Je t'aime mais je veux garder ma virginité.

Je t'aime mais je veux garder ma virginité.

last updateLast Updated : 2026-01-08
By:  Gaga PeopleOngoing
Language: French
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Je l’aimais à en mourir. Je suis tombée amoureuse de ce jeune homme au charme insolent, riche, sûr de lui, de ceux qui faisaient chavirer tous les cœurs sur leur passage. Il avait ce regard capable de promettre le monde entier… et de le reprendre aussitôt. Mais aimer un homme comme lui tout en voulant préserver ma virginité jusqu’au mariage fut l’épreuve la plus difficile de ma vie. Chaque regard, chaque frôlement, chaque silence entre nous mettait ma détermination à rude épreuve. Entre le désir et mes convictions, entre l’amour et la peur de me perdre, je marchais sur un fil. Voyons jusqu’où cette histoire nous mènera…

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Chapter 1

Chapitre 1 : Moi ou rien.

المنبه في تمام الساعة السادسة والنصف. رنين حادّ مزّق صمت غرفة النوم. مدّت آن يدها في الظلام، وتحسّست الطاولة بجانب السرير، وأطفأت المنبه بضغطة إبهامها. عاد الصمت فورًا، صمتًا كثيفًا كقطن، لم يقطعه سوى دقات ساعة غرفة المعيشة البعيدة.

لم تفتح عينيها. بقيت هناك، وجهها مدفون في الوسادة، وأطرافها ثقيلة، كما لو أن جسدها يرفض بدء يوم جديد. بجانبها، كانت الملاءة باردة. نهض ألكسندر دون أن ينبس ببنت شفة، دون أن يحرك ساكناً، دون أن يلقي نظرة. غادر فراش الزوجية بلامبالاة مهذبة كغريب يغادر غرفة فندق.

لقد تعلمت أن تدرك غيابه حتى قبل أن تفتح عينيها. مهارة لم تطلب اكتسابها قط، كغيرها من الأمور. كالمشي على أطراف أصابعها في منزلها كي لا تزعجه. كالتحدث بصوت خافت، حتى في غيابه. كابتلاع الحبوب كل صباح دون أن تسأل.

جلست، على حافة السرير، وقدماها الحافيتان تلامسان أرضية الباركيه الباردة. ارتجفت من ملمس الخشب. لا سجاد. لم يكن ألكسندر يحب السجاد. قال: "إنه يحبس الغبار". توقفت عن الاعتراض، وتوقفت عن الاقتراح، وتوقفت عن الجدال. كان ذلك منذ زمن بعيد. مثل كل شيء آخر، لم تعد موجودة في أي مكان سوى في صمت أفكارها.

كانت الغرفة غارقة في كآبة رمادية، بالكاد يخترقها ضوء خافت يتسلل عبر الستائر. ستائر سميكة بيج اللون، اختارتها قبل ثلاث سنوات بحماس بدا لها الآن غير مفهوم. قالت للبائع وعيناها تلمعان: "ستضفي دفئًا على الغرفة". هز ألكسندر كتفيه وقال: "كما تشائين". حتى في ذلك الحين، ومنذ البداية، بنى جدرانًا من اللامبالاة، وهي، عمياء، مغرمة، ظلت تصطدم بها دون أن تراها.

نهضت، وارتدت رداءها المنزلي - رداء قطني قديم، مهترئ عند المرفقين، احتفظت به بدافع العادة أكثر من الذوق - وتوجهت إلى الحمام. كانت حركاتها بطيئة، آلية، كما لو كانت تُملى عليها من قبل برنامج داخلي لم يعد يتطلب أي تفكير. أشعلت الضوء. فتحت الصنبور. نظرت إلى نفسها في المرآة.

كان الوجه المنعكس في المرآة وجه غريبة. هالات سوداء عميقة تحت عينيها، وتجاعيد محفورة كأخاديد العاصفة. بشرة شاحبة، تكاد تكون شمعية. شعر باهت، مربوط على عجل، يتدلى بلا أناقة على كتفيها. تذكرت زمنًا كانت عيناها تتألقان فيه، حين كان الناس يثنون على ضحكتها، وحيويتها، وذلك الإشراق الذي كان يجذب أنظار الجميع. قال لها مرشدها، السيد غرانديه، ذات يوم بعد محاضرة أسرت فيها الحضور: "ستصلين بعيدًا". وقد وصلت بالفعل. إلى هنا. إلى هذا الحمام البارد، في هذا المنزل الصامت، أمام هذه المرآة التي تعكس صورة امرأة لم تعد تعرفها.

فرشت أسنانها دون تفكير، وعيناها مثبتتان، وعقلها شارد. كانت تفكر في الدعوة التي تلقتها في اليوم السابق - من زميل سابق، لحضور مؤتمر، "يجب أن تأتي، نحن بحاجة إليكِ". ابتسمت بلطف، ووعدت بالتفكير في الأمر. لكنها كانت تعلم مسبقًا أنها لن تذهب. ألكسندر لن يرغب في ذهابها. أو بالأحرى، لن يرفضها صراحةً. سيقول "ما تريدينه"، بتلك النبرة التي تعني عكس ذلك تمامًا، وستبقى، خوفًا من إغضابه، خوفًا من الصدام، خوفًا من كل شيء.

