La villa est pleine de lumière quand j’arrive. Musique basse. Verres fins. Rires trop sonores. Parfums chers. Le jardin ouvre sur la mer, noire et calme, comme un secret bien gardé. Il y a des femmes magnifiques, des hommes qui jouent à être détendus, des conversations qui roulent sur l’art, la politique, les marchés, les vacances à venir. Tout cela me fatigue plus vite qu’avant.Je prends un verre, salue deux ou trois connaissances, puis je la vois.Bianca est adossée à une colonne, en robe noire, la nuque dégagée, un verre à la main. Elle parle avec deux femmes qui rient un peu trop fort à ce qu’elle dit. Mais elle, non, elle ne rit pas vraiment. Elle sourit. C’est différent. Son sourire a la netteté d’une lame.Quand elle tourne la tête et que nos regards se croisent, quelque chose en moi marque un tem
Read more