Tabou : Liens et Péchés
La chambre sombre, éclairée seulement par les lueurs de la rue qui traversaient les rideaux, semblait témoigner de notre péché, de notre moment de faiblesse.
Je savais, même avant qu’il ne bouge, avant que son corps ne se détache enfin du mien, que nous avions déjà franchi la limite. La ligne qui séparait le bien du mal, le permis du défendu, avait été franchie avec une intensité qui ne laissait aucune place aux regrets immédiats. Et, au fond, je savais aussi autre chose : il n’y avait plus de retour possible. Ce qui était fait était fait. Et rien, ni le temps, ni la raison, ni même la culpabilité qui viendrait éventuellement, ne changerait cela.