Le Tueur SilencieuxLa calèche s'arrêta avec un lourd sifflement de freins en laiton. Je restai assise dans l'obscurité pendant une longue minute avant que la serrure ne cliquette. Quand la porte s'ouvrit, l'air humide du Quartier Bas, lourd de poisson, avait disparu. À sa place flottait l'odeur d'aiguilles de pin écrasées, de pierre froide et de cire coûteuse. "Dehors," dit le Capitaine. Je descendis de la calèche, les jambes raides à cause du trajet. Mes poignets étaient toujours liés derrière mon dos, la corde de chanvre raide de sang séché. Je me tenais dans une immense cour pavée de marbre blanc frotté si proprement qu'il reflétait le ciel gris comme de la glace. De hautes murailles de pierre coupaient le reste du monde, et au-dessus d'elles se dressait le palais, une montagne dentelée de granit sombre et de flèches pointues qui m'observait comme un oiseau de proie. Il n'y avait pas de gardes qui criaient, pas de marchands vendant leurs marchandises, et pas de chiens qu
Zuletzt aktualisiert : 2026-08-18 Mehr lesen