LOGINJe l’aimais à en mourir. Je suis tombée amoureuse de ce jeune homme au charme insolent, riche, sûr de lui, de ceux qui faisaient chavirer tous les cœurs sur leur passage. Il avait ce regard capable de promettre le monde entier… et de le reprendre aussitôt. Mais aimer un homme comme lui tout en voulant préserver ma virginité jusqu’au mariage fut l’épreuve la plus difficile de ma vie. Chaque regard, chaque frôlement, chaque silence entre nous mettait ma détermination à rude épreuve. Entre le désir et mes convictions, entre l’amour et la peur de me perdre, je marchais sur un fil. Voyons jusqu’où cette histoire nous mènera…
View Moreالمنبه في تمام الساعة السادسة والنصف. رنين حادّ مزّق صمت غرفة النوم. مدّت آن يدها في الظلام، وتحسّست الطاولة بجانب السرير، وأطفأت المنبه بضغطة إبهامها. عاد الصمت فورًا، صمتًا كثيفًا كقطن، لم يقطعه سوى دقات ساعة غرفة المعيشة البعيدة.
لم تفتح عينيها. بقيت هناك، وجهها مدفون في الوسادة، وأطرافها ثقيلة، كما لو أن جسدها يرفض بدء يوم جديد. بجانبها، كانت الملاءة باردة. نهض ألكسندر دون أن ينبس ببنت شفة، دون أن يحرك ساكناً، دون أن يلقي نظرة. غادر فراش الزوجية بلامبالاة مهذبة كغريب يغادر غرفة فندق.
لقد تعلمت أن تدرك غيابه حتى قبل أن تفتح عينيها. مهارة لم تطلب اكتسابها قط، كغيرها من الأمور. كالمشي على أطراف أصابعها في منزلها كي لا تزعجه. كالتحدث بصوت خافت، حتى في غيابه. كابتلاع الحبوب كل صباح دون أن تسأل.
جلست، على حافة السرير، وقدماها الحافيتان تلامسان أرضية الباركيه الباردة. ارتجفت من ملمس الخشب. لا سجاد. لم يكن ألكسندر يحب السجاد. قال: "إنه يحبس الغبار". توقفت عن الاعتراض، وتوقفت عن الاقتراح، وتوقفت عن الجدال. كان ذلك منذ زمن بعيد. مثل كل شيء آخر، لم تعد موجودة في أي مكان سوى في صمت أفكارها.
كانت الغرفة غارقة في كآبة رمادية، بالكاد يخترقها ضوء خافت يتسلل عبر الستائر. ستائر سميكة بيج اللون، اختارتها قبل ثلاث سنوات بحماس بدا لها الآن غير مفهوم. قالت للبائع وعيناها تلمعان: "ستضفي دفئًا على الغرفة". هز ألكسندر كتفيه وقال: "كما تشائين". حتى في ذلك الحين، ومنذ البداية، بنى جدرانًا من اللامبالاة، وهي، عمياء، مغرمة، ظلت تصطدم بها دون أن تراها.
نهضت، وارتدت رداءها المنزلي - رداء قطني قديم، مهترئ عند المرفقين، احتفظت به بدافع العادة أكثر من الذوق - وتوجهت إلى الحمام. كانت حركاتها بطيئة، آلية، كما لو كانت تُملى عليها من قبل برنامج داخلي لم يعد يتطلب أي تفكير. أشعلت الضوء. فتحت الصنبور. نظرت إلى نفسها في المرآة.
كان الوجه المنعكس في المرآة وجه غريبة. هالات سوداء عميقة تحت عينيها، وتجاعيد محفورة كأخاديد العاصفة. بشرة شاحبة، تكاد تكون شمعية. شعر باهت، مربوط على عجل، يتدلى بلا أناقة على كتفيها. تذكرت زمنًا كانت عيناها تتألقان فيه، حين كان الناس يثنون على ضحكتها، وحيويتها، وذلك الإشراق الذي كان يجذب أنظار الجميع. قال لها مرشدها، السيد غرانديه، ذات يوم بعد محاضرة أسرت فيها الحضور: "ستصلين بعيدًا". وقد وصلت بالفعل. إلى هنا. إلى هذا الحمام البارد، في هذا المنزل الصامت، أمام هذه المرآة التي تعكس صورة امرأة لم تعد تعرفها.
فرشت أسنانها دون تفكير، وعيناها مثبتتان، وعقلها شارد. كانت تفكر في الدعوة التي تلقتها في اليوم السابق - من زميل سابق، لحضور مؤتمر، "يجب أن تأتي، نحن بحاجة إليكِ". ابتسمت بلطف، ووعدت بالتفكير في الأمر. لكنها كانت تعلم مسبقًا أنها لن تذهب. ألكسندر لن يرغب في ذهابها. أو بالأحرى، لن يرفضها صراحةً. سيقول "ما تريدينه"، بتلك النبرة التي تعني عكس ذلك تمامًا، وستبقى، خوفًا من إغضابه، خوفًا من الصدام، خوفًا من كل شيء.
