ログインMon anniversaire
Mes amis de Paris sont arrivés hier soir, nous ne nous étions pas revus depuis mon départ. Et ce matin, mes cousins débarquent du Canada. Quand j’ai lancé les invitations, j’étais loin d’imaginer qu’ils viendraient tous pour l’occasion. Nous nous voyons peu, mais nous nous appelons souvent. Ma tante Émilie est partie vivre au Canada à l’âge de dix-huit ans. Elle s&rsLorsque nous rentrons chez Cathy, ma mère et elle sont attablées. Paul est debout près de la fenêtre et fume une cigarette. Maman s’inquiétait, elle nous a vus prendre un taxi et nous interroge :— Où étiez-vous passés ?— Nous sommes allés dire au revoir à Thaïs et Léanne !— Ça m’étonnerait, je viens d’avoir leur mère au téléphone ! Trouve mieux comme excuse !— Ma parole, t’es pas flic ?— Assez ! crie-t-elle en tapant sur la table.Sa tasse de café se renverse, elle se lève pour attraper une éponge et essuie le liquide. J’aperçois autour de son poignet, un nouveau bracelet qu’elle n’avait pas, avec un trèfle à quatre feuilles sur le fermoir.— Je vous ai vus prendre un taxi ! Alors j’attends ? reprend-elle.— Nous sommes allés acheter quelques souvenirs ! répond Tom.— Vous ne pouviez pas prévenir ? C’est dingue ça !Puis elle se tourne vers moi :— Et toi, évite de me répondre si tu ne veux pas être privée de sortie à notre retour !— Excuse-moi !— File ! dit-elle, en me montran
Au moment de nous séparer d’eux, je remarque qu’un garçon me fixe et nous suit à notre sortie de la discothèque. Je ne veux pas inquiéter Léo et Tom, mais je connais ce visage ! Ce garçon se trouvait là pour le rituel quand Mathieu m’a enlevée, je m’en souviens très bien. Cependant j’ai peur de me tromper en voyant le mal partout, je ne veux pas provoquer d’altercation. Je me dis que c’est impossible, que nous sommes à Paris, pourtant il se rapproche de plus en plus, jusqu’à m’interpeller !— Eh ! En promenade ! lance-t-il.— On se connaît ? riposte Léo, sur la défensive.— Nous ? Non ! Mais demande à ta copine !— Tu le connais ? s’étonne Léo.— Non ! dis-je, plus du tout sûre.— Réfléchis bien nous nous sommes déjà rencontrés !Puis il se rapproche de moi l’air menaçant.— Laisse-la tranquille ! intervient Léo.— Je ne t’ai pas adressé la parole toi ! dit-il en bousculant Léo.— Elle est avec moi ! Alors tu dégages !— Si je veux ! Tu es qui toi pour me parler comme ça ?— Oh du cal
— Oui ! Chez les animaux, les vrais oui, c’est exact ! Mais pas chez les lycanthropes. Il en existe deux catégories : les alphas sont ceux qui ont été contaminés par la morsure d’un autre loup-garou. Ils deviennent des êtres mi-hommes mi-animaux, avec toutefois un instinct animal dominant. Ils sont dangereux et imprévisibles ! Alors que les bêtas, ce qui semble être votre cas jeune homme ! dit-il en s’adressant à Léo, sont des êtres issus d’une union entre un lycanthrope et un humain, ils possèdent donc l’intelligence en plus. Il s’agit bien entendu d’une lignée. Ils vivent parmi nous depuis des centaines d’années ! Vous comprenez, il y a une énorme différence…Il marque un temps d’arrêt, comme pour s’assurer que nous avons bien tous assimilé, ignorant sans doute que nous le savons déjà. Puis il reprend.— Par contre, concernant votre problème, je constate qu’il n’y a pas vraiment de chef de meute. J’ai pu observer qu’ils ont une façon anarchique de se nourrir et de procéder.— C’est
