Le Retour de la Reine Alpha
Le noir d’opale dansait en arcs irisés, changeant à chaque instant, impossible à fixer.
Konia sentit le souffle lui manquer.
Puis vinrent les sons.
Des mélodies enchanteresses et magnifiques sortirent des tourbillons, se superposant sans se heurter. La flûte chantait, claire et haute, comme un oiseau qui n’avait jamais connu de cage. L’harmonica répondait, rauque et humain, avec une nostalgie qui serrait la gorge. Les tam-tams battaient un rythme ancien, celui des premières meutes, celui du sang. Le balafon claquait, joyeux et rapide, comme des pas de danse sur la terre battue. Le violon pleurait et riait en même temps, fil tendu entre la joie et la perte. Le piano posait des notes lourdes,