LOGINSi vous avez aimé le Tome 1 de FAIS-MOI JOUIR, préparez-vous à perdre le contrôle… Ce deuxième tome revient plus chaud, plus intense et dangereusement pimenté que jamais. Une compilation d’histoires érotiques soigneusement pensées et écrites pour éveiller vos sens, attiser votre curiosité et vous tenir en haleine du premier mot jusqu’à la dernière page. Des désirs inavoués, des tentations brûlantes, des rencontres troublantes et des passions capables de faire vaciller toutes les limites… Chaque histoire vous entraînera un peu plus loin. Chaque page vous donnera envie de continuer. Et lorsque vous commencerez… il sera difficile de vous arrêter. Alors, ouvrez ce livre, laissez-vous tenter… et surtout, ne vous arrêtez pas.
View MoreMaya a vingt-trois ans, une mère alcoolique, et une seule obsession : décrocher son diplôme avant qu'il ne soit trop tard. Quand l'université la renvoie faute de paiement, à trois semaines des examens, elle est prête à tout — sauf tuer — pour trouver l'argent.
Un soir, une boîte de nuit. Des billets qui pleuvent sous les projecteurs. Et un homme, dans la pénombre rouge du salon VIP, qui la regarde comme si elle était la seule chose qui comptait au monde.
— T'es nouvelle, a-t-il murmuré contre son oreille. Ça se voit ?
— Non. Justement pas.
Elle croit ne jamais le revoir. Elle se trompe. Le lendemain, il entre dans son amphithéâtre — costume impeccable, autorité glaciale — et se présente comme son nouveau professeur.
— J'ai passé la meilleure soirée de ma vie avec toi, dit-il, s'approchant trop près.
— Ça ne change rien.
— Ça change tout. J'ai encore envie de toi.
— Alors apprenez à vous taire, monsieur Lambert. Parce que moi, je n'oublierai jamais que c'est interdit.
Entre les billets sales de la boîte de nuit et l'interdit d'une salle de classe, Maya devra choisir : sauver son diplôme, sauver sa mère, ou se perdre elle-même dans les bras d'un homme qu'elle ne devrait jamais revoir.
LE POINT DE VUE DE MAYA
Je m'appelle Maya. J'ai vingt-trois ans. À cet âge-là, normalement, on a un CV qui commence à ressembler à quelque chose, un appartement, peut-être même un début de vie rangée. Moi, j'ai un diplôme qui me glisse entre les doigts chaque fois que je crois enfin le tenir, et une mère qui préfère le fond d'une bouteille au fond de mes yeux quand j'essaie de lui parler.
Ce matin, ils sont venus dans l'amphi. Deux personnes du service scolarité — une femme en tailleur gris, un homme avec une tablette, mon nom affiché dessus comme une sentence.
— Maya Lefort ?
Je me souviens avoir hésité une seconde avant de lever la main. Comme si en ne répondant pas, le problème allait disparaître tout seul.
— C'est moi.
— Vous avez un solde impayé de scolarité. On est désolés, mais le règlement est clair : sans régularisation, vous ne pouvez plus assister aux cours. Vous devez nous suivre.
— Attendez, j'ai dit. Laissez-moi vous expliquer, je peux payer, juste... pas maintenant, j'ai besoin d'un peu de temps—
— On nous a déjà donné cette réponse le mois dernier, mademoiselle.
Elle n'a même pas haussé le ton. C'est ça le pire, avec l'administration : ils n'ont pas besoin de crier pour vous détruire. Ils le font avec un sourire poli et une feuille de papier.
J'ai senti quarante paires d'yeux se poser sur moi. Des chuchotements. Quelqu'un a même ri, discrètement, dans le fond. J'ai ramassé mes affaires en tremblant, et je suis sortie sans un mot, parce que pleurer devant eux, ça aurait été leur offrir un trophée que je refusais de leur donner.
Les examens sont dans trois semaines. Trois. Et je n'ai pas le droit de perdre une année de plus. J'ai déjà deux ans de retard à cause d'elle — à cause des nuits où je l'ai portée jusqu'au lit en la suppliant d'arrêter, à cause des matins où je comptais les pièces pour acheter du pain pendant qu'elle cuvait dans le salon. Je ne rattraperai jamais ce temps perdu. Mais je peux encore sauver celui qui reste.
