LE PÈRE DE MON ENFANT
Ophélie
Nous atteignons enfin un petit vestibule adjacent à la salle. La lumière y est plus douce, presque réconfortante, mais le tumulte de la salle continue de vibrer dans mes oreilles. La femme âgée se tourne vers nous. Elle est frêle, mais son aura est écrasante, imposante. Ses yeux, d’un bleu perçant, semblent sonder mon âme, deviner chaque pensée, chaque peur. Son visage est marqué par les années, mais chaque ride est comme une leçon, chaque geste une autorité tranquille et irrésistible.
— Je me présente, dit-elle d’une voix ferme mais calme, qui ne laisse aucune place à la contestation, je suis Hélène, mère de Marc.