L'OMBRE D'UN MIRACLE
Les siens sont maintenant immenses, emplis d’une stupeur qui chasse la lassitude.
— Je t’aime. Je ne l’ai jamais dit comme ça. Je ne savais même pas que je le pouvais. Je t’aime d’un amour qui n’a rien à voir avec la possession, avec le désir, avec le jeu que nous jouions. C’est un amour… végétal. Qui prend racine. Qui pousse. Ces enfants… ils ne sont pas une finalité, ils sont l’explosion de cet amour. Sa matérialisation. Et je ne peux pas le porter seul.
Je me rapproche, posant mon front contre son ventre, à travers le pull. Je ferme les yeux, imaginant les deux petits points de chaleur, les deux futurs.