تسجيل الدخولIl passe une main dans mes cheveux, lentement, apaisant.
— Alors arrête. Arrête de penser. Arrête de culpabiliser. Arrête d'avoir peur. Juste pour aujourd'hui. Juste pour cette heure.
— Et demain ?
— Demain, on verra. Demain, on affrontera. Ensemble.
Ensemble. Le mot est doux. Réconfortant. Même s'il ne résout rien.
Je me blottis contre lui, je laisse sa chaleur m'envahir, et je fais
ÉleniL'accord est signé.Je l'apprends au petit-déjeuner, par une phrase lâchée négligemment entre deux gorgées de café. Léandros semble soulagé, presque détendu. Les docks sont partagés, les contacts internationaux acquis, le bénéfice mutuel. Markos repart ce soir, tout rentre dans l'ordre.Mais rien ne rentre dans l'ordre. Pas vraiment.Markos est toujours là, dans la maison, dans le parc, dans mon champ de vision. Il traîne, retarde son d&ea
Elle serre mon bras, ses ongles s'enfoncent légèrement dans le tissu de ma veste.— Et si je tombe ? Et si c'est plus fort que moi ?— Alors je te rattraperai. Toujours.Elle hoche la tête, respire profondément, retourne vers les invités. Son sourire est de nouveau en place, éclatant, factice.Je sais qu'elle souffre. Je sais qu'elle a peur. Je sais que chaque minute passée sous le regard de Markos est une torture. Mais je ne peux rien faire. Pas encore. Pas tout de suite.La nuit porte conseil, dit-on. La mienne portera vengeance.
Léandros se fige. Quelque chose passe dans ses yeux, une lueur dangereuse.— Il ne te prendra rien. Ni toi, ni le port, ni quoi que ce soit. Je m'en occupe.— Comment ?— Laisse-moi faire. Fais-moi confiance.Je voudrais lui dire que la confiance, c'est justement ce qui nous manque. Que chaque jour, je doute un peu plus de ce monde, de cette vie, de nous. Mais les mots ne sortent pas. Alors je hoche la tête, je me tais, je m'endors contre lui.Et je rêve encore de Markos. De ses mains. De son sourire.
ÉleniSon nom est Markos Vérénis.Il arrive au domaine par un après-midi pluvieux, dans une berline noire précédée par deux motos. Je l'observe depuis la fenêtre de la bibliothèque, mon livre abandonné sur les genoux. Il descend de la voiture avec la lenteur calculée de ceux qui savent qu'on les regarde.Léandros est à mes côtés, silencieux, tendu. Sa main serre le dossier de mon fauteuil, les jointures blanchies.— Qui est-ce ?— Un associé. Ancie
ÉleniCinq jours.C'est le temps qu'il faut à Léandros pour retrouver Alkis.Cinq jours pendant lesquels je vis dans un état second, suspendue entre l'espoir et la terreur. Cinq nuits où je dors dans ses bras, où il me fait l'amour avec une intensité presque désespérée, comme si chaque étreinte pouvait être la dernière.Et puis, un matin, il entre dans la chambre, le visage grave.— On l'a trouvé.Je m'assois dans le lit, le cœur battant.
Après, je remonte vers son visage. Ses yeux sont ouverts maintenant, brillants, vivants. Elle me regarde comme si elle me voyait pour la première fois.— Pourquoi tu fais ça ? demande-t-elle.— Parce que c'est la seule façon que j'ai de te dire ce que je ressens. Les mots me trahissent. Mon corps ne ment pas.Elle caresse ma joue, mon front, mes lèvres.— Alors montre-moi encore.Je lui obéis. Toute la nuit. Ou ce qu'il en reste. Je lui montre avec mes mains, avec ma bouche, avec mon corps tout entier. Je lui montre le désir, la tendresse, la dévotion, le
Cette fois, il ne le murmure pas dans mon sommeil. Il le dit à voix haute, clairement, les yeux dans les yeux.Je voudrais répondre. Je voudrais lui renvoyer les mots, les poser entre nous comme un cadeau, comme une évidence. Mais ils restent bloqué
ÉleniIl se redresse, défait son pantalon. Le bruit de la fermeture éclair déchire le silence. Il fait glisser le tissu sur ses hanches, et son sexe jaillit, libéré.Je re
EléniSes yeux s'ouvrent.Dans leur profondeur, je vois la promesse et la menace. La passion et la destruction. Et je sais que je vais me perdre.Mais pour la première fois de ma
LéandrosElle a terminé le dessin. Ou plutôt, elle a cessé de bouger la main, laissant le fusain suspendu au-dessus d’un papier maintenant noirci, strié, vivant. Le résultat est une tempête. Ce n’est pas un portrait, c’est une cartographie de la tension. On y voit l’ombre d’un homme, mais aussi la







