TRENTE JOURS , PAS UN DE PLUS
Un journal d'adolescente, je le reconnais à l'écriture ronde, appliquée, aux cœurs dessinés dans les marges, aux pages décorées de stickers et de fleurs séchées.
Je ne devrais pas l'ouvrir. Je le sais. C'est mal. C'est une violation de son intimité. Mais mes mains tremblent, mon cœur cogne, et une voix au fond de moi murmure que j'ai le droit. Le droit de savoir. Le droit de comprendre. Après tout ce qu'elle m'a fait, après tout ce qu'elle continue de me faire, j'ai bien le droit de regarder, non ?