Le soir, en rentrant, les jambes lourdes et la rage au ventre, j'ai vu les néons. Un club, au coin d'une rue que je prends d'habitude sans même la regarder. Ce soir-là, je l'ai regardée. Vraiment regardée.
Je me suis approchée de l'entrée, où un videur montait la garde — un mur d'un mètre quatre-vingt-dix, bras croisés, regard qui vous jauge en une seconde et demie.
— C'est pas pour les élèves, ici, m'a-t-il lancé sans même que j'ouvre la bouche.
— Comment vous savez que je suis étudiante ?
— Le sac à dos, la façon dont tu marches, l'heure à laquelle tu sors des cours. On voit passer beaucoup de monde, ici. On sait reconnaître.
— Je ne suis pas mineure, si c'est ce qui vous inquiète.
Il a eu un petit rire, pas méchant, presque fatigué.
— Je m'en fous que tu sois mineure ou pas, ma belle. C'est pas habillée comme ça que tu rentres chez nous. Et de toute façon, c'est payant. Vingt euros l'entrée.
— Vingt euros.
— Vingt euros. Ça fait cher pour quelqu'un qui va encore en cours , j'imagine ?
Ça m'a piquée, cette phrase. Mais je n'ai rien laissé paraître.
— Qu'est-ce qui se passe, réellement, à l'intérieur ?
Il m'a regardée un instant, comme s'il soupesait s'il valait la peine de répondre.
— C'est un club. Des filles qui dansent, des mecs qui dansent, des gens qui payent pour regarder, pour toucher parfois si t'es réglo avec eux. Certaines filles se font une thune monstre en une soirée. D'autres finissent en larmes dans les chiottes au bout d'un mois. C'est pas un jugement, c'est juste ce que c'est.
Il s'est penché légèrement, la voix plus basse.
— Cet endroit n'est pas pour toi.
— D'accord. J'ai compris.
Mais je n'avais rien compris du tout. Ou plutôt si — j'avais compris exactement ce qu'il fallait comprendre.
Je me suis éloignée de quelques mètres, jusqu'à un homme qui fumait, seul, appuyé contre le mur en briques, la fumée s'échappant lentement de ses lèvres.
— Excusez-moi.
Il a levé les yeux, surpris.
— Je suis désolée de vous déranger. Je... j'ai besoin d'aide. Ma mère est malade, très malade, et je dois payer des frais que je n'ai pas, et si je ne trouve pas d'argent ce soir je vais tout perdre, mes études, tout—
Ma voix s'est cassée à la fin, et je ne suis même pas sûre que c'était joué.
Il m'a regardée longuement. J'ai vu quelque chose se fissurer dans ses yeux — de la pitié, peut-être, ou juste l'envie de se sentir bon, l'espace d'un instant, dans une rue où personne ne se regarde jamais vraiment.
— T'as besoin de combien ?
— Vingt euros suffiraient. Juste pour ce soir.
Il a sorti son portefeuille sans un mot de plus, m'a tendu un billet de vingt, puis, après une hésitation, un second.
— Prends. Fais attention à toi.
— Merci. Merci infiniment, vous n'imaginez pas—
Je suis prête à tout, je me suis répété en refermant mes doigts sur les billets. À tout, sauf tuer. Le reste, je peux le porter.
Je suis revenue vers l'entrée, les billets serrés dans ma main comme une preuve. Le videur m'a regardée, un sourire en coin.
— Décidément, t'es du genre déterminée, toi.
— On peut dire ça.
— Vingt euros.
Je lui ai tendu l'argent sans un mot de plus. Il l'a compté, l'a glissé dans sa poche, puis s'est écarté pour me laisser passer.
— Bonne chance, là-dedans.
Je n'ai pas répondu. Je suis entrée.
La musique m'a frappée avant même que mes yeux s'habituent à l'obscurité une basse qui cognait dans ma poitrine comme un second cœur, plus fort et plus régulier que le mien qui, lui, s'affolait. J'ai serré mon sac contre moi comme une bouée, et pendant une seconde, une seule, j'ai pensé : qu'est-ce que je fais ici.