ارتدت ملابسها دون تفكير. بنطال جينز مهترئ، وكنزة صوفية واسعة كانت تخص والدها. كانت تلك القطعة الوحيدة التي لا تزال تشعر فيها بالأمان، القطعة الوحيدة التي لا تزال تحمل بصمة الحب غير المشروط، الحب الذي غمرها به والدها حتى آخر أنفاسه. أما باقي الملابس - فساتين، تنانير، بلوزات - فكانت تخص المرأة التي أرادها ألكسندر أن تكونها، الصورة التي كان عليها أن تظهرها كي لا تخيب أمله.
Elle descendit l'escalier, les marches craquant sous ses pieds nus. La maison était silencieuse, trop silencieuse, comme toujours lorsqu'il était à l'étage. L'arôme du café se mêlait à la légère fragrance de son parfum. Arrivée sur la dernière marche, elle s'arrêta, la main posée sur la rampe, et ferma les yeux un instant. Une seconde. Deux. Juste le temps d'ajuster son masque. Le masque de la femme impassible. L'épouse parfaite. La mère parfaite. Un masque qu'elle portait depuis si longtemps qu'elle ne savait plus distinguer sa fin de sa réalité.
Je suis entré dans la cuisine.
Alexandre était assis à table, le dos légèrement voûté, les yeux rivés sur son téléphone. La lumière bleue de l'écran baignait ses traits d'une douce lueur, accentuant les cernes sous ses joues et soulignant la finesse de sa mâchoire. Il ne leva pas la tête. Pas un mouvement, pas un geste.
Elle alla à la machine à café, se servit une tasse et s'assit en face de lui. Ce rituel était immuable, familier. Elle buvait son café amer, sans sucre – elle avait cessé d'en mettre des années auparavant, lorsqu'il lui avait suggéré de « faire attention à sa ligne ». Il lisait ses messages, répondait à des correspondants invisibles et l'ignorait.
« Avez-vous pris vos vitamines ? »
La voix déchira le silence comme un coup de fouet. Pas de salutation, pas de regard. Juste cette question, toujours la même, posée chaque matin avec la régularité d'un métronome.
Elle a répondu calmement : « Pas encore. »
"Prenez-les."
Il n'y avait ni colère ni impatience dans sa voix. C'était un ordre sec et impersonnel, comme lorsqu'on ordonne à un chien de s'asseoir. Anne se leva, ouvrit le placard au-dessus de l'évier et en sortit les deux boîtes. Les pilules étaient là, soigneusement rangées comme de petits soldats blancs, rondes, lisses et apparemment inoffensives.
« Pour votre santé », avait-il dit dès le début. « Vous avez quelques déséquilibres. Ces vitamines vous aideront. » Elle l'avait cru. Pourquoi en douter ? C'était un médecin. Il savait ce qui était bon pour elle. Il l'aimait. Du moins, c'est ce qu'elle pensait à l'époque. Mais maintenant, elle ne savait plus quoi croire.
Elle plaça deux pilules dans sa paume, remplit un verre d'eau et les avala d'un trait. Elles n'avaient aucun goût, ou presque. Une légère amertume s'estompa rapidement lorsque l'eau refroidit. Elle reposa le verre, s'assit et prit une gorgée de café. Alexander n'avait toujours pas levé les yeux de son téléphone. Mais un sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Un sourire sincère, spontané, intime. Un sourire qui ne lui était jamais destiné.
Elle ne voyait pas l'écran, mais elle le savait. Depuis quelques semaines, il souriait plus que jamais. Devant son téléphone. Il ne souriait jamais devant elle. Il avait même changé de parfum. Une fragrance qu'elle ne reconnaissait pas, fraîche et jeune, qu'il portait tous les matins avant de partir. Il rentrait tard. Parfois, il ne rentrait pas du tout. Et quand elle lui demandait où il était, il répondait : « Au travail », « Chez un ami », « En réunion ». Des mensonges, très probablement. Elle en était presque certaine. Mais elle n'osait pas insister. Insister, c'était risquer de découvrir ce qu'elle redoutait le plus, et elle n'était pas encore prête à affronter la vérité.
Il se leva brusquement, enfila sa veste et prit ses clés.
«Je rentrerai tard.»
Ce n'était pas une information, c'était une phrase. Elle hocha la tête sans répondre. Il quitta la cuisine, traversa le couloir et ouvrit la porte d'entrée. Le bruit de la porte qui se refermait résonna dans toute la maison, puis le silence retomba, plus lourd et plus sombre.
