FAIS-MOI JOUIR
Je le pulvérisais, comme ils avaient pulvérisé ma confiance, mon amour, mon futur.
Mon mariage n’était pas mort dans un accident, dans une maladie. Il s’était évaporé. Il avait fui, goutte à goutte, pendant que j’étais trop occupée à être une bonne épouse, une bonne sœur. Il avait coulé entre mes doigts, et je n’avais rien vu. Rien senti. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que ce vide, cette chambre en décombres, et ce cœur en mille morceaux sur le parquet, parmi les éclats de verre.