Puis l'autre partie de moi — celle qui est prête à tout — a fait un pas en avant.
L'endroit était immense, bien plus grand que ce que la façade laissait deviner. Des lumières basses, mouvantes, rouges et violettes, découpaient les silhouettes plus qu'elles ne les éclairaient vraiment. Des corps partout, une foule dense et chaude qui semblait respirer comme une seule créature géante. Au centre, sur des estrades surélevées, des silhouettes dansaient sous les projecteurs et autour d'elles, les billets volaient, tombaient, comme une pluie sale et précieuse à la fois.
Ces billets-là, je ne les voyais pas comme de l'argent facile. Je voyais mes frais de scolarité. Je voyais mon diplôme accroché au mur d'un appartement que je n'ai pas encore, dans une vie que je n'ai pas encore vécue.
J'ai avancé, les yeux partout à la fois, essayant de comprendre les codes de cet endroit — qui regarde qui, qui paie qui, où sont les issues. Et c'est en reculant d'un pas pour éviter un groupe qui riait trop fort que je l'ai percutée de plein fouet.
— Eh, fais gaffe où tu marches !
Une femme, la trentaine, un plateau vide à la main qu'elle avait rattrapé de justesse avant qu'il ne s'écrase au sol. Son regard m'a détaillée de haut en bas en une fraction de seconde, ce regard rapide et professionnel de quelqu'un habitué à jauger les gens à l'entrée d'un problème.
— Je suis désolée, vraiment, j'ai pas fait attention—
— T'as quel âge, toi ? T'fous quoi ici, une ado ?
— Je ne suis pas une ado.
Elle a plissé les yeux, pas convaincue le moins du monde, et j'ai vu sa main se lever vers l'oreillette accrochée à son col.
— Sécurité, j'ai un mineur en salle, secteur—
— Non, attendez, attendez ! j'ai lâché, la voix plus aiguë que je l'aurais voulu. Je ne suis pas mineure, je vous jure, j'ai juste... j'ai l'air jeune, c'est tout.
Elle a suspendu son geste, sceptique, la tête légèrement inclinée. J'ai plongé la main dans mon sac, les doigts tremblants, et j'ai fini par trouver ma carte d'identité coincée entre un stylo cassé et un vieux ticket de métro. Je la lui ai tendue.
Elle l'a prise, l'a approchée de la lumière violette qui tombait du plafond, a comparé la photo à mon visage, plusieurs fois, comme si elle n'arrivait pas à faire coïncider les deux.
— Vingt-trois ans... Sérieux ? T'as vraiment l'air toute petite pour ton âge.
— On me le dit souvent.
— Non mais attends—
Elle a relevé les yeux vers moi, et cette fois son regard a changé de nature. Moins suspicieux. Plus... évaluateur.
— T'es vachement bien roulée, en fait, pour quelqu'un qui a l'air d'avoir seize ans.
Je n'ai pas su quoi répondre à ça, alors je n'ai rien dit.
Elle m'a rendu ma carte, l'air toujours un peu perplexe, puis elle a croisé les bras, changeant complètement de ton, presque maternelle, presque lasse.
— Bon. Et tu fais quoi ici, toi, au lieu d'être chez toi en train de réviser tes cours ? Parce que t'as beau avoir vingt-trois ans, t'as encore la tête d'une étudiante à plein temps.
J'ai hésité une seconde. Puis j'ai décidé que mentir, à ce stade, ne servait plus à rien.
— Je cherche du travail.
Elle a écarquillé les yeux, surprise, son plateau vide toujours calé contre sa hanche.
— Ici ? Toi ?
— Oui.
Elle m'a regardée une nouvelle fois, lentement, de la tête aux pieds, comme si elle recalculait quelque chose dans sa tête — mon âge, mon physique, ma détermination, tout ça mélangé.
— Suis-moi. On va aller voir le boss.