Anne resta immobile un long moment, les yeux fixés sur la chaise vide en face d'elle. Son café commença à refroidir dans sa tasse. Dehors, l'aube pointait à peine, d'un gris maussade, à l'image de sa vie. Elle pensa à l'invitation, à la conférence, aux collègues qui l'attendaient. Elle pensa à son père, à sa veste et au réconfort qu'elle lui procurait. Elle pensa aux céréales rangées dans le placard, qu'elle avalait chaque matin sans même s'en rendre compte.
Pour la première fois depuis longtemps, une question émergea du brouillard, fugace, presque
C'est imperceptible.
Pourquoi?
Il y avait aussi ce garçon rencontré pendant ce voyage, celui que j’avais fait pour respirer à nouveau. En apprenant que j’étais célibataire, nous avions commencé à nous voir presque tous les jours. Nous étions devenus amis. Nous sortions, nous parlions, nous vidions nos cœurs. Lui aussi sortait d’une rupture. Je n’allais pas mieux — pas vraiment — mais sa présence m’aidait à ne pas sombrer, à rester à la surface, à continuer d’avancer. Pas à pas. Respiration après respiration. Et c’était déjà une victoire. Cela n’a duré que quelques jours. Mais ce début de rupture fut aussi le commencement de ma reconstruction. Sophie m’entraîna dehors deux week-ends d’affilée, dans l’une de ces boîtes de nuit parmi les plus branchées de Paris. J’y étais physiquement, mais ailleurs intérieurement. Je me demandais sans cesse ce que je faisais là. Ce monde ne m’attirait plus, ne me ressemblait plus. Très vite, je suis retournée vers ce qui me convenait réellement. Je refusais de devenir qu
Mais cette fois-ci, je le savais. Avec une lucidité brutale, presque violente. Tous nos projets d’avenir venaient de partir en fumée. Le mariage, la maison, les enfants, les promesses murmurées tard le soir… tout s’était évaporé, laissant derrière eux un vide immense. Je passai plusieurs jours à broyer du noir. Les heures se confondaient, les nuits n’en finissaient plus. Djamila vint me voir, inquiète, présente comme elle savait l’être. Je cachais pourtant ma peine du mieux que je pouvais à mon entourage. Je souriais quand il le fallait, je parlais de banalités, comme si mon monde ne venait pas de s’effondrer. Mais à l’intérieur, tout était chaos. Je ne fermais plus l’œil. Les pensées tournaient en boucle, les souvenirs s’imposaient sans prévenir. Et malgré tout, la vie continuait. Impitoyable. Je devais me lever chaque matin, le corps lourd, le cœur vidé, pour aller travailler. Faire semblant. Avancer. Continuer à vivre comme si rien ne s’était passé. Comme si mon cœur n’avait p
Chaque mot résonnait comme un coup de poignard. Mon amour, ma patience, mes espoirs… tout s’effondrait."être en couple, ce n’est pas forcer. Maintenant t’es libre, même si tu l’étais déjà visiblement. » Je pris une profonde inspiration, fermai les yeux et cliquai sur “bloquer”. Mon cœur était meurtri, éclaté en mille morceaux. Dans ses messages, je n’avais pas senti une once de regret, même pas une trace d’amour. Il était ailleurs, ailleurs avec elle, avec cette vie que je n’avais jamais comprise. Et moi… je tombai dans un vide que je n’avais jamais connu. Brisée, trahie, abandonnée par celui que j’avais tant aimé.Je partageai la vidéo avec Ouda, Djamila et Emma, cherchant un peu de réconfort, un point d’ancrage dans ce tourbillon de trahison. La maison était encore plongée dans le silence de la nuit, mais je ne parvenais pas à fermer l’œil.Quand elles se réveillèrent et virent, leurs visages reflétaient le choc, la déception, la douleur. Elles aussi étaient ébranlées par ce compo
Il continua à m’écrire, feignant la normalité, testant le terrain, cherchant à savoir si je l’avais découvert ou non. Comme s’il jouait une partie dont j’ignorais encore les règles.Puis, vendredi.Un message tomba sur Snapchat.« C’est ton mec ? Il est ici en boîte avec des filles. »Dans cette fameuse destination. Celle qu’il disait détester. Celle où, soi-disant, il ne mettrait jamais les pieds.Mon cœur s’emballa. Mon instinct me guida, sans hésitation, là où je devais regarder. Et je tombai sur la vidéo.Lui. Sortant d’une boîte de nuit. Entouré de plusieurs bimbos.Pas son artiste. Pas le travail. Juste lui… et elles.Cet homme qui prétendait ne jamais sortir, sauf pour le travail. Cet homme qui parlait de mariage, de respect, de patience. Il quittait une boîte de nuit avec des femmes de ce genre.Mon monde s’écroula.Je tremblais. Mes mains ne me répondaient plus. Mes larmes coulèrent sans que je puisse les retenir. Et je sentis quelque chose se planter dans ma poitrine, comme












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