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CHAPITRE 159 — LE PALAIS ROYAL

last update publish date: 2026-08-08 01:27:46

Après le bistrot, nous nous retrouvons au Palais Royal, exactement comme il l'avait prévu.

L'air porte encore la chaleur du jour, mêlée au parfum lourd du jasmin qui grimpe aux grilles du jardin. Son corps derrière le mien est une ligne solide de chaleur, ses mains fermes sur ma taille tandis qu'il me pousse contre la petite table en fer. La surface glacée brûle ma peau exposée à travers le tissu fin de la robe déjà froissée, tachée de nous.

— Tu te souviens de ce que j'ai promis ? — Ses lèvres
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    PASSÉ — IL Y A 5 ANSPARIS, FRANCE — MANOIR D'OLIVIEREnfin, le jour de ma vengeance était arrivé.Le lustre en cristal pendait comme une potence décadente, ses éclats de lumière poignardant des masques qui cachaient des visages déjà pourris de l'intérieur. La musique était une valse de cordes tordues. Les invités dansaient, ivres de poison et d'arrogance, ignorant qu'ils étaient déjà morts — il ne manquait que la chute.Sasha avait joué son rôle. Il ne m'avait pas donné de photographies, mais il m'avait donné mieux : les informations sur les vêtements que chacun d'eux porterait.✘ Vasily porterait un costume noir avec un masque uni de la même couleur.✘ Darya porterait un masque argenté avec des détails noirs, avec une robe argentée collée à son corps comme une seconde peau.✘ Yakov a son masque noir avec des bordures argentées, comme vous l'avez demandé. Son costume sera également noir comme celui de son frère.Avec cela, je n'ai pas besoin de visages. Je reconnaîtrai les pièges que

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    Après le bistrot, nous nous retrouvons au Palais Royal, exactement comme il l'avait prévu.L'air porte encore la chaleur du jour, mêlée au parfum lourd du jasmin qui grimpe aux grilles du jardin. Son corps derrière le mien est une ligne solide de chaleur, ses mains fermes sur ma taille tandis qu'il me pousse contre la petite table en fer. La surface glacée brûle ma peau exposée à travers le tissu fin de la robe déjà froissée, tachée de nous.— Tu te souviens de ce que j'ai promis ? — Ses lèvres effleurent ma nuque, sa voix si basse que je la sens plus que je ne l'entends.Ma réponse se perd dans un gémissement quand ses mains descendent, épousant ma taille avec cette pression calculée qui me fait plier. Il sait exactement quand serrer ; assez fort pour me couper le souffle, avec une pression qui me laisse un peu à bout de souffle.— Réponds. — Un ordre, pas une demande.— Je me souviens. — Le mot sort haché quand ses ongles s'enfoncent légèrement dans ma peau à travers le tissu.Il ri

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    Elle laisse échapper un petit gémissement, étouffé par mes lèvres, et je sens le frisson qui parcourt son corps lorsque ma langue envahit sa bouche. Son odeur est partout ; le parfum doux des fleurs, le shampooing à la lavande, et quelque chose de plus profond, de chaud, qui n’existe que lorsqu’elle est excitée.Autour de nous, le restaurant poursuit son rythme élégant — les serveurs apportent le café, les assiettes de porcelaine tintent, les conversations en français murmurent —, mais tout disparaît. Le seul son qui compte est sa respiration haletante, quand nous nous séparons une seconde, seulement pour revenir avec encore plus de faim.Quand je la lâche enfin, ses yeux sont aussi sombres que le Bordeaux que nous avons bu hier soir, les pupilles dilatées jusqu’à presque avaler le vert de l’iris. Ses lèvres sont gonflées, rouges comme les framboises qui décorent son assiette, et sa respiration est irrégulière.— Nous sommes en public, murmure-t-elle, mais ses doigts restent agrippés

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    Quand il demande la permission après que nous nous sommes installés et avons passé notre commande, pour répondre à un appel, j'essaie de ne pas me laisser emporter par ses paroles.J'essaie de ne pas me souvenir du ton de sa voix quand il a dit "Tu es à moi… et je ne te laisserai pas t'échapper", si simple, si absolu, comme si c'était un fait indéniable de la nature. Comme si mon corps lui appartenait déjà avant même que j'accepte.Mais le problème, c'est que j'ai accepté.Et maintenant, chaque fois qu'il me touche, chaque fois que ses lèvres trouvent les miennes, chaque fois qu'il me regarde de cette façon — comme s'il disséquait mon âme — je me demande :Où cet accord nous mène-t-il ?Vers un appartement vide où il n'y a que nos gémissements et la promesse de plus ? Vers une guerre silencieuse entre ce que je veux et ce que je devrais vouloir ? Ou vers quelque chose de pire — quelque chose que même Pierre ne peut pas contrôler ?Nous avons commencé avec les termes de contrats, de cl

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