, j'avais un frère que je ne voyais que sur les photos, mais au moins, j'en avais un, si à l'école quelqu'un me dérangeait l'année qui suivait il lui réglait son compte pour venger sa « demi-sœur » sauf qu'un matin, tout à changer. Le train venait de s'immobiliser, m'obligeant ainsi à sortir de mes pensées. Le soleil allait déjà se coucher, je risquais fortement d'arriver à Brooklyn la nuit ce qui n'était pas une mauvaise chose, car cela signifierait que Nesla pourra venir me chercher à la gare. Le reste du trajet se passa sans encombre, et ce fut plus rapide que ce à quoi je m'attendais, une fois à la gare, je trouvai un téléphone avec lequel j'appelai mon amie, qui malheureusement était encore au travail, je devais patienter le temps qu'elle finisse et passe me chercher. Cet ainsi qu'installé sur un banc de la gare, je me replongeai dans mes pensées, ce fameux jour où tout a basculé, je m'étais réveillé comme chaque fois depuis toujours, mais cette fois si c'était dans un hôtel miteux un peu comme aujourd'hui, j'avais dix-neuf ans, je ne comprenais pas, j'étais censé me réveiller dans la maison de mes parents, il y avait quelques billets sur la table, une carte d'identité avec ma photo, mais notre nom et aucune note de la part de mon frère. J'étais perdu, je suis sorti de là déboussoler en quette d'information, plus tard, j'ai appris qu'on était au Canada, mais c'était loin de là où j'avais grandi ? où étaient mes parents ? et comment avais-je fait pour me retrouver ici ça non plus, je ne savais pas, je n'en avais aucune idée. Alors, j'ai commencé à me battre en travaillant dans le noir pour pouvoir rentrer chez moi et retrouver mes parents, c'est là que j'ai rencontré Nesla, elle avait trois ans de plus que moi, elle était franco-kenyane, elle servait dans un restaurant dans lequel, je faisais la plonge, on avait tout de suite accroché, c'était la première fois que je sympathisais avec une inconnue. Au bout de cinq mois d'amitié, elle a savoir que je vivais dans un motel d'un quartier pas net et m'a proposé la collocation, je lui reverserais le montant que je paie de façon mensuelle au motel et on partagerait les factures pour la nutrition. Elle disait qu'elle avait besoin de cet argent, mais la réalité est qu'elle voulait juste m'aider. Elle ne m'avait jamais posé de question sûre d'où je venais ou encore où était ma famille, et ça allait ainsi, car je n'avais pas eu besoin de lui mentir. Quand j'eus rassemblé le montant suffisant pour mon billet d'avion, je lui ai dit que je devais partir, elle n'a pas non plus posé de question, « si jamais, tu veux revenir, n'hésite pas, tu as un chez-toi ici ». Et j'étais parti toute joyeuse, bien que j'eusse des appréhensions la joie de retrouver ma famille était plus grande, que tout le reste quelle ne fut pas ma surprise quand une fois chez moi, je découvris que des inconnus vivaient chez nous et que notre voisine madame rose m'informa que mes parents étaient morts et enterrés depuis treize mois - Very !, entendis-je et quand je me retournai, je vis Nesla, un grand sourire aux lèvres, ce sourire qu'elle n'avait jamais perdu, et qu'elle ne perdra sans doute jamais.Il avait pris une voix douce, presque méconnaissable. Je souriais malgré moi. Voir ce mec que les services secrets redoutaient trembler devant les larmes d’une fille d’à peine un an, c’était… jouissif. — Je crois que j’appelle au mauvais moment, dis-je. — Toute la journée sera le mauvais moment, de toute façon. Et crois-moi, tu vas devoir finir TOUT ce qu’il y aura sur la table. Il est hors de question que ma reine passe des heures en cuisine pour que tu fasses ta fine bouche. — Justement… à propos de ça… — QUOI ? aboya-t-il. — Avery est à la maison. Un silence brutal. — Comment ça ? Tu l’as laissée chez toi ? Et Miran ? — Elle a débarqué hier. On n’a pas encore vraiment parlé… Bref. C’est un peu la merde. — Débrouille-toi avec ta merde. Toi et elle, je vous veux à Milan, 18 Viale Berengario, à deux pas de CityLife. Et fais gaffe, enfoiré. Il faut y aller doucement avec elle. Il raccrocha avant même que je puisse répliquer. Classique
