เข้าสู่ระบบStéphane s'était rendu chez ses parents ce soir. Il poussa la lourde porte de la demeure familiale, un sentiment de lassitude et de détermination mêlés pesant sur ses épaules. Dans le vaste salon aux lignes épurées, son père, M. Robin Segarra, était au téléphone, parlant affaires d’une voix ferme.— …Non, ce contrat doit être signé avant vendredi, c’est non-négociable. Je vous laisse régler cela.Il raccrocha et leva les yeux au moment où Stéphane s’effondrait dans un des profonds canapés en cuir, les yeux fixant le plafond.— Ah. Te voilà enfin, dit M. Segarra, posant son téléphone. Ta mère et moi commencions à croire que tu avais élu domicile ailleurs. C’est une surprise de te voir à une heure si… civile. Stéphane se contenta d’un grognement. Son père s’approcha, l’observant. L’air sérieux, presque sombre, de son fils contrastait fortement avec son humeur habituellement détachée.— Stéphane ? Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il, l’inquiétude perçant sous la retenue.Stéphane s’a
La routine au Groupe Wilkerson avait repris, mais une froideur palpable régnait dans le bureau du PDG. Chantelle était d’une efficacité métronomique et d’une distance polaire. Chaque tentative de Collen d’engager la conversation, ne serait-ce que pour demander « Comment allez-vous ? », se heurtait à un mur.— Monsieur, voici les dossiers pour la réunion de 15 heures.—Chantelle, je voulais te…—Votre appel avec la banque est prévu dans dix minutes. Je vous ai préparé les chiffres clés.—Merci, mais…—Je dois vérifier la réservation pour votre dîner avec les investisseurs de Singapour. Excusez-moi.Elle disparaissait avant qu’il n’ait pu formuler une phrase complète. Leurs seuls échanges étaient strictement professionnels, aseptisés.Pourtant, dans l’intimité de son bureau, Chantelle était témoin de sa déroute. À plusieurs reprises, en apportant des documents, elle le surprenait au téléphone, la voix d’abord ferme, puis se fissurant sous la pression.— Écoutez, je comprends vos réticen
Une demi-douzaine d’employés, surtout des femmes, l’entouraient, lui tapotant l’épaule, lui tendant des mouchoirs, murmurant des paroles de réconfort.— Pauvre chérie… quelle horreur…—Comment peut-on être aussi cruel…Quand Mégane aperçut Chantelle, son « désespoir » prit une nouvelle intensité. Elle se jeta littéralement à ses pieds, agrippant l’ourtaille de sa jupe.— CHANTELLE ! Par pitié ! AIDE-MOI ! hurla-t-elle, sa voix portant dans tout l’atrium. Tu dois lui parler ! Demande à Collen de me pardonner ! Il t’écoutera, toi !Chantelle tenta de se dégager, stoïque.—Je ne peux rien faire, Mégane. Lève-toi.— TU M’AVAS PROMIS ! sanglota Mégane, renforçant son emprise. Hier, tu as pris le document et tu m’as fait promettre le silence ! Quelle femme sans parole ! Je t’ai fait confiance ! J’ai essayé de me rattraper, et toi, tu m’as poignardée dans le dos !Les murmures dans la foule changèrent de ton. Les regards compatissants se tournèrent vers Chantelle, chargés de suspicion.— Quo
L'arrivée de Chantelle et Stéphane dans les locaux de Wilkerson Group fut un coup de tonnerre dans un ciel déjà chargé de ragots. Les regards se firent lourds de mépris et de curiosité malsaine tandis qu'ils traversaient les open spaces.— Qu'est-ce qu'elle vient faire ici après un tel scandale ?—Elle n'a vraiment pas honte.—Et dire qu'elle était la secrétaire du PDG…Chantelle gardait la tête haute, le visage masqué par une détermination froide, serrant contre elle l’enveloppe contenant le document original. Stéphane marchait à ses côtés, un rempart silencieux contre les murmures venimeux.Dans son bureau, Collen était au téléphone, la voix tendue. Un double coup à la porte l’interrompit.—Entrez ! aboya-t-il.En les voyant pénétrer, une onde de choc le parcourut. De la surprise, un soulagement fugace de la revoir, aussitôt étouffé par la colère et la défiance qu’il s’était imposées. Son visage se recomposa en un masque de froideur sévère.— Chantelle. Que venez-vous faire ici aprè
La nuit était épaisse, et le sommeil fuyait Chantelle. Elle tournait et se retournait dans le lit qu’on lui avait préparé chez Stéphane. Soudain, des coups de klaxon brefs et discrets déchirèrent le silence de la rue. Elle se dressa, le cœur battant à tout rompre.— Chantelle ! C’est elle ! Elle est revenue ! entendit-elle la voix de Stéphane depuis le salon, empreinte d’une tension similaire.Ils se précipitèrent vers l’entrée. Avant même qu’ils n’atteignent la porte, ils entendirent des pas et des voix étouffées dans l’escalier. Chantelle ouvrit brusquement.Sur le palier, éclairée par la lumière du couloir, se tenait Théronie. Mais elle n’était pas seule. Deux hommes en costume sombre, à l’allure professionnelle et discrète, l’accompagnaient.— Enfin ! Tu es là ! s’exclama Chantelle, un mélange de soulagement et d’incrédulité dans la voix.Théronie lui adressa un sourire apaisant.— Oui, ma chérie. Je te l’avais dit, tout s’est bien passé. Elle se tourna vers Stéphane et l’accueil
Le club L’Éclipse, niché dans une ruelle discrète du Marais, pulsait au rythme d’une musique électro sourde, où les basses vibraient dans les côtes des clients. Théronie, vêtue d’une robe moulante en satin émeraude qui soulignait chaque courbe, était assise au bar, un cocktail à la main. Ses cheveux, habituellement tirés en un chignon strict, cascadaient en boucles souples sur ses épaules. Elle avait troqué ses lunettes contre un regard fumé, et ses lèvres, peintes d’un rouge profond, esquissaient un sourire quand l’homme entra.Elle tenait la photo de Rousseau en main, le regardant à quelques mètres d’elle. Grand, les épaules larges sous un costume mal coupé, il balaya la salle d’un regard nerveux avant de repérer Théronie. Elle ne se retourna pas tout de suite, laissant planer le suspense, comme si elle ignorait sa présence. Quand elle le fit enfin, ce fut avec une lenteur calculée, comme si elle le découvrait par hasard. — Oh. Sa voix était douce, presque surprise. Vous êtes seu







