La Cinquième Année avec Monsieur Weyland
Douze ans de vie se sont bousculés en un instant, mêlant l’amertume à la douceur.
Autrefois, Jeanne aurait durci le regard et, le visage figé, lui aurait lancé un « non » catégorique. Elle lui aurait dit, et se serait persuadée elle-même, qu’ils n’étaient plus que des étrangers. Le véritable détachement, c’est l’absence de haine comme d’amour.
Parce que haïr demande de l’énergie, aussi.
Mais là, elle s’est retournée et, avec la légèreté d’un souffle nocturne estival sur la prairie, elle lui a dit simplement : « Non, je ne t’en veux plus. »