Le rire de Miran me sortit de nouveau de mes pensées, et quand je posai mon regard sur lui, je le vis rire tout en tendant les mains vers l’entrée de la cuisine. Il tendait les mains vers sa mère. Elle était appuyée contre le mur, regardant son fils les larmes aux yeux, n’osant pas approcher. Vu comment ses yeux étaient bouffis, je mettrais ma main à couper qu’elle a pleuré toute la nuit. Et je n’aimais pas le fait que cette information ne me laisse pas indifférent. Elle paraissait si vulnérable et si fragile.De plus, elle avait l’air d’avoir perdu des kilos. Sa peau était pâle. Je suppose qu’à l’hôpital, elle ne pouvait pas faire tous ces soins de visage qu’elle faisait tout le temps. Ou alors, son nouvel amant ne prend pas bien soin d’elle comme il se doit. Je sais que durant tout le mois, il ne l’a pas lâch
— Ne fais pas ça, dis-je alors que ma voix se brisait sur le dernier mot. J’avais mal et je me sentais submergée par tout ça. Je me sentais mal. J’allais craquer. J’allais vraiment craquer.— Il se fait tard. On n’aurait pas dû parler de tout ça ce soir. La journée a sans doute été longue pour nous deux, dit-il calmement. Tu retournes chez ton amant ou tu passes la nuit…— Ce n’est pas mon amant. C’est mon médecin. Je suis sortie de l’hôpital il y a quelques heures.— Si tu le dis. Tu peux prendre la chambre au bout du couloir pour passer la nuit. J’y ai mis tous tes effets. Demain matin, on tirera les conclusions qu’il y a à tirer, et chacun reprendra sa route. Sans drame, ni crise de larmes.Et sans me laisser en placer une, il partit. Me laissant seule dans ce salon qui m’était désor
Je crus presque sentir le ciel se dérober sous mes pieds. Je me sentis d’un coup beaucoup trop lourde, et si je n’avais pas été assise, je serais sans doute tombée. Je savais que j’avais de la valeur à ses yeux, que je comptais pour lui, mais je ne savais pas qu’il m’aimait, putain. Et je me sentis à la fois heureuse et triste. Heureuse parce que j’avais un jour eu une telle place dans son cœur et triste parce qu’il l’avait conjugué au passé.— Tu… tu m’aimais ?, demandai-je dans l’espoir qu’il corrige sa phrase au présent.— Tu vas dire que tu ne le savais pas ? Je ne te l’ai pas suffisamment montré ? Je voulais faire de toi ma femme. J’ai passé toute une journée de merde à préparer une demande en mariage romantique à la con pour te demander d’être ma puta
Et pourquoi cette tension nous électrifie-t-elle tous les deux ?Quand ses lèvres s’appuyèrent contre les miennes, un lamentable gémissement plaintif s’échappa de celles-ci, alors que mes yeux s’embuaient d’envie et de désir.Des pleurs de bébé venant du baby-phone nous coupèrent dans notre élan. Et je crus presque entendre un grognement sortir de ses lèvres avant qu’il ne me dépose sur le sofa et ne reparte comme il était arrivé.Je n’eus pas le temps de me remettre de mes émotions ni de faire disparaître le rouge de mes joues que j’entendis de nouveau ses pas.Je regardais le couloir avec envie et désir, le cœur battant. Allait-il venir avec mon fils, ce fils de six mois que je n’avais toujours pas vu ? Mais je ne fus que déçue en le voyant revenir, les bras ballants. Je crois q
Juste à quelques mètres de moi, quelque part dans une pièce de cette maison, se trouvait mon fils. Une grossesse que je n’ai pas subie.Après mûre réflexion, c’est plutôt plausible. Quand c’est l’année de Sam, et que je me réveille, je suis effectivement un an plus vieille. Alors, il est sans doute normal que ma grossesse se soit développée. Est-ce que c’était ça ? Il faut que je retrouve des membres de ma famille pour essayer de comprendre mon histoire. Surtout, savoir comment les autres, des siècles précédents, ont vécu ça.J’entendis des pas et je me reconnectai à la réalité. Il n’était déjà plus là. Je ne savais pas si je pouvais le suivre ou si je devais rester là. Cette maison, je la connaissais comme ma poche. Elle avait été mienne pe
J’étais assise à l’arrière de la voiture, la main sur la joue pour soutenir ma tête qui pesait. Les vitres teintées filtrant le soleil de fin d’après-midi, je pensais à mon dernier message envoyé à Nes qui n’ava
J’avais la tête posée sur son torse alors que celui-ci remontait à la vitesse de sa respiration hachée. - Je suis désolé de t’avoir fait subir ça. Dit-il doucement en déposant un baiser sur mon front - C’est ta
- Je sais, dis-je en le contournant pour le câliner par devant, je ne savais pas parce que je me croyais à l’abri du danger, il n’est qu’un homme, pas un dieu donc il ne pouvait pas me protéger du danger, mais je disais que je savais, car je savais que je ne vivrais pas assez longtemps pour que que
- Dousha, murmurais-je. Je suis là c’est fini.Mais je savais que ce n’était pas fini pas tant que Viktor respirait encore. J’ai entendu des pas, je me suis tourné et je l’ai vu. C’était comme s’il m’at