ارتدت ملابسها دون تفكير. بنطال جينز مهترئ، وكنزة صوفية واسعة كانت تخص والدها. كانت تلك القطعة الوحيدة التي لا تزال تشعر فيها بالأمان، القطعة الوحيدة التي لا تزال تحمل بصمة الحب غير المشروط، الحب الذي غمرها به والدها حتى آخر أنفاسه. أما باقي الملابس - فساتين، تنانير، بلوزات - فكانت تخص المرأة التي أرادها ألكسندر أن تكونها، الصورة التي كان عليها أن تظهرها كي لا تخيب أمله.

Elle descendit l'escalier, les marches craquant sous ses pieds nus. La maison était silencieuse, trop silencieuse, comme toujours lorsqu'il était à l'étage. L'arôme du café se mêlait à la légère fragrance de son parfum. Arrivée sur la dernière marche, elle s'arrêta, la main posée sur la rampe, et ferma les yeux un instant. Une seconde. Deux. Juste le temps d'ajuster son masque. Le masque de la femme impassible. L'épouse parfaite. La mère parfaite. Un masque qu'elle portait depuis si longtemps qu'elle ne savait plus distinguer sa fin de sa réalité.

Je suis entré dans la cuisine.

Alexandre était assis à table, le dos légèrement voûté, les yeux rivés sur son téléphone. La lumière bleue de l'écran baignait ses traits d'une douce lueur, accentuant les cernes sous ses joues et soulignant la finesse de sa mâchoire. Il ne leva pas la tête. Pas un mouvement, pas un geste.

Elle alla à la machine à café, se servit une tasse et s'assit en face de lui. Ce rituel était immuable, familier. Elle buvait son café amer, sans sucre – elle avait cessé d'en mettre des années auparavant, lorsqu'il lui avait suggéré de « faire attention à sa ligne ». Il lisait ses messages, répondait à des correspondants invisibles et l'ignorait.

« Avez-vous pris vos vitamines ? »

La voix déchira le silence comme un coup de fouet. Pas de salutation, pas de regard. Juste cette question, toujours la même, posée chaque matin avec la régularité d'un métronome.

Elle a répondu calmement : « Pas encore. »

"Prenez-les."

Il n'y avait ni colère ni impatience dans sa voix. C'était un ordre sec et impersonnel, comme lorsqu'on ordonne à un chien de s'asseoir. Anne se leva, ouvrit le placard au-dessus de l'évier et en sortit les deux boîtes. Les pilules étaient là, soigneusement rangées comme de petits soldats blancs, rondes, lisses et apparemment inoffensives.

« Pour votre santé », avait-il dit dès le début. « Vous avez quelques déséquilibres. Ces vitamines vous aideront. » Elle l'avait cru. Pourquoi en douter ? C'était un médecin. Il savait ce qui était bon pour elle. Il l'aimait. Du moins, c'est ce qu'elle pensait à l'époque. Mais maintenant, elle ne savait plus quoi croire.

Elle plaça deux pilules dans sa paume, remplit un verre d'eau et les avala d'un trait. Elles n'avaient aucun goût, ou presque. Une légère amertume s'estompa rapidement lorsque l'eau refroidit. Elle reposa le verre, s'assit et prit une gorgée de café. Alexander n'avait toujours pas levé les yeux de son téléphone. Mais un sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Un sourire sincère, spontané, intime. Un sourire qui ne lui était jamais destiné.

Elle ne voyait pas l'écran, mais elle le savait. Depuis quelques semaines, il souriait plus que jamais. Devant son téléphone. Il ne souriait jamais devant elle. Il avait même changé de parfum. Une fragrance qu'elle ne reconnaissait pas, fraîche et jeune, qu'il portait tous les matins avant de partir. Il rentrait tard. Parfois, il ne rentrait pas du tout. Et quand elle lui demandait où il était, il répondait : « Au travail », « Chez un ami », « En réunion ». Des mensonges, très probablement. Elle en était presque certaine. Mais elle n'osait pas insister. Insister, c'était risquer de découvrir ce qu'elle redoutait le plus, et elle n'était pas encore prête à affronter la vérité.

Il se leva brusquement, enfila sa veste et prit ses clés.

«Je rentrerai tard.»

Ce n'était pas une information, c'était une phrase. Elle hocha la tête sans répondre. Il quitta la cuisine, traversa le couloir et ouvrit la porte d'entrée. Le bruit de la porte qui se refermait résonna dans toute la maison, puis le silence retomba, plus lourd et plus sombre.

Anne resta immobile un long moment, les yeux fixés sur la chaise vide en face d'elle. Son café commença à refroidir dans sa tasse. Dehors, l'aube pointait à peine, d'un gris maussade, à l'image de sa vie. Elle pensa à l'invitation, à la conférence, aux collègues qui l'attendaient. Elle pensa à son père, à sa veste et au réconfort qu'elle lui procurait. Elle pensa aux céréales rangées dans le placard, qu'elle avalait chaque matin sans même s'en rendre compte.

Pour la première fois depuis longtemps, une question émergea du brouillard, fugace, presque

C'est imperceptible.

Pourquoi?

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