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Chapitre 9

last update 게시일: 2026-03-07 20:00:52

POV : JEFFREY KINGBOY

5h30 du matin.

Je me réveillai comme chaque jour, sans alarme. Mon corps était programmé. Dix ans d'entraînement intensif ne s'oublient pas.

Je restai allongé un moment, fixant le plafond de ma chambre. Les ombres dansaient dans la lumière grise de l'aube.

"Encore un jour. Encore une bataille."

Je me levai, enfilai un pantalon de sport et descendis à la salle d'entraînement privée du sous-sol. Deux heures de combat, de musculation, de discipline. Mon corps était une arme. Je devais le maintenir affûté.

Aujourd'hui, l'entraînement fut particulièrement brutal. Je frappai le sac de frappe jusqu'à ce que mes poings saignent. Je soulevai jusqu'à ce que mes muscles hurlent. Je courus jusqu'à ce que mes poumons brûlent.

À 7h, je remontai. Je n'avais pas pris de douche. 

À l’entrée de la porte de ma chambre, elle était là, belle et silencieuse.

POV : SOFIA COPPOLA

 À 6h précises, je frappai doucement à la porte de ses appartements.

Pas de réponse.

Normal. Marcus m'a dit qu'il s'entraîne de 5h à 7h. Il ne sera pas là.

Je poussai la porte, entrai avec mon matériel de nettoyage.

Et mon souffle se coupa.

Les appartements de Jeffrey Kingboy étaient... inattendus.

Pas sombres et oppressants comme je l'imaginais. Mais élégants. Masculins. Épurés.

Des murs gris anthracite. De larges fenêtres laissant entrer la lumière pâle de l'aube. Un immense lit à baldaquin avec des draps noirs froissés. Une bibliothèque couvrant un mur entier. Un bureau massif couvert de documents. Une cheminée en pierre où mouraient les dernières braises.

Et partout, cette odeur.

Cuir. Bois de santal. Whisky. Et quelque chose de plus personnel.

Je fermai les yeux un instant, respirai profondément.

Concentre-toi. Tu es là pour travailler. Pour chercher. Pour voler ses secrets.

Je commençai par la cheminée, nettoyant les cendres froides. Mes yeux scannaient discrètement la pièce.

Puis je me dirigeai vers le lit pour changer les draps.

C'est là que je vis la tache.

Sur l'oreiller blanc. Une tache sombre. Du sang.

Je m'approchai, touchai le tissu.

Encore humide. Frais.

Il saigne pendant son sommeil.

Quelque chose se serra dans ma poitrine.

— C'est une vieille blessure.

Je me figeai.

Cette voix.

Grave. Profonde. Rauque.

Je me retournai lentement.

Et le monde s'arrêta.

Il se tenait dans l'encadrement de la porte.

Et mon cerveau cessa de fonctionner.

  Mon Dieu.

Jeffrey Kingboy était... 

Magnifique n'était pas le mot. Dangereux n'était pas le mot. Parfait n'était pas le mot.

Il n'y avait pas de mot.

Il venait manifestement de son entraînement matinal. Sa peau luisait encore d'une fine pellicule de sueur qui captait la lumière de l'aube, transformant son corps en sculpture vivante.

"Torse nu."

Complètement. Absolument. Scandaleusement nu.

Et quel torse.

"Seigneur. Aide-moi."

Mes yeux, malgré moi, malgré ma formation, malgré ma mission, descendirent.

Ses épaules étaient larges. Massives. Des épaules faites pour porter le monde. Ou pour le détruire.

Ses pectoraux se dessinaient avec une précision chirurgicale. Chaque muscle était ciselé, défini, comme sculpté par un artiste obsessionnel. Pas trop volumineux. Juste... parfait. La puissance contenue sous la peau.

Mais c'était son abdomen qui me coupa le souffle.

"Huit. Huit tablettes parfaitement dessinées."

Pas le six-pack commun. Non. Huit rectangles de muscles durs comme de l'acier, séparés par des lignes sombres qui créaient une géométrie hypnotique. Sa peau, légèrement bronzée, se tendait sur ces muscles avec une tension presque obscène.

Une ligne de poils sombres descendait de son nombril, disparaissant sous la ceinture basse de son pantalon de sport gris.

"Ne regarde pas là. Ne regarde pas là. Ne regarde PAS là."

Trop tard.

Mon regard suivit cette ligne provocante, s'attarda sur le V profond de ses hanches, ces muscles obliques qui plongeaient vers...

*Reprends-toi.Reprends-toi."

Mais c'était impossible.

Parce que ce n'était pas juste la perfection physique qui me paralysait.

C'étaient les cicatrices.

Des dizaines.

Petites. Grandes. Fines. Profondes.

Une longue balafre partait de son épaule droite, traversait son pectoral, s'arrêtait juste au-dessus de son cœur. Une autre, plus ancienne, courait le long de ses côtes gauches. D'autres encore parsemaient son abdomen comme une carte de batailles gagnées et perdues.

Chaque cicatrice raconte une histoire. Chaque marque est un souvenir de douleur.

Et au milieu de son torse, juste entre ses pectoraux, un tatouage.

Un lion.

Pas grand. Pas ostentatoire. Mais parfait.

Noir et or. Rugissant. Magnifique et terrifiant.

Le lion des Kingboy.

Gravé directement au-dessus de son cœur.

"Comme pour le protéger. Ou pour avertir quiconque s'en approche."

Je réalisai soudain que ma bouche était entrouverte. Que ma respiration s'était accélérée. Que mes mains tremblaient légèrement.

"Merde. Ressaisis-toi. C'est l'ennemi. C'est ta cible. C'est..."

Ses lèvres bougèrent.

Il parlait.

"Mais je n'entendais rien." 

Le monde était devenu silencieux. Tout ce qui existait, c'était lui. Son corps. Sa présence. Cette chaleur qui émanait de lui comme une fournaise vivante.

Ses lèvres bougèrent encore.

"Concentre-toi. Écoute.Écoute. ."

Mais mon cerveau refusait de coopérer. Il était trop occupé à cataloguer chaque détail de cet homme.

La façon dont ses muscles se contractaient légèrement quand il respirait.

La goutte de sueur qui glissait lentement le long de son cou, traçant un chemin entre ses clavicules, descendant vers son torse, se perdant dans le creux entre ses pectoraux.

"J'avais envie de suivre cette goutte avec ma langue."

Stop. Stop . Immédiatement.

La façon dont ses mains pendaient le long de son corps. Grandes. Fortes. Des mains qui pouvaient tuer. Ou caresser. 

"Les deux. Définitivement les deux."

La façon dont il me regardait. Intensément. Comme s'il pouvait voir à travers mes vêtements. À travers ma peau. Directement dans mon âme menteuse.

Un claquement de doigts résonna devant mon visage.

Je sursautai violemment, revenue brutalement à la réalité.

POV : JEFFREY

Elle m'avait fixé pendant au moins trente secondes sans cligner des yeux.

Sans respirer.

Juste... me dévorant du regard.

Intéressant.

J'avais vu son regard descendre. S'attarder. Dévorer chaque centimètre de ma peau.

J'avais vu ses pupilles se dilater. Ses lèvres s'entrouvrir. Sa respiration s'accélérer.

"Elle me veut."

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