Chapitre 20LE POINT DE VUE DE Lambert Elle a hésité, la main toujours sur la poignée, et j'ai vu quelque chose vaciller dans son regard — cette même lueur que j'essayais de déchiffrer depuis qu'elle avait ouvert cette porte.— Assieds-toi, j'ai répété, plus doucement cette fois.Elle a fini par obéir, refermant la porte derrière elle avant de s'installer sur la chaise face à mon bureau, les mains croisées sur ses genoux, cette posture raide qu'elle prenait toujours quand elle cherchait à paraître plus assurée qu'elle ne l'était vraiment.— Ce n'était pas vraiment une question sur le devoir, que tu venais me poser, j'ai dit, l'observant attentivement.— Non.— Alors ?Elle a détourné les yeux, fixant un point quelconque sur mon bureau, et j'ai remarqué la façon dont ses doigts se resserraient légèrement sur le tissu de sa jupe.— C'est rien. Oublie ça.— Maya.— C'est rien, j'ai dit.Le silence s'est installé entre nous, différent de celui que je connaissais déjà, chargé de quelque c
Chapitre 19LE POINT DE VUE DE Lambert J'étais penché sur une pile de copies quand on a frappé à ma porte, deux coups légers, presque hésitants. J'ai levé les yeux, et Camille — non, pas l'étudiante, l'autre, celle de l'administration, je ne me souvenais jamais de son prénom — se tenait dans l'encadrement, dans une tenue nettement plus soignée que celle qu'elle portait habituellement. Une robe ajustée, des talons, ses cheveux tombant en vagues soigneusement travaillées.— Je ne vous dérange pas ?— Pas du tout, entrez.Elle a refermé la porte derrière elle, un geste qui n'avait rien d'anodin, et s'est avancée avec cette démarche assurée de quelqu'un qui savait exactement l'effet qu'elle produisait.— On n'a jamais vraiment eu l'occasion de faire connaissance, tous les deux, a-t-elle dit, s'installant sur le bord de mon bureau plutôt que sur la chaise qui lui était destinée. Et vous ne m'avez jamais fait signe, pour ce café.Je me suis frotté la nuque, cherchant une excuse qui sonne à
Chapitre 18 LE POINT DE VUE DE LAMBERT La voiture roulait doucement dans les rues désertes, l'hôpital déjà loin derrière nous, le silence entre nous plus apaisé que tendu, cette fois. Maya regardait par la vitre, épuisée, les traits tirés par cette nuit interminable.— Indique-moi où aller, j'ai dit, ralentissant à l'approche d'un carrefour.— Deuxième à droite, puis tout droit.Je l'ai regardée du coin de l'œil, notant l'adresse qu'elle me donnait, et quelque chose a tilté dans mon esprit — ce n'était pas le même chemin que la première fois, cette nuit où je l'avais raccompagnée après le club. Je m'en souvenais parfaitement, chaque détail de cette soirée gravé dans ma mémoire avec une précision presque obsessionnelle. Le coin de rue où elle m'avait demandé de m'arrêter était à l'opposé de celui vers lequel elle me guidait maintenant.— C'est pas ici que je t'avais déposée, la dernière fois.Elle a eu un petit rire sans joie, fixant toujours la vitre.— Non. C'est pas ici.— Tu m'av
Chapitre 17Le silence est revenu peu à peu, entrecoupé seulement de nos souffles encore irréguliers. J'étais appuyée contre lui, la tête posée contre son épaule, sentant son cœur battre sous ma joue, presque aussi affolé que le mien. Pendant quelques secondes, dans cette obscurité poussiéreuse entre deux rayonnages, plus rien d'autre n'existait — ni le règlement, ni les rumeurs, ni la peur du lendemain.Puis mon téléphone a vibré dans la poche arrière de mon jean, insistant, brisant cette bulle fragile dans laquelle je m'étais laissée dériver.— Laisse sonner, a murmuré Lambert contre mes cheveux.Mais la sonnerie a repris, une deuxième fois, presque immédiatement après la première, et cette insistance-là, je la connaissais trop bien. Personne n'appelait deux fois de suite pour rien.Je me suis dégagée doucement, cherchant mon téléphone à tâtons, le cœur déjà serré par un pressentiment sourd.— Allô ?— Mademoiselle Lefort ? C'est l'hôpital Saint-Michel. On essaie de vous joindre con












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