Mon père souhaite me parler, nous nous installons dans la chambre de Cléa.— Pourquoi es-tu si désagréable avec elle ? demande-t-il.— Je la déteste c’est tout !— Laisse-lui au moins une chance ! Elle fait des efforts tu sais et puis elle n’y est pour rien !— À bon ? Je ne suis pas de ton avis ! Elle a tourné autour de toi jusqu’à ce qu’elle réussisse à te mettre dans son lit ! Ça n’est qu’une traînée !— Je ne te permets pas de parler d’elle de cette façon ! réplique-t-il sèchement.— Excuse-moi de ne pas l’aimer, je suis trop grande pour ça ! J’ai une mère ! Et des amies, j’en ai plus qu’il m’en faut, alors dis-lui de s’en tenir aux formules de politesse ! Je ne veux pas lui parler !— Comment peux
— En clair, elle utilise la force de la sagesse.— Elle a réussi à l’arrêter comme ça ? s’étonne Tom.— Il existe en sorcellerie ce qu’ils appellent la loi du triple retour. Et nous pouvons supposer que c’est ce qu’il s’est produit pour lui.— Excusez-moi de vous couper, mais qu’est-ce que c’est que cette fameuse loi ? questionné-je.— Quand un sorcier utilise la magie noire, il invoque les esprits du mal et à force, il risque de voir revenir le mal qu’il a essayé de faire, mais en trois fois plus puissant. Tout ce que je peux vous dire, c’est que certains d’eux sont incapables d’agir sans leur grimoire. Pour accomplir un rituel, quel qu’il soit, il faut une coupe sacrée. Je sais qu’il en existe une, qu’une sorcière a dû laisser quelque part, parce que quelqu’un est
Elle a vécu près de dix ans avec un Malgache dont elle a eu un enfant, avant qu’il ne reparte pour son île. Cathy n’a pas voulu le suivre. Sa fille Cléa a un an de moins que moi, c’est une belle métisse qui a rejoint une agence de mannequins sur les Champs Elysées. Nous ne la verrons pas ce week-end, elle est en pleine séance de photos pour une grande marque de lingerie. Maman lui présente Paul et moi Léo. Après un rapide dîner, nous regagnons nos chambres.Le jour vient de se lever, il fait beau et chaud, nous pouvons déjeuner sur la terrasse, ce qui est assez rare au printemps. Nous profitons de cette vue agréable sur les toits de Paris. Léo est impressionné par la capitale. Il a hâte d’en découvrir un peu plus. Nous avons prévu de visiter le Louvre ce matin. Nous prenons donc le métro pour nous y rendre. Je suis contente
J’entends prononcer mon prénom et sens une main frôler mon visage alors j’entrouvre les yeux difficilement. Mes paupières sont lourdes et ma vue encore floue. Puis peu à peu, je sors de cette torpeur en apercevant le visage de Léo au-dessus de moi. Je dois rêver ! Il me faut quelques minutes pour c
La douleur irradie mon crâne et me rappelle ce qui s’est passé. Je n’ai aucune notion du temps écoulé. Je n’y vois rien, car ils m’ont bandé les yeux. Je perçois des présences, cette sensation familière m’évoque la vieille grange. Là où j’ai retrouvé le corps des deux victimes, là où il s’en débarr
En plus, il y a un problème plus grave.Je décide de lui raconter tout ce que j’ai découvert sur lui mais aussi sur Paul car il semble bien maîtriser le sujet. J’ajoute qu’il sort avec ma mère et qu’il s’est installé à la maison.— Matthew pensait venir en France pour les vacances il pourra peut-ê
J’aperçois une larme briller au coin de son œil, alors je me trouve idiote de l’avoir blessée à ce point.— Excuse-moi mamie !— Tu n’as pas à t’excuser, j’ai eu tort de vouloir vous en protéger, j’ai perdu le contrôle. Je me sens coupable et si j’avais su, je me serais abstenue ! Mon unique but, é







